L’ignorance, un mal insoupçonné

Tout en ayant été la même, cette nouvelle chronique aurait pu être consacrée à d’autres aspects que ceux que vous allez découvrir, mais j’ai simplement fait avec ce qui m’est venu lors des divers moments rédactionnels, simplement mû par une intention générale : communiquer un peu avec cette partie de nous-mêmes qui reste dans l’illusion, dans la souffrance, dans l’ignorance. Et comme d’habitude, je compte sur vos contributions si des questions surgissent…
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La présence, l’état de présence, la présence sciemment manifestée

On vit comme on vit, on vit ce que l’on vit au quotidien à partir d’un état de conscience général et il ne nous vient jamais (sinon exceptionnellement) de le considérer un peu, ni surtout d’envisager que l’on pourrait en manifester un autre. Il s’agit là de ma première prise de conscience « psychospirituelle » que je me rappelle. J’avais environ 18 ans, j’éprouvais une forme de dépression et je me formulais clairement qu’une toute autre expérience était envisageable… C’était pour moi une évidence !
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L’identification à la personne ou les souvenirs identificatoires (3/3)

Au besoin, vous percevrez mieux l’implication phénoménale de notre conditionnement identificatoire si vous avez lu ou lisez (relisez) les deux précédentes chroniques consacrées à ce même thème, la première étant celle de février 2018 (n° 147). Cette troisième partie est une « synthèse » (un peu longue) qui inclut des éléments et des exemples qui se veulent parlants.

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L’identification à la personne ou les souvenirs identificatoires (2/3)

Vous recevrez d’autant mieux ce texte si vous avez lu, attentivement, celui qui le précède et qui « plante le décor » – la chronique de février 2018 – n° 147). Ici, je ne vais pas répéter ce que j’ai écrit, mais je vais explorer la possibilité d’abandonner peu à peu l’identification à la personne, au « quelqu’un », en en étant de plus en plus conscient, étant établi que cette identification pose manifestement de gros problèmes, toute la souffrance humaine. Quiconque est et reste bien convaincu d’être quelqu’un, ce « quelqu’un » fait de ses expériences, de ses connaissances, de ses opinions, de son corps, de sa nationalité, de toute son histoire, trouvera peu d’intérêt à lire ce qui suit, à moins que la lecture lui donne de quoi envisager différemment les choses !
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L’identification à la personne ou les souvenirs identificatoires (1/3)

(Cette présente chronique et la suivante – mars 2018 – proviennent d’un texte que j’ai écrit il y a plusieurs années, que j’avais oublié, et donneront lieu à un troisième texte encore à rédiger…)

La souffrance humaine ou le conditionnement éprouvant de l’être humain est ici ou là imputé à l’identification à la personne, due au fait de se prendre pour quelqu’un, pour ce que l’on n’est pas en réalité. On évolue et s’exprime à travers cette personne-ci, c’est incontestable, mais ce que l’on est, est d’une toute autre dimension. On parle aussi de l’identification à un « moi séparé ». J’aime bien encore, dans le même sens, évoquer le « je pensant » ou le « je historique ». De telles formulations ont toute leur place et elles sont même tout à fait pertinentes. Or, il me semble cependant qu’elles ne traduisent pas toujours directement, de façon pratique, ce qui se joue en telle ou telle circonstance éprouvante.
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La bienveillance

« La charité est une bienveillance universelle ; et la bienveillance, une habitude d’aimer »
Denis Diderot

N’est bienveillant envers autrui, véritablement, que celui qui l’est envers lui-même.

Quand on évoque l’acceptation véritable de ce qui est, de la réalité de l’instant, on fait allusion à « l’intégration bienveillante » de celle-ci. Cette compréhension montre que la bienveillance précède l’acceptation. On pourrait bien en conclure que, si vous êtes intéressé par « l’acceptation » et ce qui peut en être dit, c’est que la bienveillance vous anime déjà. Vous pouvez bien l’ignorer et cette sorte « d’ignorance » plaiderait en faveur de la conclusion. Celui qui est dans l’acceptation, dans la bienveillance, dans l’amour, dans la présence, l’est trop pour avoir encore à se le dire et à l’affirmer.
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Le ressenti en pratique

L’envie me vient soudainement d’écrire une nouvelle chronique, histoire peut-être d’alterner un peu ! Depuis quelques semaines, je suis « plongé » dans la rédaction d’un nouveau livre dont je parlerai ultérieurement. Or, l’envie d’écrire une chronique me vient sans la moindre idée de ce que pourrait être son contenu. J’accueille l’envie ou l’idée avec joie et je ne me soucie de rien. Un premier pas est, était à ma portée : juste ouvrir un nouveau fichier ! Ce pût être prendre du papier et un stylo pour toute autre personne. Et me voici là comme l’écrivain devant sa feuille blanche ! Comme cela m’arrive de plus en plus, sans me poser de questions, je suis simplement mon élan, l’élan qui surgit.
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Le ressenti, plus qu’un outil précieux

Très souvent, on a pu éprouver bien des émotions, parfois violentes, mais on a surtout passé son temps à penser, à ne faire que penser. Même et surtout en étant mal émotionnellement, on a pensé encore, on a d’ailleurs contribué au flot incessant des pensées. On pense, on pense, on pense, mais on ne pense jamais à considérer ce seul phénomène. Il est puissant, il est envahissant, il est permanent. On pense du matin au soir, peut-être un peu moins quand on est absorbé dans une activité qui demande de l’attention. Quant aux moments « bénis » où l’on cesse de penser, on ne les repère pas, précisément, parce que l’on ne pense pas ! Et, bien sûr, on ne fait ordinairement pas le lien entre un mieux-être et une activité mentale réduite, entre ses émotions et son penser intempestif, ni entre ce qui nous arrive et ce que nous avons d’abord pensé.
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L’amour dévoilé, l’amour véritable

Nous vivons tous diverses contrariétés, des circonstances plus ou moins difficiles, plus ou moins douloureuses, des moments plus ou moins prolongés d’humeur maussade, de l’insatisfaction que nous associons à un domaine ou à un autre… Et quelle explication donnons-nous à cela ? En général, nous n’en donnons aucune, soit juste habitués à endurer notre conditionnement, soit pour éviter de nous remettre en question. Toutefois, même si nous ne l’affichons pas comme étant notre explication délibérée, il en est une à laquelle prétend machinalement l’ego, notre mental conditionné identificatoire. Nous tenons éventuellement à nombre de positionnements et opinions, mais ce n’est que le blessé en nous qui s’exprime :

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