{"id":986,"date":"2019-01-01T00:00:00","date_gmt":"2018-12-31T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=986"},"modified":"2018-12-30T13:10:41","modified_gmt":"2018-12-30T12:10:41","slug":"la-souffrance-1-x","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/la-souffrance-1-x\/","title":{"rendered":"La souffrance (1\/X)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Nous avons tous un conditionnement plus ou moins diff\u00e9rent, mais nous souffrons tous du m\u00eame mal\u00a0: la culpabilit\u00e9 qui voile l\u2019amour.<br \/>\n\u2022 Si tu veux souffrir encore, continue de juger ce qui est. Ainsi, tu t\u2019y attacheras ou y r\u00e9sisteras, et souffriras comme \u00e0 l\u2019ordinaire\u00a0!<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Nous souffrons de ne pas aimer, et tous nos attachements finissent dans la douleur\u00a0\u00bb (Lucien Arr\u00e9at).<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a bien des fa\u00e7ons de parler de la souffrance, \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 en dire, et j\u2019ai (comme d\u2019habitude) pos\u00e9 ce qui est venu sur le sujet au gr\u00e9 de l\u2019inspiration. Voyez ce qui peut vous parler, vous aider, vous \u00e9clairer. Pour des clarifications suppl\u00e9mentaires, pour d\u2019\u00e9ventuels rajouts, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 me faire conna\u00eetre vos demandes. J\u2019y r\u00e9pondrai volontiers, voire en ferai l\u2019objet d\u2019une autre chronique. D\u2019ailleurs, plusieurs chroniques sur le m\u00eame sujet sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9crites et seront publi\u00e9es les mois \u00e0 venir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur Facebook, une amie lectrice me demande d\u2019\u00e9voquer la souffrance reli\u00e9e \u00e0 ceux auxquels nous sommes attach\u00e9s et en tenant compte de l\u2019\u00e9preuve de la \u00ab\u00a0perte\u00a0\u00bb, donc de la s\u00e9paration. C\u2019est en commen\u00e7ant \u00e0 lui r\u00e9pondre que je me suis rendu compte que je tenais l\u00e0 un \u00ab\u00a0bon sujet\u00a0\u00bb pour une chronique mensuelle \u00e0 part enti\u00e8re, ne soup\u00e7onnant pas que j\u2019allais, \u00e0 ce jour, en \u00e9crire quatre\u00a0! Un grand merci, Micheline, d\u2019avoir occasionn\u00e9 l\u2019inspiration\u00a0! La d\u00e9couverte de la r\u00e9alit\u00e9 de la souffrance en g\u00e9n\u00e9ral est incroyablement\u2026 une joie possible. Mais oui\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n\u2019ai peut-\u00eatre pas repris les mots exacts de la demande de Micheline, mais telle que je l\u2019ai formul\u00e9e ici, une \u00e9vidence semble sauter aux yeux. Serait-il \u00e9tonnant de consid\u00e9rer que tout attachement repr\u00e9sente une forme de souffrance (\u00e0 \u00e9prouver t\u00f4t ou tard)\u00a0? Quand je me suis r\u00e9veill\u00e9 de l\u2019anesth\u00e9sie de l\u2019op\u00e9ration oculaire apr\u00e8s d\u00e9collement de r\u00e9tine \u00e0 10 ans et demi, j\u2019avais les poignets attach\u00e9s de chaque c\u00f4t\u00e9 du lit (circonstance anecdotique). On est venu me lib\u00e9rer tr\u00e8s vite, mais l\u2019exp\u00e9rience fut d\u2019abord incompr\u00e9hensible et plut\u00f4t d\u00e9plaisante. Autrement, demandez donc \u00e0 votre chien ce qu\u2019il pense de l\u2019attachement, en laisse ou celui qui le lie \u00e0 vous\u00a0! La premi\u00e8re ann\u00e9e, ma chienne-guide hurlait quand je devais m\u2019\u00e9loigner d\u2019elle, ne serait-ce que pour aller aux toilettes\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 \u00ab\u00a0Qu\u2019il soit physique, psychique ou affectif, tout attachement est de la souffrance en puissance, de la souffrance imm\u00e9diate ou ajourn\u00e9e\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2022 La souffrance est en elle-m\u00eame un vieil attachement, un attachement conditionn\u00e9, un attachement insoup\u00e7onn\u00e9, un attachement mental et \u00e9motionnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui est dit l\u00e0 est une r\u00e9alit\u00e9 qui devrait ou pourrait \u00eatre per\u00e7ue, reconnue, sans rien en penser. Ne rien en penser comprend, par exemple, le fait de ne pas s\u2019\u00e9crier\u00a0: \u00ab\u00a0Ah, tu dis alors qu\u2019il ne faut pas s\u2019attacher\u00a0!\u00a0\u00bb Il n\u2019est rien qu\u2019il faille ou qu\u2019il ne faille pas, d\u2019abord ou surtout parce qu\u2019une telle injonction ne sert \u00e0 rien. Personne ne s\u2019est jamais lib\u00e9r\u00e9 de quelque attachement que ce soit sur la base d\u2019un contr\u00f4le. Quand on essaie de se contr\u00f4ler, on finit toujours par perdre le contr\u00f4le. Au passage, eu \u00e9gard \u00e0 cet exemple souvent rencontr\u00e9, percevez l\u2019investissement pr\u00e9cipit\u00e9 du mental et pour fonctionner, sachez qu\u2019il interpr\u00e8te la plupart du temps. Comprenez aussi que sans le mental, la souffrance n\u2019existe pas. La souffrance est de la douleur mentalis\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout cela est bien s\u00fbr insuffisant pour attester que la souffrance est reli\u00e9e \u00e0 toute forme d\u2019attachement, mais on peut ici rep\u00e9rer les deux grandes fa\u00e7ons de consid\u00e9rer les choses, soit \u00e0 partir du mental, du jugement, en fait du conditionnement, soit \u00e0 partir de l\u2019\u00e9tat de pr\u00e9sence. Quand vous \u00eates juste pr\u00e9sent \u2013 mais totalement pr\u00e9sent \u2013 \u00e0 un ressenti douloureux, ce qui veut dire que vous n\u2019en pensez rien, ni n\u2019avez la moindre intention, proportion gard\u00e9e, il se r\u00e9sorbe, se dissout, dispara\u00eet\u2026 On peut dire encore que le rel\u00e2chement de la souffrance est l\u2019effet de l\u2019acceptation v\u00e9ritable (pour peu qu\u2019elle ait lieu, ce qui ne se d\u00e9cr\u00e8te pas).