Résumé du livre « Le regard d’un non-voyant »

Le regard d'un non-voyantQuoi que nous fassions dans la vie, que nous le jugions a posteriori « bon » ou « mauvais », nous le faisons tous, parce que nous voulons la paix, le bonheur et l’amour. Pour en faire l’expérience, utilisons-nous les moyens les plus appropriés ?

 Pourquoi travaillons-nous ? Pourquoi nous amusons-nous ? Pourquoi nous marier ? Pourquoi divorcer ? Pourquoi avons-nous des enfants ? Ne cherchez pas d’autres réponses ; nous voulons la paix, le bonheur et l’amour.

Qu’imaginez-vous que les voleurs et les pires assassins recherchent, eux aussi, à atteindre par leurs méfaits et exactions ? Si ces derniers prennent les chemins les plus scabreux, nous assurons-nous, nous-mêmes, d’emprunter les meilleurs ? A l’extérieur, nous recherchons le plaisir, de quoi satisfaire nos sens et nos envies. De l’extérieur toujours, nous attendons que viennent les solutions à nos problèmes. Nous nous croyons victimes et impuissants, et nous avons plus ou moins de talent pour nous faire plaindre, inspirer la pitié ! Ne nous le reprochons pas : nous n’avons rien appris d’autre ! Nous n’avons surtout pas appris que toutes les solutions sont en nous.

L’enfant en bas âge se cogne à la table, ne va-t-on pas lui dire, parce qu’il pleure et pour le consoler : « Oh la vilaine table ! Viens on va la taper, on va lui faire mal aussi ! » Ca y est, le message est passé : le monde, l’extérieur est méchant, hostile ; c’est à cause des autres que nous souffrons, que nous avons des problèmes !

Alors, plus tard, certains d’entre nous se retrouvent en thérapie et tapent sur des coussins et des matelas, pour tenter de régler leurs comptes avec Maman et Papa. Le piège, c’est que « ça marche », c’est-à-dire que « ça défoule » sur le moment, mais c’est toujours à refaire.

Pour nous défouler, nous avons aussi joué au football et entrepris tant d’autres choses.

Je ne suis pas opposé à la pratique des sports, ni aux psychothérapies. Nous pouvons cependant mieux profiter des « remèdes choisis ». C’est juste et intelligent de soigner ses ampoules aux pieds, mais non de continuer à marcher avec des chaussures trop petites !…

Tous nous connaissons des ennuis, quelques soucis, quelques tracas, quelques difficultés, quelques préoccupations… Peut-être sommes-nous confrontés à la maladie ou à un mal-être général. Nous vivons tous des situations particulières plus ou moins éprouvantes que nous nommons « problèmes ». Quand nous sommes en peine, contrariés, le vocabulaire est riche pour l’exprimer ! Pourtant, sommes-nous toujours capables de repérer ce qu’est réellement le blocage ?

Il nous arrive par ailleurs de proclamer, quelquefois : « Moi, je n’ai pas de problème ! » En réalité, nous pouvons ou bien sentir, reconnaître que quelque chose ne va pas dans notre vie, que nous ne nous sentons pas bien, que nous sommes insatisfaits, que nous ne sommes pas heureux, ou bien nous organiser pour ne pas l’éprouver : les échappatoires ne manquent pas !

Pour ne pas éprouver nos carences, nous pouvons, de façon excessive, compulsive, fumer, boire, manger, dormir, regarder la télévision, être hyperactifs, lire, étudier, prier, passer sa vie en thérapie, s’adonner aux jeux, aux sports, aux expériences sexuelles, faire de la politique, du syndicalisme, du bénévolat… Chacun trouve son moyen, de quoi s’anesthésier, de quoi ne pas voir clair.

Devenues dépendances, ces compensations témoignent de quelque chose qui ne va pas dans sa vie. Éprouvé ou camouflé, le mal est là, agissant, et il nous ronge jusqu’à sa révélation et son déracinement. Nous ignorons que le bonheur, la santé et l’abondance sont naturels. Nous considérons normal d’être malheureux. La plupart d’entre nous y croient, beaucoup le vivent, c’est normal au sens strict du mot. C’est normal, habituel d’éprouver un mal-être, d’avoir des problèmes, mais ce n’est pas naturel et surtout pas fatal !

Vivre selon un conditionnement peu réjouissant n’incite pas à en changer. Nous avons en nous le pouvoir de nous transformer, de transformer notre vie dans le sens de nos propres aspirations.

