La bienveillance

« La charité est une bienveillance universelle ; et la bienveillance, une habitude d’aimer »
Denis Diderot

N’est bienveillant envers autrui, véritablement, que celui qui l’est envers lui-même.

Quand on évoque l’acceptation véritable de ce qui est, de la réalité de l’instant, on fait allusion à « l’intégration bienveillante » de celle-ci. Cette compréhension montre que la bienveillance précède l’acceptation. On pourrait bien en conclure que, si vous êtes intéressé par « l’acceptation » et ce qui peut en être dit, c’est que la bienveillance vous anime déjà. Vous pouvez bien l’ignorer et cette sorte « d’ignorance » plaiderait en faveur de la conclusion. Celui qui est dans l’acceptation, dans la bienveillance, dans l’amour, dans la présence, l’est trop pour avoir encore à se le dire et à l’affirmer.
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Le ressenti en pratique

L’envie me vient soudainement d’écrire une nouvelle chronique, histoire peut-être d’alterner un peu ! Depuis quelques semaines, je suis « plongé » dans la rédaction d’un nouveau livre dont je parlerai ultérieurement. Or, l’envie d’écrire une chronique me vient sans la moindre idée de ce que pourrait être son contenu. J’accueille l’envie ou l’idée avec joie et je ne me soucie de rien. Un premier pas est, était à ma portée : juste ouvrir un nouveau fichier ! Ce pût être prendre du papier et un stylo pour toute autre personne. Et me voici là comme l’écrivain devant sa feuille blanche ! Comme cela m’arrive de plus en plus, sans me poser de questions, je suis simplement mon élan, l’élan qui surgit.
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Le ressenti, plus qu’un outil précieux

Très souvent, on a pu éprouver bien des émotions, parfois violentes, mais on a surtout passé son temps à penser, à ne faire que penser. Même et surtout en étant mal émotionnellement, on a pensé encore, on a d’ailleurs contribué au flot incessant des pensées. On pense, on pense, on pense, mais on ne pense jamais à considérer ce seul phénomène. Il est puissant, il est envahissant, il est permanent. On pense du matin au soir, peut-être un peu moins quand on est absorbé dans une activité qui demande de l’attention. Quant aux moments « bénis » où l’on cesse de penser, on ne les repère pas, précisément, parce que l’on ne pense pas ! Et, bien sûr, on ne fait ordinairement pas le lien entre un mieux-être et une activité mentale réduite, entre ses émotions et son penser intempestif, ni entre ce qui nous arrive et ce que nous avons d’abord pensé.
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L’amour dévoilé, l’amour véritable

Nous vivons tous diverses contrariétés, des circonstances plus ou moins difficiles, plus ou moins douloureuses, des moments plus ou moins prolongés d’humeur maussade, de l’insatisfaction que nous associons à un domaine ou à un autre… Et quelle explication donnons-nous à cela ? En général, nous n’en donnons aucune, soit juste habitués à endurer notre conditionnement, soit pour éviter de nous remettre en question. Toutefois, même si nous ne l’affichons pas comme étant notre explication délibérée, il en est une à laquelle prétend machinalement l’ego, notre mental conditionné identificatoire. Nous tenons éventuellement à nombre de positionnements et opinions, mais ce n’est que le blessé en nous qui s’exprime :

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Le sentiment irrationnel de culpabilité

Avec « le sentiment irrationnel de culpabilité », nous tenons un sujet de la plus grande importance et qui concerne tout le monde, même si « tout le monde » l’ignore ou en méconnaît l’ampleur, les conséquences. La culpabilité est à la base de notre conditionnement, quelle que soit notre blessure principale, quelles que soient nos différentes blessures. Je ne vais pas reprendre ici tout ce que j’ai déjà développé sur la culpabilité dans d’autres chroniques et je ne saurais trop en recommander la relecture ou la lecture :

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Le voulant attractif ou répulsif (Où est la résistance à lâcher cela ?)

Lectrice abonnée à la « Chronique du mois », Monique m’a questionné en ces termes : « En effet, j’en suis à ce stade où j’observe mes réactions et mes vouloirs, où je parviens quasi systématiquement à accueillir l’instant t, à l’apprécier et à ressentir consciemment mes états d’âme au fur et à mesure. Assez présente pour être dans cet état d’Être !

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Le regard qui transforme (un petit exemple personnel)

En considérant un certain mode de communications chroniques avec un interlocuteur Internet (communications qui tournent en rond et qui peuvent même être quelque peu rébarbatives), j’ai proposé que nous regardions ensemble – ou chacun de son côté – ce qui pourrait bien se cacher pour l’un et l’autre derrière ces échanges répétitifs et infructueux. Ce n’est en rien une proposition ou une possibilité exceptionnelle, et c’est ce que nous pouvons faire à chaque fois que quelque chose nous affecte, nous fait réagir d’une manière ou d’une autre, d’une manière très marquée ou plutôt subtile. L’identité de la personne impliquée ne présente aucun intérêt, parce que lorsqu’on se dispose à considérer ses ressentis et réactions, on est d’emblée au-delà de la situation d’abord incriminée et surtout dénoncée (quelle que soit cette situation).

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Le vouloir réagir et le vouloir vouloir versus le pur ressentir et l’appréciation

À lire ou à relire, la chronique précédente évoque subsidiairement la persistance de notre conditionnement misérable qui continue en effet de s’imposer alors même que nous l’avons bien identifié. Cette fois-ci, nous allons voir comment cette réalité tenace est possible ou les stratégies psychiques qu’elle utilise pour pouvoir se manifester, pour s’être manifestée encore et encore. Vous pouvez désormais bien connaître votre blessure principale, en savoir beaucoup sur vos autres blessures, et continuer pourtant de « subir » votre conditionnement, continuer d’être mal, de vous sentir mal trop souvent.
Il y a ce dont nous nous privons, à savoir la clé de l’épanouissement, de l’éveil (objet de la précédente chronique), et il y a le mécanisme psychique qui permet au conditionnement de rester en place. Il n’est certainement pas évident de le percevoir, de le sentir, de le reconnaître, et c’est précisément ce à quoi nous allons nous employer aujourd’hui. Vous n’avez pas besoin d’avoir identifié votre blessure pour recevoir de l’aide éventuelle à travers ce que vous allez lire ici. Il suffit que vous soyez disposé à basculer du positionnement « je sais (je connais mes problèmes) » au positionnement « voyons ce qui se passe vraiment en moi ! »

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