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand on parle d\u2019acceptation, l\u2019intention n\u2019est pas d\u2019adopter une posture en faveur d\u2019une circonstance ext\u00e9rieure, ni au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019autrui. \u00c7a n\u2019est pas une sorte de permissivit\u00e9. Cette acceptation a sa place, mais en g\u00e9n\u00e9ral, elle s\u2019apparente donc davantage au laxisme ou \u00e0 la tol\u00e9rance (m\u00eame si elle peut devenir \u00ab\u00a0v\u00e9ritable acceptation\u00a0\u00bb).<br \/>\nQuand on parle d\u2019acceptation, v\u00e9ritable, de la possibilit\u00e9 qu\u2019elle repr\u00e9sente, l\u2019intention est tout bonnement la dissipation de la souffrance, de sa propre souffrance. C\u2019est si vrai, si r\u00e9el que l\u2019on touche l\u00e0 directement \u00e0 la d\u00e9finition de la souffrance\u00a0: \u00ab\u00a0La r\u00e9sistance \u00e0 ce qui est\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La r\u00e9sistance \u00e0 ACCEPTER ce qui est\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand on se dit, par exemple, \u00ab\u00a0je ne peux tout de m\u00eame pas accepter \u2026 (ceci, cela)\u00a0\u00bb, on ne se rend bien s\u00fbr pas compte que l\u2019on d\u00e9clare simultan\u00e9ment \u00ab\u00a0Je ne peux tout de m\u00eame pas ne pas souffrir\u00a0!\u00a0\u00bb Alors, n\u2019en rajoutons pas, acceptons que c\u2019est bien ainsi que nous fonctionnons\u00a0! Autrement dit, acceptons-le, n\u2019en souffrons pas\u00a0! En d\u2019autres termes encore, il s\u2019agit d\u2019accepter de ne pas accepter, de ne pas pouvoir accepter. Et c\u2019est commencer \u00e0 s\u2019\u00e9loigner de la souffrance\u00a0! Rel\u00e2chez quelque r\u00e9sistance que ce soit, si vous le pouvez, et d\u00e9j\u00e0, vous souffrez moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant, s\u2019agissant de \u00ab\u00a0l\u2019attachement\u00a0\u00bb proprement dit, de l\u2019attachement affectif, il nous faut tout de suite apporter quelques explications car l\u2019\u00e9ventuelle \u00ab\u00a0invitation h\u00e2tive au d\u00e9tachement\u00a0\u00bb pourrait en elle-m\u00eame causer une forme de souffrance, ce qui n\u2019est \u00e9videmment pas le but. D\u2019abord, disons que ne pas \u00eatre attach\u00e9 ne veut pas dire \u00ab\u00a0ne pas aimer\u00a0\u00bb, ni \u00ab\u00a0\u00eatre insensible \u00e0 ce que vivent ceux que l\u2019on aime\u00a0\u00bb. Du reste, sans l\u2019attachement, la qualit\u00e9 relationnelle peut \u00eatre plus grande, plus f\u00e9conde, plus harmonieuse, plus \u00e9panouissante. Ne pas \u00eatre attach\u00e9 n\u2019emp\u00eache pas non plus la pleine appr\u00e9ciation de ce qui s\u2019offre \u00e0 soi\u2026 Nous restons attach\u00e9s, parce que nous vivons l\u2019amour ou le bien-\u00eatre comme s\u2019il d\u00e9pendait de ce \u00e0 qui ou \u00e0 quoi nous sommes attach\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et si l\u2019attachement est de fait par lui-m\u00eame une limitation, il s\u2019av\u00e8re encore plus probl\u00e9matique en cas de \u00ab\u00a0perte\u00a0\u00bb de la personne ou de la chose \u00e0 laquelle on est attach\u00e9. Tout ce qui est impermanent dispara\u00eet t\u00f4t ou tard (incluant les corps). Reconnaissons la posture \u00ab\u00a0attachement\u00a0\u00bb, le ressenti \u00ab\u00a0perte\u00a0\u00bb, sans rien nous dire. L\u2019\u00e9motion peut submerger, un temps, mais une autre exp\u00e9rience est cependant possible, aussi subtile que puissante, une exp\u00e9rience que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 pu faire, qui a laiss\u00e9 sans mots\u00a0: la perte apparente cr\u00e9e, laisse un vide, mais un vide plein, un \u00ab\u00a0espace de pr\u00e9sence\u00a0\u00bb, un silence qui appelle, une invitation \u00e0 la tranquillit\u00e9, rappelant ce qui ne peut \u00eatre perdu, rappelant l\u2019unit\u00e9, la s\u00e9paration irr\u00e9elle. Cette impression tangible accompagne parfois la \u00ab\u00a0perte\u00a0\u00bb d\u2019un \u00eatre cher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne souffre et l\u2019on ne s\u2019attache que du fait d\u2019\u00eatre positionn\u00e9 inconsid\u00e9r\u00e9ment comme si l\u2019on \u00e9tait s\u00e9par\u00e9 et s\u00e9par\u00e9 d\u00e9finitivement. On se sent \u00ab\u00a0spirituellement\u00a0\u00bb s\u00e9par\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et l\u2019on s\u2019attache psychiquement \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Ainsi, comme le dit Bernard Groom (enseignant francophone d\u2019Un cours en miracles), \u00ab\u00a0Pour continuer d\u2019exister en tant qu\u2019individu s\u00e9par\u00e9, on revient inlassablement \u00e0 sa souffrance, jusqu\u2019\u00e0 la fabriquer\u00a0\u00bb. L\u2019attachement psychique se d\u00e9noue \u00e0 mesure que l\u2019on se dispose \u00e0 reconna\u00eetre notre lien avec le Tout ou l\u2019unit\u00e9 parfaite, \u00e0 reconna\u00eetre la paix et l\u2019amour omnipr\u00e9sents, ce que nous sommes\u2026 Acceptons de ne pas encore en \u00eatre l\u00e0, voire peut-\u00eatre de ne pas comprendre ce dont il est question. Nous y reviendrons. M\u00e9connaissant la \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb, on