Nous aussi avons des réactions négatives !

Pour la chronique du mois dernier, je nous invitais à considérer – à tenter de considérer – nos propres attitudes éventuellement démesurées. C’est sans doute là une des choses auxquelles nous résistons le plus, et c’est bien compréhensible ! Il y a déjà en nous tant de culpabilité enfouie qui celle-là n’est fondée sur rien d’autre que des croyances erronées ou des décisions malencontreuses (notamment suscitées par une morale astreignante) que nous n’avons pas un accès facile à nos positionnements parfois « outrageants ». Alors, réfléchissons un peu :
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Voir ce qui n’est pas accepté, c’est tout !

Un obstacle majeur à la paix d’esprit, à la transformation attendue, aux effets positifs durables de la conscientisation, c’est conserver en soi un « il ne faut pas que j’agisse et/ou réagisse de la sorte ». C’est lourd, moralisateur, culpabilisant… Et, finalement, cela empêche de voir ce qui se passe réellement (ce qui est éprouvé, ce qui est pensé ou commis) ; cela en limite la perception alors que c’est précisément cette perception qui nous fait défaut.
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Notre blessure déclinée, transposée

Avec suffisamment d’attention accordée à ce que nous expérimentons, à ce qui se passe dans notre quotidien, dans notre existence, à ce que nous éprouvons parfois fort douloureusement, il devient assez vite évident que nous sommes le plus souvent « à côté de la plaque » quant à simplement dire ce qui ne va pas, ce qui ne tourne pas rond, ce qui se joue avec l’idée de nommer ainsi la vraie cause.
Il y a que nous ne sommes pas habitués à diriger notre attention de la sorte, que nous demeurons pris dans nos réactions ordinaires (compulsives et inconscientes), que nous « préférons » incriminer des causes étrangères à nous-mêmes et trouver des explications/justifications qui apportent dans l’instant une sorte de satisfaction. « Ça fait l’affaire ! »
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Ils l’ont dit à la radio

Après divers échanges à partir des chroniques déjà diffusées (entre autres), je souhaite ce mois-ci insister sur un point peut-être insuffisamment développé jusque-là ou qui a pu ne pas retenir l’attention. Quand j’écris ici (comme ailleurs), quand je m’exprime, quand je propose un retour à ce qui m’est dit, confié, il n’y a strictement rien dans mes mots à recevoir, à considérer, à comprendre comme « vérités absolues », ni comme simples remarques méritant une exclamation du genre « il a raison ! » (Elle n’est pas plus féconde que de déclarer tout de go : « Il a tort ! »)
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L’identification

Lecteur de la chronique, Dominique E. m’adresse un message dont voici l’extrait retenu pour développer ici la réponse que je lui ai faite (je rappelle que vous êtes invité à communiquer autant que vous le souhaitez) :

« …Je suppose que celui qui souffre d’une telle déprime aura quelques difficultés à repérer le film de sa vie et finalement à voir, à sentir, qui souffre…, qui il est.

Questions: dans ce contexte, le fait de pouvoir voir, sentir, ressentir vraiment (en vérité) qui il est, permet-il de le libérer de ses souffrances, à supposer
que malgré sa souffrance, il puisse « toucher du doigt » celui qu’il est, qui il est ? »

Il ne saurait être question de nier cette difficulté, c’est « dramatiquement » la nôtre ! Parfois, je me demande si nous avons, fondamentalement, une autre difficulté que celle de nous rappeler qui nous sommes. Et cet oubli pourrait bien expliquer toute condition de vie déplorée (déprime ou autres circonstances).
Il arrive que les médias rapportent qu’une personne amnésique a été trouvée errant « dans la nature », incapable de décliner son identité, son adresse, et parfois même de prononcer le moindre mot.
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De l’évitement à la conscience

Le constat relevé ci-après ne devrait pas susciter d’auto-reproche, ni être interprété comme un jugement (réactionnel) de son auteur. Demeurons tranquilles ! Si souvent, trop souvent, n’éprouvons-nous pas notre propre existence comme dure, difficile, voire (pour certains) invivable ? Nous n’aimons pas ce que nous avons, en ignorant le « bon » également présent ; nous ne parvenons pas à nous dégager de ce qui nous encombre, ne nous convient pas ; nous réussissons si peu à nous attirer ce à quoi nous aspirons, légitimement !… Nous pouvons aussi nous faire croire que tout va bien. Cela marche-t-il durablement ?
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Croire savoir, un piège !

Il est courant de rencontrer des personnes qui déclarent ou pourraient prétendre que tout va bien pour elles, qu’elles n’auraient donc rien à transformer dans leur existence, dans leur façon d’être, de se positionner, d’agir… Pourtant, il suffit de les connaître et les écouter un peu pour observer, régulièrement, qu’elles s’insurgent contre ceci ou cela, qu’elles réagissent contre telle personne ou telle situation, qu’elles délivrent à leur insu, ce faisant, des messages qui « disent » la douleur qu’elles fuient encore.
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Créer en conscience

Beaucoup d’entre nous demeurent étonnés, parfois agacés, d’être sans envies, sans projets, ou bien, s’ils en ont, de ne pas pouvoir les réaliser. Qu’en est-il pour vous ? Vous attirez-vous aisément dans votre existence ce à quoi vous aspirez ?

Beaucoup d’entre nous ne savent pas qu’ils ont le pouvoir de créer ce qu’ils veulent, le pouvoir de le ressentir créé et, littéralement, de s’en réjouir, ainsi que le pouvoir de le réaliser dans leur existence, dans leur environnement matériel. Avant d’exister sur le plan physique (réalisation), êtes-vous d’accord pour considérer que toute chose a une existence virtuelle préalable (création) ?
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