La souffrance (6/7)

Parfois, suivant l’allusion circonstancielle, le mot « souffrance » peut sembler abusif, mais indépendamment de son degré, la souffrance évoque tout état de résistance, de non-acceptation. Sans doute sommes-nous tous concernés par cette posture conditionnée, très habituelle. Ainsi, ce qu’il est bon que nous considérions, que nous reconnaissions ne dépend pas de la « gravité » ou de l’intensité de ce que nous déplorons. Du reste, quand la souffrance est bénigne, la reconnaissance de ce qui est en jeu nous épargnera son aggravation et sa perpétuation. Souffrir, c’est ne pas vivre la paix, la joie et la simplicité.
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La souffrance (5/X)

(En supplément à la présente chronique mensuelle sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage à lire ou même à relire les quatre précédentes sur le même thème – de janvier à avril 2019).
La précédente chronique a été rédigée sous la forme d’un dialogue imaginaire, entre un lecteur et son serviteur, et nous avons ici la suite de ce dialogue. Le lecteur rebondit donc sur les nombreuses propositions qu’il a reçues (le mois dernier).
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La souffrance (4/X)

(En supplément à la présente chronique sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage à lire ou même à relire les trois précédentes sur le même thème – janvier, février et mars 2019).

• « Il est possible de se rendre compte que ce qui crée la souffrance, c’est la pensée et l’imaginaire » (Éric Baret).
• « Du point de vue de l’ignorance, la souffrance est un mal. Du point de vue de la sagesse, elle est un bien car elle est le moteur qui nous fait progresser vers cette sagesse » (Francis Lucille).
• « Quand on s’abandonne, on ne souffre pas ; quand on s’abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus » (Antoine de Saint-Exupéry).
• La libération de la souffrance, qui est surtout un détachement, passe justement, entre autres, par la compréhension que l’on y est très attaché ! (RG)
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La souffrance (3-X)

(En supplément à la présente chronique sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage à lire ou même à relire les deux précédentes sur le même thème – janvier et février 2019).

• La séparation qui afflige le plus l’homme est irréelle, mais il en fuit bien trop la douleur pour s’en rendre compte.
• On ne maintient son attention sur toute séparation physique que parce que l’on ne peut reconnaître sa fracture de l’âme, son sentiment viscéral de séparation.
• Tu peux bien perdre tes yeux ou tes jambes, ton travail ou ta fortune, mais tu ne peux perdre ce que tu es. Ce que tu es étant unité, il ne s’y trouve rien qui puisse être perdu, rien dont tu puisses être séparé…
• Il n’y a perte que de ce qui est impermanent quoi qu’il en soit et dont on peut être détaché avant de le perdre !
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La souffrance (2/X)

En supplément à la présente chronique sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage à lire ou même à relire la précédente sur le même thème – janvier 2019).

• Que nous le sachions ou non, que nous le déplorions ou non, nous avons tous à composer avec du « mal de vivre » ou avec un inconfort moral, et quoi qu’il en soit, l’essentiel de cette réalité nous échappe longtemps.
• La souffrance n’est pas toujours grossière, Dieu soit loué, mais un malaise certain affecte continuellement la grande majorité des gens (sans même qu’ils le reconnaissent forcément).
• Nous pourrions cesser de chercher à être heureux, ce que nous avons toujours fait en vain, et, à la place, reconnaître authentiquement et libératoirement comment ou combien nous « souffrons », « nous nous faisons souffrir ».
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La souffrance (1/X)

• Nous avons tous un conditionnement plus ou moins différent, mais nous souffrons tous du même mal : la culpabilité qui voile l’amour.
• Si tu veux souffrir encore, continue de juger ce qui est. Ainsi, tu t’y attacheras ou y résisteras, et souffriras comme à l’ordinaire !
• « Nous souffrons de ne pas aimer, et tous nos attachements finissent dans la douleur » (Lucien Arréat).
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Nous avons tous une bonne intention, la même

Indépendamment de toute manifestation, s’il vous est devenu facile, voire évident, d’être sciemment conscient, pleinement présent, de vous connaître en tant que présence et de la rayonner, si vous y revenez donc à volonté sans insatisfaction persistante, vous n’avez certainement pas besoin de vous arrêter sur ce qui compose mes diverses publications. Et cela ne vous empêcherait pas de les apprécier !
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Nous ne savons rien de ce que nous voulons, ni pourquoi nous réagissons (est-ce possible ?)

Quand on en a fini de vouloir, fini avec le vouloir, on s’occupe enfin de ce qui tient vraiment à cœur ! (RG)
Quand on en a fini de réagir, fini avec la réaction, on se libère enfin de ce qui encombre son cœur ! (RG)

Dès lors que nous nous disposons à explorer notre réalité, non pas seulement ce que nous sommes en essence, mais surtout ce qui le voile, ce qui constitue notre vieux conditionnement identificatoire, il n’est possible de l’envisager utilement, en s’assurant une « réussite », qu’à la condition de renoncer au sérieux, à la gravité, à la solennité… Un intérêt, une « curiosité » nous anime bien sûr, mais cela peut surtout être fait de légèreté, voire de joie ou d’amusement. La crispation mentale n’est pas de mise quand il s’agit précisément de se hisser hors du seul mental et de la préférence à ne plus en être le jouet.

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« Je ne sais pas » et tout est bien (Amor fati)

En ce matin de septembre (17.09.2018), tout en me sentant bien, je vis donc un instant tranquille où « je ne sais pas », où je suis sciemment avec le « je ne sais pas ». Oh, d’habitude, je ne sais pas davantage, mais je n’en suis pas (sciemment) conscient ! Dans le cas présent, je vis ou revis « je ne sais pas », de façon devenue limpide, évidente. D’abord, ça a été un vécu ou une impression un peu étrange et j’ai fini par l’identifier : « Je ne sais pas ». Cela pourrait signifier « reconnaître la réfutation humaine et ordinaire de la réalité ». À un certain niveau, le positionnement « tout est établi ou prévisible » est une illusion, voire une aberration.

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La conscience manifestée ou la manifestation d’un changement d’état de conscience

Quand ça ne va pas, quand quelque chose ne va pas, quand nous nous sentons plus ou moins mal, on peut ou pourrait dire simplement que nous « souffrons » – bien que cette expression soit limitée ou révélatrice. Ordinairement, on n’emploiera pas ce mot, d’abord parce que nous ne sommes pas du tout habitués à exprimer directement ce que nous ressentons. Quand ça ne va pas, on subit l’expérience et l’on y réagit d’une manière ou d’une autre. La subir fait déjà partie de la réaction, si on l’éprouve ainsi, ou le « subissement » est un support de la réaction. Et la réaction ne se prête pas à la possibilité de nommer les choses, de nommer ce qui est vécu. Réagir est une chose, dire vraiment ce qui est en est une autre ! La réaction n’a pas vocation à confier ce qui est véritablement ressenti, ni même à envisager une solution.

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