est ais\u00e9ment enclin \u00e0 la contester ou \u00e0 la consid\u00e9rer avec d\u00e9sinvolture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En attendant, si nous sommes attach\u00e9s, nous sommes attach\u00e9s\u00a0: c\u2019est ce qui est. Il n\u2019y a rien \u00e0 penser \u00e0 propos de ce qui est, ni m\u00eame \u00e0 vouloir le changer, d\u2019autant moins que vouloir, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0souffrir\u00a0\u00bb. Le \u00ab\u00a0Vouloir\u00a0\u00bb est souffrance quand il n\u2019est pas accompagn\u00e9 d\u2019un passage \u00e0 l\u2019action qui le mue en plaisir et enthousiasme. Ce qui est, quoi que ce soit, reconnaissez-le, reconnaissez-le enfin, reconnaissez-le comme jamais, reconnaissez-le purement et simplement\u00a0! Et \u00ab\u00a0en lien \u00e0 cet attachement\u00a0\u00bb, reconnaissez de m\u00eame ce que vous ressentez, encore ce qui est, ce qui est en vous en termes de ressentis plus ou moins douloureux. Et si vous n\u2019avez pas d\u00e9j\u00e0 acc\u00e8s \u00e0 la possibilit\u00e9 de cette seule reconnaissance, reconnaissez-le\u00a0! N\u2019en faites pas tout de suite un probl\u00e8me et poursuivez votre lecture\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En cas de toute perte malheureuse, il est abusif et surtout inutilement souffrant de consid\u00e9rer que nous avons \u00e0 en \u00ab\u00a0faire le deuil\u00a0\u00bb, \u00e9tant entendu sans le dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019accepter une privation ou une s\u00e9paration d\u00e9finitive. Le probl\u00e8me est l\u2019attachement. Il est probl\u00e9matique avant la perte, avec ou sans la perte. Rien d\u2019essentiel ne peut \u00eatre perdu et c\u2019est parce que nous l\u2019ignorons que nous nous attachons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne vous racontez pas d\u2019histoires ou laissez un moment de c\u00f4t\u00e9 toute histoire et, en revanche, laissez \u00eatre en pleine lumi\u00e8re le ressenti, m\u00eame ou surtout s\u2019il est douloureux. Ce ressenti douloureux, lequel b\u00e9n\u00e9ficiera infailliblement de la reconnaissance pure et simple, est justement celui dont nous faisons ordinairement de la souffrance. Mais tant que la souffrance demeure, c\u2019est aussi ce qui est, et le poser avec cette simplicit\u00e9 ne restera pas sans effets. La reconnaissance est lib\u00e9ratrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tant que nous fonctionnons en tant qu\u2019\u00ab\u00a0humains ordinaires\u00a0\u00bb, en tant qu\u2019entit\u00e9s s\u00e9par\u00e9es, nous ne pouvons pas ne pas souffrir plus ou moins, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 un niveau ou \u00e0 un autre. Ce qui fait \u00ab\u00a0souffrir\u00a0\u00bb l\u2019humain est son conditionnement ancestral, collectif, transg\u00e9n\u00e9rationnel, familial, s\u00e9parateur, auquel il s\u2019est identifi\u00e9, auquel il reste identifi\u00e9. Pour faire simple, disons que fonctionner en humain veut dire se prendre pour un corps et pour une histoire personnelle, donc pour une personne, pour de la chair et du pass\u00e9. En tant que \u00ab\u00a0chair et pass\u00e9, s\u2019organiser avec son quotidien est in\u00e9vitablement \u00e9prouvant (souffrant). On verra plus loin que la cause directe de la souffrance est encore plus simple ou plus concr\u00e8tement accessible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, puisque nous vivons notre identification (fausse) comme allant de soi, comme r\u00e9alit\u00e9 ultime, la d\u00e9sidentification n\u2019est pas envisageable avant longtemps. De surcro\u00eet, quand on commence comme \u00e0 s\u2019y disposer, on peut avoir \u00e0 composer avec l\u2019impression qu\u2019il nous faut alors nous soumettre \u00e0 un abandon, \u00e0 un renoncement, \u00e0 un \u00ab\u00a0deuil\u00a0\u00bb \u2013 encore de la souffrance. Bernard Groom \u00e9crit dans l\u2019une de ses publications\u00a0: \u00ab\u00a0Arr\u00eater de souffrir est tr\u00e8s, tr\u00e8s difficile pour beaucoup de gens, parce que \u00e7a n\u00e9cessite un changement d\u2019identit\u00e9. Quand on arr\u00eate de souffrir, quelque part, on n\u2019est plus tout \u00e0 fait la m\u00eame personne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela \u00e9tant judicieusement relev\u00e9, pour parvenir \u00e0 ne plus souffrir ou \u00e0 commencer \u00e0 souffrir de moins en moins, nous pouvons tout d\u2019abord prendre en consid\u00e9ration ce qu\u2019est la souffrance, ce qu\u2019elle sous-tend, percevoir son irrationalit\u00e9, sa r\u00e9alit\u00e9 illusoire, le cauchemar qu\u2019elle repr\u00e9sente et dont nous pouvons nous r\u00e9veiller. Du fait de notre identification tr\u00e8s sp\u00e9cifique et profond\u00e9ment enracin\u00e9e, nous nous emparons forc\u00e9ment de certaines circonstances pour r\u00e9agir et souffrir. Si vous \u00eates compl\u00e8tement identifi\u00e9 \u00e0 un parent, au r\u00f4le parental, par exemple, vous saisissez tout ce qui semble contrarier son existence, y r\u00e9agissez, en souffrez. D\u00e8s lors, envisager directement de ne pas souffrir est inconcevable. Il est donc pr\u00e9f\u00e9rable de reconna\u00eetre ce qui se cache derri\u00e8re la souffrance, derri\u00e8re la r\u00e9action.