LE REGARD QUI TRANSFORMELa chronique du moisL’identification à la personne ou les souvenirs identificatoires (2/3)

Commentaire

L’identification à la personne ou les souvenirs identificatoires (2/3) — 2 commentaires

  1. Bonjour Robert,

    je trouve cette chronique merveilleuse. Un sentiment de joie m’est apparu plusieurs fois pendant la lecture et m’a confirmé ce que j’ai pu ressentir tout seul dans l’observation.
    Tiens à ce propos, ici et maintenant: qui a un sentiment de joie, la personne contente de voir qu’elle pense et voit juste, je me brosse l’égo ou c’est le contentement de l’instant au fur et à mesure de la lecture ?.

    Au travers de cette observation salvatrice, pourrais tu développer la partie qui pourrait faire valoir : le juste ressenti, celui qui t’indique que là ce que tu ressens de cette façon, c’est le bon moyen d’être en accord avec la réalité, tu n’est pas sous le souvenir non résolu d’un scénario ou dans le vouloir atteindre.

    Si je reviens sur le sujet du bon choix qui n’est autre qu’une évidence, c’est qu’en complément de la délivrance depuis l’observation.
    Avoir un projet donne sens à la vie et nous ramène dans le mouvement de la vie.
    Ce qui induit une projection, un futur, une attente de résultat.

    Être dans les désirs et les envies sont des projections qui induisent l’attente de recevoir, atteindre. Mais observe la totalité des stéréotypes, diktats et conventions de la société et même du monde, nous reposons sur une société qui nous rend insatisfait de tout, pour que nous restions des consommateurs. Nos enseignements de toutes sortes nous conduisent à rentrer dans la norme, accepté par le collectif. Mes semblables qui vont me reconnaitre et me donner l’importance tant recherché et attendu, pour validé le personnage.

    Être dans le silence et percevoir ce qu’il raconte n’a aucun intérêt dans les mécanismes sociétales. Pourtant choisir est une nécessité pour ne pas se faire rattraper par les règles qui nous sont imposées.

    Si je suis la conscience, cette acceptation profonde de tout ce qui est !,
    ce vaste espace intime où tout apparait, vit et disparaît, qui ne juge pas, ne valorise pas. Tout est comme il est, tel qu’il est.

    N’est ce pas là le plus grand problème de l’humanité ?. En nous vit un espace de paix, de silence où l’amour inconditionnel existe, mais seul la personne qui s’agite est reconnue avec tous ses aprioris, analyses et interprétations, opinions pour rester dans l’idée du contrôle de la vie.
    Mieux du: J’ai raison, moi je sais.

    Alors quoi penser, percevoir ou ressentir de ce qui pourrait être un choix juste, alors que nous pataugeons dans la dualité ?.
    Portant la vie en collectif ne nécessite t elle pas des règles pour maintenir une forme de respect les uns pour les autres ?. Que ce passerait il si les lois n’existaient plus pendant quelques jours ?. L’homme et sa convoitise ne serait il pas largement tenter de prendre encore un peu plus à son voisin, vu son insatisfaction permanente ?.

    D’une manière globale, comment faire le pont entre Aimer inconditionnellement, être la présence aimante que nous sommes, dans un monde qui ne reconnait que la saisie du bon et le rejet de ce qu’il interprète comme mauvais ?.

    A un niveau plus individuel, sur quoi, vers quoi dois je porter mon attention pour reconnaitre et accueillir ce qui me permettra d’avoir, les pensées, les propos, les actions justes, proportionnelles et adéquates dans le plus grand respect de l’être ?. Mes choix ne sont plus des choix, mais des évidences.

    La vie est belle, libre d’être ce qu’elle veut à chaque instant.

    A bientôt

    • « Tiens à ce propos, ici et maintenant: qui a un sentiment de joie, la personne contente de voir qu’elle pense et voit juste, je me brosse l’égo ou c’est le contentement de l’instant au fur et à mesure de la lecture ? »

      Il peut y avoir de la présence pure, laquelle permet la vision et le contentement, revoilée par intermittence par le mental, l’ego qui refait donc surface, par exemple à travers ce qui est pensé. Ensuite, cela aussi est vu et tout va donc bien !

      Pour le reste, il semble que tu poses diverses questions un peu différentes, donnant tes propres réponses, et ta préoccupation éventuelle ne m’apparaît pas de façon directe, spontanée.

      Peut-être demandes-tu « quand sommes-nous justes, quand sommes-nous faux ? (conscience ou ego) ». On est forcément juste quand on est présent à ce qui est, conscient de ce qui est, dans la reconnaissance pure et simple de ce qui est, y compris dans la poursuite d’un élan perçu, reconnu… On est toujours faux dès lors que l’on se met à penser incongrument, à penser quand ça n’est pas requis, c’est-à-dire la plupart du temps. Autrement dit, quand je fais la vaisselle, par exemple, je te confirme que les pensées dans lesquelles je me laisse embarquer sont toujours délirantes à un degré ou à un autre. Or, voyant cela, le niveau de présence s’élève instantanément.

      Beaucoup ont du mal quand j’évoque notre folie, notre délire, notre « déconnade », mais laissons-les, les plus convaincus, avec leur sainteté et leur perfection, et offrons-nous de reconnaître ce qu’il en est pour nous.

      Je reconnais ma folie et dans ces moments de reconnaissance, elle n’est plus. Ce n’est pas le seul avantage ! Plus je reconnais ma folie, moins elle peut se manifester encore.

      En fait, je ne me demande pas quand je suis juste ou faux, je reste quoi qu’il en soit disposé à m’ouvrir, à être en paix et dans l’amour, à être présent, à être sciemment conscient, et ce faisant, je vois les revécus émotionnels, les réactions familières, les interprétations, les projections, les « déconnades »… Bref, je me libère !

      Mon goût pour le « silence », pour la présence, ne dépend pas de l’intérêt que lui porte la majorité. Seul mon ego peut s’intéresser à ce que fait ou ne fait pas, à ce à quoi s’intéresse ou ne s’intéresse pas la société, les autres, le monde. Si je suis touché, affecté, j’ai quelque chose dont me libérer et je me réjouis de m’en rendre compte, d’y avoir accès et, précisément, de pouvoir vivre de la libération.

      « Que se passerait-il sans les lois ? » Et pourquoi cette question ? Si l’on peut reconnaître sa propre folie, on n’ignore certainement pas celle du monde qui, tel qu’il est, a manifestement besoin de la loi. Cela dit, la loi n’explique ou n’empêche rien : si je dois devenir aveugle, du fait de mon conditionnement, que ce soit par un coup de poing ou autrement, je le deviendrai. N’as-tu jamais observé que certaines personnes sont toujours en procès, que d’autres ont toujours des contraventions, que certains parlent de leur énième cambriolage, de leur énième accident de voiture, de leur énième licenciement ou simplement changement de travail ? La cause de ce que l’on vit est en soi et non pas dépendante des règles extérieures…

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