Nommez cette réalité comme bon vous semble, mais Dieu ou Dame Nature peut tout, tout réaliser. Nous sommes Cela. Nous sommes la Nature, nous sommes Dieu, de même que la moindre goutte d’eau extraite de l’océan est l’océan. Notre difficulté à nous vivre comme étant d’essence divine provient de ce que, plus communément, nous nous traitons tels des animaux, voire des objets, des machines, des robots ! Nous attendons beaucoup de la vie tout en conservant la croyance que nous ne méritons pas de recevoir.

Vous n’avez pas dans les mains un « livre religieux » ! Nous pouvons, sur Dieu, émettre toute opinion, mais, de grâce, ne considérons pas cette question comme l’apanage des religions, des mouvements spirituels ou, pire encore, des sectes. Quel que soit notre positionnement, nous sommes tous concernés, en premier lieu à titre individuel.

Quand, enfin, nous abandonnons notre esprit moutonnier, c’est rarement parce que nous avons reconnu notre véritable nature. Nous nous laissons trop souvent piéger par l’arrogance. Opposée à cette inclination, la gratitude est la forme d’expression de son choix la plus créatrice. Pour créer notre vie, nous utilisons tantôt la peur et/ou l’arrogance, tantôt le plaisir et/ou la gratitude. Selon l’état d’être choisi, les résultats obtenus seront sensiblement différents. Voilà révélé le pouvoir, la puissance qui est nôtre. Pourquoi l’homme refuse-t-il de se reconnaître comme seul créateur de sa vie ? Sa culpabilité !…

Avec cette terrible tendance à nous croire coupable, si nous imaginons la portée du pouvoir d’action qui est nôtre, nous nous accusons de plus belle : « Faut-il que je sois sot pour m’attirer tous ces ennuis ! »

Se pardonner soi-même devient un besoin urgent, un besoin vital. C’est le besoin de se réconcilier avec soi. Nous résistons à ce pardon alors qu’il nous libère du passé. Nous n’avons même pas idée de combien nous nous traitons sévèrement, injustement.

Inconsciemment, nous nous accusons nous-mêmes plus encore que nous accusons les autres en toute conscience, et nous demeurons aveugles à cette néfaste attitude. En reconnaissant notre entière responsabilité face à toute chose qu’il nous est donné de vivre, nous nous libérons de la culpabilité et nous devenons le maître éveillé de notre vie.

N’avons-nous pas d’autre alternative que de nous soumettre à notre « misère » ou de l’étouffer, de la réprimer ?

En réalité, nous ne souffrons pas parce que nous avons des problèmes, mais nous avons des problèmes parce que nous souffrons. Quand apparaît la lumière, disparaît l’obscurité.

Bien des choses arriveront encore ! Nous les jugerons tantôt « bonnes », tantôt « mauvaises ». Les accueillir en lâchant prise fera la différence. Plutôt que de rejeter ces choses, nous en plaindre, si nous continuons avec elles à vivre, à respirer, nous les dépassons, les transformons. Une fois la récolte acceptée, d’autres expériences deviennent possibles.

Quelle aisance dès lors d’apprécier, de respecter nos conditions de vie, ces leçons à apprendre. Respecter sa vie la transforme et montre le respect pour soi. Ce respect est amour.

L’amour consenti à nous-mêmes représente le seul moyen de dissiper nos attentes, de nous libérer de nos dépendances.

Avec le respect, l’amour pour soi recouvré, nous cessons de nourrir en nous désirs et intérêts compensateurs. A tenter de les satisfaire, nous ne nous permettons pas de sentir nos manques, nos peurs. Vivaces en nous, ils maintiennent le même conditionnement, celui de la lamentation.

En léguant notre pouvoir au mental, il nous laisse croire et nous attendre au pire. Nous finissons par le vivre, jusqu’à nous enorgueillir d’avoir raison ! « Je le savais ! » « Je te l’avais bien dit ! »

Se découvrir, se pardonner, s’aimer, devenir le maître conscient de sa vie, en un mot se guérir, voilà l’invitation lancée ! Lisez ces pages, relisez-les avec le cœur. Lâchez les « oui mais », lâchez les « comment faire ? » et les autres « c’est trop facile ! » Acceptez d’entendre un discours inhabituel. Expérimentez-le, plutôt que de le juger et de le rejeter a priori.

Libérons-nous de nos œillères, ouvrons grands nos yeux et notre cœur, devenons conscients. Par la pleine conscience de nos peurs, de nos attitudes bloquantes, de nos besoins non respectés, nous vivrons une transformation heureuse et naturelle.