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme point de d\u00e9part, pouvons-nous cependant accepter l\u2019id\u00e9e que la souffrance n\u2019est pas obligatoire, qu\u2019elle n\u2019est pas FATALE, et m\u00eame qu\u2019elle n\u2019a rien \u00e0 voir avec l\u2019injustice, la malchance, la mal\u00e9diction\u00a0? La souffrance n\u2019a rien \u00e0 voir non plus avec n\u2019importe quelle raison que nous ne manquons pas de lui attribuer. Ce \u00ab\u00a0point de d\u00e9part\u00a0\u00bb est essentiel, parce qu\u2019il fait intervenir la base m\u00eame de la souffrance. Si nous pouvions directement nous lib\u00e9rer de celles des croyances qui sont n\u00f4tres et qui viennent d\u2019\u00eatre sugg\u00e9r\u00e9es, nous serions d\u00e9j\u00e0 beaucoup moins en situation de souffrir. Ne sommes-nous pas souvent positionn\u00e9s, par exemple, comme s\u2019il n\u2019y avait pas de solution\u00a0? Qu\u2019en dites-vous\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous sommes ici pour voir ce que sont vraiment les choses, non pas pour nous raconter de belles histoires, des histoires trompeuses et qui ne feraient que nous enfoncer un peu plus profond\u00e9ment dans l\u2019illusion, autrement dit dans la souffrance. Nous sommes d\u2019autant mieux positionn\u00e9s comme s\u2019il n\u2019y avait pas de solution que nous sommes en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 la souffrance, d\u2019o\u00f9 la difficult\u00e9 accrue de s\u2019en d\u00e9partir. Gustave Flaubert a \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0On est incurable quand on ch\u00e9rit sa souffrance\u00a0\u00bb. Cependant, sachant cela, tout devient diff\u00e9rent. On commence \u00e0 \u00ab\u00a0s\u2019a\u00e9rer\u00a0\u00bb, \u00e0 s\u2019\u00e9brouer, \u00e0 se permettre plus d\u2019espace, en fait \u00e0 se d\u00e9tacher\u2026 On ne peut emprunter un chemin qu\u2019en sachant qu\u2019il existe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les relations humaines de tous ordres sont le terrain privil\u00e9gi\u00e9 o\u00f9 la souffrance fait son nid, o\u00f9 l\u2019on tente de d\u00e9mentir la s\u00e9paration, de fa\u00e7on inconsciente et illusoire\u00a0: on d\u00e9plore le manque de lien\u00a0; on cherche \u00e0 cr\u00e9er du lien\u00a0; on tient \u00e0 maintenir du lien\u00a0; on veut\/voudrait POSS\u00c9DER ses liens\u00a0; on n\u00e9glige un lien\u00a0; on d\u00e9daigne tous liens\u00a0; on r\u00e9siste \u00e0 vivre le lien\u00a0; on n\u2019ose pas \u00eatre en lien\u00a0; on veut\/voudrait forcer le lien\u00a0; on veut m\u00eame casser ou emp\u00eacher des liens dans son entourage\u00a0; on ne sait pas \u00eatre en lien\u00a0; on m\u00e9conna\u00eet le lien r\u00e9ciproque\u00a0; on prend pour acquis des liens de longue date\u00a0; aveugl\u00e9ment, on vit et maintient des liens mal\u00e9fiques ou inexistants\u00a0; on ne comprend pas (voudrait surtout comprendre) des ruptures soudaines de lien\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Passons en revue (ci-dessous) des occasions plus sp\u00e9cifiques, utilis\u00e9es pour la souffrance. Sachez que les v\u00f4tres sont dict\u00e9es ou attir\u00e9es par votre conditionnement, par vos blessures ou votre blessure principale\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Quelqu\u2019un qui m\u2019oublie, me n\u00e9glige, me laisses tomber\u00a0; \u2026qui me rabaisse, m\u2019humilie, se moque de moi\u00a0; \u2026m\u2019accable, ne fait rien pour moi, me fait attendre\u00a0; \u2026ne m\u2019\u00e9coute pas, ne me reconna\u00eet pas, me repousse\u00a0; \u2026me renie, profite de moi, me ment\u2026<br \/>\n\u2022 Quelqu\u2019un qui se comporte mal, qui ne tient aucun compte de ce que je lui dis, de mes demandes, de mes attentes, de mes conseils et avertissements\u00a0; \u2026qui ne me donne pas de nouvelles, ne vient pas me voir, ne me permet pas de le contacter\u00a0; \u2026qui s\u2019invente des vies parall\u00e8les, ment \u00e0 qui fait semblant de le croire, cr\u00e9e du conflit l\u00e0 o\u00f9 il passe, fait perdre son temps \u00e0 tout le monde\u00a0; le monde qui va de travers, ceux qui laissent faire, le laisser-aller inadmissible\u2026<br \/>\n\u2022 Un enfant ou un tr\u00e8s proche qui est handicap\u00e9 ou gravement malade (cancer, leuc\u00e9mie, sida\u2026)\u00a0; \u2026qui tourne mal, qui se drogue, se prostitue\u00a0; \u2026qui est au ch\u00f4mage\u00a0; \u2026qui a disparu\u00a0; \u2026qui va mourir\u00a0; \u2026qui a fait faillite\u00a0; \u2026qui est en prison\u00a0; \u2026qui ne m\u2019aime plus\u2026<br \/>\n\u2022 Et moi qui suis \u00e9puis\u00e9, angoiss\u00e9, d\u00e9prim\u00e9\u00a0; \u2026qui souffre du dos, des genoux, de l\u2019estomac\u2026\u00a0; \u2026qui \u00e9choue tout ce que j\u2019entreprends, n\u2019aboutis jamais \u00e0 rien, ne trouve aucune aide\u00a0; \u2026qui n\u2019ai pas d\u2019argent, pas de travail, pas de logement convenable\u00a0; \u2026que personne n\u2019aime, ne comprend, ne remarque\u00a0; \u2026qui ne peux jamais faire ni avoir ce que je veux, ne peux profiter de rien\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que votre cas personnel de souffrance soit ou non rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019un des exemples de cette longue liste, non exhaustive, voici des \u00ab\u00a0\u00e9nonc\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 consid\u00e9rer concernant la souffrance. Consid\u00e9rez-les donc tranquillement et attentivement, d\u2019autant plus ceux qui vous interpellent davantage et appr\u00e9ciez la moindre \u00ab\u00a0compr\u00e9hension\u00a0\u00bb nouvelle qui pourrait pour vous se faire jour, la moindre lueur. La liste est suffisamment longue pour que vous y trouviez quelque chose pour vous et ne vous braquez pas quand des \u00e9nonc\u00e9s ne vous parlent pas. Permettez qu\u2019ils parlent \u00e0 d\u2019autres\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Bien s\u00fbr \u00e0 tort, \u00e0 notre seul d\u00e9triment, nous endurons notre souffrance comme si nous \u00e9tions cette souffrance, de la m\u00eame fa\u00e7on que d\u2019autres vivent leurs opinions comme s\u2019ils \u00e9taient ces opinions).<br \/>\n\u2022 Ce pour quoi nous nous prenons ne peut pas ais\u00e9ment \u00eatre rel\u00e2ch\u00e9, cela \u00e9tant utilis\u00e9 pour tenter (en vain) de renforcer le sentiment d\u2019exister dont on ignore l\u2019inutilit\u00e9 ou m\u00eame l\u2019incongruit\u00e9.<br \/>\n\u2022 Vouloir exister est incongru en ce sens que l\u2019on ne peut pas ne pas \u00eatre et que tout rajout identificatoire est une insulte envers notre v\u00e9ritable nature (m\u00eame si elle n\u2019en est pas affect\u00e9e).<br \/>\n\u2022 C\u2019est in\u00e9vitablement effroyable de se prendre pour celle ou celui qui souffre alors que l\u2019on est ce qui en est conscient, que l\u2019on est la conscience ou la pr\u00e9sence o\u00f9 tout appara\u00eet et dispara\u00eet.<br \/>\n\u2022 Le douloureux se suffit \u00e0 lui-m\u00eame, nul besoin de lui rattacher une cause et surtout un \u00ab\u00a0moi pensant subisseur\u00a0\u00bb, ce que nous faisons en toute ignorance. C\u2019est la souffrance\u00a0!<br \/>\n\u2022 Par les pens\u00e9es, on fabrique de la souffrance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, l\u00e0 et \u00e0 l\u2019instant o\u00f9 il n\u2019y a justement pas de probl\u00e8me. Reconnaissons-le\u00a0!<br \/>\n\u2022 Si vous vous y pr\u00eatez une poign\u00e9e de secondes, vous ne pouvez que constater qu\u2019ici et maintenant, il n\u2019y a pas de probl\u00e8me (abstraction faite d\u2019une douleur passag\u00e8re), un probl\u00e8me n\u2019existant que s\u2019il est pens\u00e9.<br \/>\n\u2022 Pour souffrir comme on souffre, il faut d\u2019abord et surtout se dire des choses, il faut penser, penser \u00e0 hier et \u00e0 demain, \u00e0 ce qui n\u2019existe pas ou bien juger ce qui est ici et maintenant\u2026<br \/>\n\u2022 Tant que l\u2019histoire circonstancielle utilis\u00e9e pour une vieille douleur reste plus importante que cette douleur, la souffrance est garantie pour longtemps.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0La douleur est in\u00e9vitable et la souffrance est facultative\u00a0\u00bb (proverbe bouddhiste).<br \/>\n\u2022 L\u2019in\u00e9vitabilit\u00e9 de la douleur concerne sa survenance et sa p\u00e9rennit\u00e9 est due \u00e0 l\u2019ignorance, \u00e0 ce que l\u2019on en fait et qui s\u2019appelle \u00ab\u00a0souffrance\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2022 La remise en question de la souffrance n\u2019est aucunement le d\u00e9ni d\u2019une vieille douleur qui se niche en soi, mais qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec la circonstance incrimin\u00e9e, aussi poignante que soit cette derni\u00e8re en apparence\u00a0!<br \/>\n\u2022 L\u2019abandon de la souffrance, pour peu qu\u2019il soit possible, n\u2019est pas le d\u00e9dain de la douleur, laquelle peut alors et enfin recevoir l\u2019attention qu\u2019elle m\u00e9rite.<br \/>\n\u2022 En g\u00e9n\u00e9ral, on exclut de consid\u00e9rer son conditionnement, parce qu\u2019on a \u00e9tabli que la cause de sa souffrance est ext\u00e9rieure \u00e0 soi et qu\u2019on tient \u00e0 cette conclusion plus que tout.<br \/>\n\u2022 D\u00e8s lors que l\u2019on donne une cause \u00e0 une douleur, r\u00e9actionnellement, on mentalise cette douleur, on l\u2019incube et l\u2019on en fait de la souffrance.<br \/>\n\u2022 Des circonstances dites probl\u00e9matiques existent, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, requ\u00e9rant interventions ou ajustements, mais la souffrance est autre chose, une implication mentale inutile.<br \/>\n\u2022 L\u2019ignorance est l\u2019\u00e9tat humain le plus r\u00e9pandu, le plus partag\u00e9, le mieux maintenu, et \u00e0 mesure que l\u2019on s\u2019arr\u00eate (mentalement), qu\u2019il y a regard libre, pleine \u00e9coute et \u00ab\u00a0sentir conscient\u00a0\u00bb, la clart\u00e9 jaillit et la souffrance d\u00e9cro\u00eet.<br \/>\n\u2022 Dans notre \u00e9tat de souffrance ou d\u2019insatisfaction, il y a toujours du \u00ab\u00a0faux\u00a0\u00bb, du cr\u00e9dit accord\u00e9 \u00e0 tort, et il est parfois facile de s\u2019en rendre compte (d\u2019autant plus si l\u2019on s\u2019y dispose).<br \/>\n\u2022 Alors que je souffre comme je souffre, puis-je envisager que je me dis bien des choses dont je ne peux m\u00eame pas \u00eatre s\u00fbr \u00e0 100%\u00a0?<br \/>\n\u2022 Ordinairement, faisant atrocement mal, tout ce que l\u2019on se dit \u00e0 propos de sa douleur est globalement faux. Et si c\u2019\u00e9tait vrai\u00a0? Mais c\u2019est vrai\u00a0!<br \/>\n\u2022 Proposez \u00e0 un proche en souffrance de vous dire ce qu\u2019il pense de son mal et vous entendrez l\u2019irr\u00e9alit\u00e9 manifeste de ses all\u00e9gations.<br \/>\n\u2022 La cause de toute souffrance est toujours en soi\u00a0: culpabilit\u00e9, s\u00e9paration d\u2019avec l\u2019amour, penser destructeur, fabrication en direct de la souffrance.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Si l\u2019on croit que sa souffrance a une cause ext\u00e9rieure \u00e0 soi, on encouragera les autres \u00e0 croire que des tiers causent leur souffrance\u00a0\u00bb (Bernard Groom).<br \/>\n\u2022 La souffrance est une auto-infliction puisqu\u2019elle d\u00e9pend des seules pens\u00e9es auxquelles nous accordons cr\u00e9dit.<br \/>\n\u2022 La cause de la souffrance est la souffrance elle-m\u00eame. \u00ab\u00a0Je souffre\u00a0\u00bb signifie \u00ab\u00a0je me fais mal\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0avoir mal\u00a0\u00bb est l\u2019effet\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0se faire mal\u00a0\u00bb est la cause.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0JE M\u2019en fais beaucoup\u00a0\u00bb et mieux encore \u00ab\u00a0JE M\u2019en veux terriblement\u00a0\u00bb sont des aveux qui ne laissent aucun doute quant \u00e0 savoir qui blesse qui.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0La cause de la souffrance se trouve dans l\u2019identification de celui qui per\u00e7oit avec ce qu\u2019il per\u00e7oit\u00a0\u00bb (Nisargadatta Maharaj \u2013 cause et effet simultan\u00e9s).<br \/>\n\u2022 Qui per\u00e7oit r\u00e9actionnellement la violence se montre violent. Qui per\u00e7oit l\u2019injustice qu\u2019il d\u00e9plore se montre injuste, d\u2019abord envers lui-m\u00eame\u2026<br \/>\n\u2022 Un proche semble vous d\u00e9daigner, une perception \u00e0 partir de laquelle vous rejouez le r\u00f4le du \u00ab\u00a0subisseur\u00a0\u00bb et, bien s\u00fbr, vous en souffrez\u00a0: vous vous placez en tant que \u00ab\u00a0subisseur\u00a0\u00bb (la cause) et vous souffrez (l\u2019effet).<br \/>\n\u2022 Un proche agit comme il agit (Dieu sait pourquoi\u00a0?) et vous n\u2019en pensez strictement rien\u00a0: il n\u2019y a alors ni \u00ab\u00a0subisseur\u00a0\u00bb, ni souffrance\u2026<br \/>\n\u2022 On se fait ce que l\u2019on \u00e9prouve\u00a0; on devient ce que l\u2019on d\u00e9plore\u00a0; on se donne ce que l\u2019on a (les probl\u00e8mes que l\u2019on garde)\u00a0; on se sent frustr\u00e9 du fait de se priver\u00a0; on se sent coupable du fait de se culpabiliser\u00a0; on se sent seul ou esseul\u00e9 du fait de s\u2019isoler, de se s\u00e9parer\u2026<br \/>\n\u2022 ON fait souvent d\u2019un rien un probl\u00e8me, mais ON le fait\u00a0! L\u2019effet est le probl\u00e8me et la cause simultan\u00e9e est \u00ab\u00a0le faire\u00a0\u00bb, sa conception mentale\u2026<br \/>\n\u2022 En souffrant, on se fabrique une exp\u00e9rience malheureuse\u00a0: la vraie cause de ce que l\u2019on \u00e9prouve est ce que l\u2019on \u00e9prouve, effet et cause ne faisant qu\u2019un.<br \/>\n\u2022 Quand vous souffrez comme vous souffrez, autrement dit quand vous pensez ce que vous pensez, ne voyez-vous pas que vous vous fabriquez en direct une exp\u00e9rience malheureuse\u00a0? Je fais cela aussi et je le vois\u00a0!<br \/>\n\u2022 Quelle est la cause de la souffrance que je me fabrique\u00a0? Ma fabrication, c\u2019est \u00e9vident\u00a0! La souffrance est l\u2019effet et la cause est la fabrication.<br \/>\n\u2022 C\u2019est ici et maintenant que je deviens ce que je d\u00e9plore. Le \u00ab\u00a0devenir\u00a0\u00bb ou le \u00ab\u00a0d\u00e9plorer\u00a0\u00bb est la cause et le d\u00e9plor\u00e9 est l\u2019effet. Tout a lieu \u00ab\u00a0ici et maintenant\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2022 En termes de cause, voyez un peu tout ce que vous vous dites, ce que vous ressentez en est l\u2019effet. Ne cherchez plus rien d\u2019autre (sinon le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb en cause\u00a0\u00bb)\u00a0!<br \/>\n\u2022 Pourquoi \u00eates-vous frustr\u00e9, MAINTENANT (si vous l\u2019\u00eates)\u00a0? Parce que, MAINTENANT, vous d\u00e9sirez, enviez ou esp\u00e9rez\u2026<br \/>\n\u2022 Pourquoi d\u00e9sirez-vous ou esp\u00e9rez-vous, JUSTE MAINTENANT\u00a0? Parce que, JUSTE MAINTENANT, vous vous racontez une histoire appropri\u00e9e.<br \/>\n\u2022 Pourquoi vous racontez-vous des histoires, MAINTENANT\u00a0? Parce que, MAINTENANT, vous n\u2019\u00eates pas pr\u00e9sent \u00e0 ce qui est\u2026<br \/>\n\u2022 On ne fait certes pas pour rien ce que l\u2019on fait, ne fonctionne pas pour rien comme on fonctionne, mais l\u2019ignorance de ses dysfonctionnements leur assure de beaux jours.<br \/>\nSe prendre pour ce que l\u2019on n\u2019est pas, positionnement partag\u00e9 par \u00ab\u00a0tout le monde\u00a0\u00bb \u00e0 un certain niveau, c\u2019est la base de la souffrance humaine.<br \/>\n\u2022 La souffrance est de la r\u00e9action, du penser incongru et intempestif, de la fabrication mentale, mais comme on tient \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 cela, on ne se dispose pas \u00e0 le reconna\u00eetre.<br \/>\n\u2022 On n\u2019est pas en \u00ab\u00a0souffrance\u00a0\u00bb \u00e0 cause de ses r\u00e9actions, mais du fait de ne pas les reconna\u00eetre comme telles ou, pire, de les revendiquer ou de les justifier.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Ce sont tes seules pens\u00e9es qui te causent de la douleur\u00a0\u00bb (Un cours en miracles), qui te font souffrir, penser pouvant \u00eatre un supplice.<br \/>\nToute pens\u00e9e incongrue est en g\u00e9n\u00e9ral un ent\u00e9rinement. \u00ab\u00a0Je pense, donc je souffre\u00a0\u00bb, accr\u00e9ditant cependant l\u2019id\u00e9e que c\u2019est le \u00ab\u00a0monde\u00a0\u00bb qui me fait souffrir.<br \/>\n\u2022 R\u00e9agir comme nous r\u00e9agissons nous l\u00e8se, nous blesse, ce qui est donc compl\u00e8tement fou\u00a0: \u00ab\u00a0On ne souffre jamais que par sa propre folie ou par sa m\u00e9chancet\u00e9\u00a0\u00bb (S\u00e9n\u00e8que).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour finir cette premi\u00e8re chronique consacr\u00e9e \u00e0 la souffrance, lisez le texte qui suit et voyez jusqu\u2019\u00e0 quel point vous pouvez le faire v\u00f4tre. Lisez-le comme si vous disiez les mots en votre propre nom et reconnaissez ce qui accroche. Simplement, voyez-le, permettez-le, si possible sans le revendiquer, sans rien en penser (sachant aussi que vous pourrez bien s\u00fbr me questionner). Sauf si le texte vous appara\u00eet comme \u00e9vidence, peut-\u00eatre pourrez-vous le relire plusieurs fois (ainsi d\u2019ailleurs que toute la chronique).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Dans l\u2019instant m\u00eame, je souffre ou je ne me sens pas au mieux. Ce n\u2019est (probablement) pas aussi violent que d\u2019autres fois, d\u2019autant moins que maintenant, je ne \u00ab\u00a0me contente pas\u00a0\u00bb de souffrir, d\u2019\u00eatre mal, mais je m\u2019y arr\u00eate, le vois, et cela fait d\u00e9j\u00e0 une diff\u00e9rence. Quand je suis au plus mal, je ne voudrais certainement pas faire \u00e7a (voir, sentir sciemment\u2026), \u00ab\u00a0pr\u00e9f\u00e9rant\u00a0\u00bb en quelque sorte juste souffrir\u00a0! Pour se faire \u00e9prouver, la souffrance a besoin d\u2019un conditionnement, d\u2019une identification bien enracin\u00e9e, d\u2019une non-remise en question et surtout de l\u2019ignorance\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oh, je pourrais bien, tout de suite, \u00e9lever le niveau de la souffrance\u00a0! Il me suffirait de me rappeler mieux la situation propice et d\u2019en penser une fois de plus tout ce que j\u2019en ai d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que je fais ordinairement pour souffrir, pour \u00eatre mal, malheureux, \u00e9nerv\u00e9, frustr\u00e9, insatisfait, en manque, anxieux, d\u00e9prim\u00e9, dans la haine, en rage, d\u00e9muni, impuissant, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, dans la peur, l\u2019amertume, la tristesse, la honte, le regret, le remords, la culpabilit\u00e9\u2026 Il suffit que je me raconte, me reraconte l\u2019histoire du moment, une histoire pass\u00e9e ou une histoire invent\u00e9e, imagin\u00e9e, anticip\u00e9e\u2026 et \u00e7a le fait\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Eh bien, une premi\u00e8re chose que je ne vais pas faire juste maintenant, c\u2019est mettre ou laisser mon attention sur l\u2019\u00e9ventuelle circonstance qui semble en ce moment \u00eatre la cause de mon drame. Je n\u2019en ai pas besoin. \u00ab\u00a0Elle me fait du mal\u00a0\u00bb ou je suis mal et il semble \u00e9vident que ce dont j\u2019ai \u00e0 m\u2019occuper est ce seul \u00ab\u00a0je suis mal\u00a0\u00bb. Certes, si je suis davantage en train de r\u00e9agir, si je tiens \u00e0 r\u00e9agir, si je fais fi de la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019est la r\u00e9action, que je l\u2019ignore, j\u2019ai forc\u00e9ment besoin de l\u2019histoire. Et au cas o\u00f9 l\u2019histoire s\u2019ach\u00e8verait \u00ab\u00a0un peu trop vite\u00a0\u00bb, pour continuer de r\u00e9agir \u00e0 ma convenance, il me faudrait au plus vite en trouver une autre, m\u2019en attirer une autre. Cela, comme tout le monde, je le fais tr\u00e8s bien\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se trouve que, juste maintenant, je peux m\u2019arr\u00eater sur \u00ab\u00a0je suis mal\u00a0\u00bb. C\u2019est ce qui est, ici et maintenant. Aucune histoire n\u2019est l\u00e0 dans l\u2019instant, sinon dans ma t\u00eate, et ce qui est vraiment l\u00e0, c\u2019est un ressenti. Je le vois, je le sens, je le reconnais, je le permets puisque je me dispose \u00e0 le consid\u00e9rer. Je n\u2019y r\u00e9siste pas puisque je veux le conna\u00eetre mieux que jamais. Je veux \u00eatre dans l\u2019instant avec ce ressenti douloureux comme je sais peut-\u00eatre \u00eatre avec le chagrin d\u2019un petit enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Disons rapidement au passage que c\u2019est s\u00fbrement \u00eatre avec ma douleur, ma vraie douleur, comme je n\u2019ai pu l\u2019\u00eatre enfant moi-m\u00eame, n\u2019ayant pas connu aux moments opportuns de bras consolateurs. Bon, que je n\u2019en fasse pas une nouvelle histoire et que cela m\u2019invite justement, en quelque sorte, \u00e0 \u00eatre consolateur, \u00e0 \u00eatre surtout \u00ab\u00a0\u00e9coute\u00a0\u00bb, pure \u00e9coute\u00a0! La consolation est dans l\u2019\u00e9coute v\u00e9ritable, laquelle n\u2019a pas d\u2019intention ni d\u2019attente, parce qu\u2019elle est amour inconditionnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le douloureux est l\u00e0, il n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus souffrance. Le douloureux peut \u00eatre l\u00e0, \u00eatre reconnu, sans \u00eatre bombard\u00e9 de pens\u00e9es, sans \u00eatre \u00e9touff\u00e9 par ces pens\u00e9es, sans \u00eatre une fois encore priv\u00e9 d\u2019\u00e9coute aimante, de \u00ab\u00a0bras consolateurs\u00a0\u00bb, sans cesse tenu de laisser la place \u00e0 une nouvelle histoire, aujourd\u2019hui celle-ci, hier celle-l\u00e0, demain une autre\u2026 Le ressenti douloureux peut \u00eatre accueilli, respect\u00e9, honor\u00e9, permis, appr\u00e9ci\u00e9, trait\u00e9 de la sorte sans autre intention ni attente, et c\u2019est ainsi qu\u2019il se r\u00e9sorbe, qu\u2019il se lib\u00e8re, qu\u2019il \u00ab\u00a0s\u2019\u00e9vapore\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, si c\u2019est la premi\u00e8re fois que je suis sciemment avec un ressenti douloureux, ayant pu le dissocier de toute histoire si prenante, je ne sais pas a priori quel en sera l\u2019effet, je ne le sais pas encore, et c\u2019est pourquoi je peux longtemps me priver de l\u2019exp\u00e9rience. Eckhart Tolle nous dit\u00a0: \u00ab\u00a0Tant qu\u2019il y a de la souffrance, mettez-y de la conscience. C\u2019est une pratique tr\u00e8s puissante\u00a0\u00bb. Et Eckhart ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Quand on s\u2019abandonne compl\u00e8tement \u00e0 une douleur, on finit \u2018\u00e9trangement\u2019 par ne m\u00eame plus pouvoir l\u2019appeler \u2018douleur\u2019, chacun devant le v\u00e9rifier pour lui-m\u00eame\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En attendant, il y a, disons \u00ab\u00a0au bas de l\u2019\u00e9chelle\u00a0\u00bb, une histoire effroyable, \u00e0 l\u2019\u00e9chelon sup\u00e9rieur une grosse r\u00e9action contre cette histoire (lamentation, indignation, rumination\u2026). Un \u00e9chelon plus haut, ce n\u2019est plus qu\u2019un ressenti douloureux, un vieux ressenti douloureux, qui ne concerne m\u00eame pas l\u2019histoire et qui, accueilli comme tel, n\u2019est m\u00eame pas si terrible\u00a0! Et, \u00e9tant mont\u00e9 d\u2019un ou de deux \u00e9chelons, sont vus le ressenti douloureux, la r\u00e9action, la situation, toute la souffrance. \u00c0 cette hauteur de l\u2019\u00e9chelle ou juste un peu plus haut, il n\u2019y a m\u00eame pas le \u00ab\u00a0quelqu\u2019un\u00a0\u00bb qui souffre ou qui a souffert, il n\u2019y a plus que conscience de tout le jeu et de ce qui est. Maintenant, ce qui est, potentiellement, peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme je ne suis pas encore tout en haut de l\u2019\u00e9chelle, je fais (ou peux faire) une exp\u00e9rience \u00e9trange, insolite, presque inconcevable\u00a0: la souffrance n\u2019est plus et je ne connais pas \u00e7a. Je me sens un peu hagard. Peut-\u00eatre, proportion gard\u00e9e, suis-je comme ce prisonnier qui fut emprisonn\u00e9 \u00e0 tort pendant quarante ans et qu\u2019on lib\u00e8re soudainement, sans pr\u00e9caution. Nous ne savons pas d\u2019embl\u00e9e vivre la libert\u00e9, la paix, l\u2019amour\u2026 Vais-je m\u2019\u00e9lever d\u2019un \u00e9chelon ou redescendre, aller de l\u2019avant ou retourner dans ma prison\u00a0? Il est plus facile ou sinon plus habituel de cultiver de la souffrance que de s\u2019ouvrir \u00e0 la paix et \u00e0 l\u2019amour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette fois, autant que je le peux, je teste ou au moins invoque l\u2019\u00e9tat sans intention ni attente, sans jugement. Je ne cherche aucun rep\u00e8re et je laisse \u00eatre ce qui est. J\u2019appr\u00e9cie la diff\u00e9rence, m\u00eame si elle est subtile. Pour une fois, je remplace le vouloir et la r\u00e9sistance par la seule appr\u00e9ciation. Je vois cela se faire, je ne fais rien\u00a0! Je rends gr\u00e2ce de conna\u00eetre ou reconna\u00eetre la possibilit\u00e9 de demeurer sans la souffrance, de m\u2019en d\u00e9tacher d\u00e9sormais, de me lib\u00e9rer de ce que je ne suis pas\u2026\u00a0\u00bb. (\u00c0 suivre)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Les lueurs vues et appr\u00e9ci\u00e9es, comme dans ces pages, sans \u00eatre ni\u00e9es ni discut\u00e9es, grossissent le soleil de l\u2019existence de qui aime s\u2019y baigner, s\u2019y retrouver, face alors \u00e0 la solitude lib\u00e9ratrice et \u00e9panouissante.<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Celui qui souffre est fondamentalement seul, et seul il doit pardonner, c&rsquo;est d\u00e9sormais son unique chemin\u00a0\u00bb (Martine Arzur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BONNE ANN\u00c9E, UNE ANN\u00c9E O\u00d9, AVANT LES AUTRES, la paix, l\u2019amour, LE PLAISIR, L\u2019ENTHOUSIASME ET LE BONHEUR SE SUBSTITUENT DE JOUR EN JOUR \u00c0 TOUTE FORME DE SOUFFRANCE\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2022 Nous avons tous un conditionnement plus ou moins diff\u00e9rent, mais nous souffrons tous du m\u00eame mal\u00a0: la culpabilit\u00e9 qui voile l\u2019amour. \u2022 Si tu veux souffrir encore, continue de juger ce qui est. Ainsi, tu t\u2019y attacheras ou y <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/la-souffrance-1-x\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#0765FE;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path fill=\"#fff\" d=\"M28 16c0-6.627-5.373-12-12-12S4 9.373 4 16c0 5.628 3.875 10.35 9.101 11.647v-7.98h-2.474V16H13.1v-1.58c0-4.085 1.849-5.978 5.859-5.978.76 0 2.072.15 2.608.298v3.325c-.283-.03-.775-.045-1.386-.045-1.967 0-2.728.745-2.728 2.683V16h3.92l-.673 3.667h-3.247v8.245C23.395 27.195 28 22.135 28 16Z\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Twitter\" class=\"heateor_sss_button_twitter\" href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails&url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"Twitter\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_twitter\" style=\"background-color:#55acee;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -4 39 39\"><path d=\"M28 8.557a9.913 9.913 0 0 1-2.828.775 4.93 4.93 0 0 0 2.166-2.725 9.738 9.738 0 0 1-3.13 1.194 4.92 4.92 0 0 0-3.593-1.55 4.924 4.924 0 0 0-4.794 6.049c-4.09-.21-7.72-2.17-10.15-5.15a4.942 4.942 0 0 0-.665 2.477c0 1.71.87 3.214 2.19 4.1a4.968 4.968 0 0 1-2.23-.616v.06c0 2.39 1.7 4.38 3.952 4.83-.414.115-.85.174-1.297.174-.318 0-.626-.03-.928-.086a4.935 4.935 0 0 0 4.6 3.42 9.893 9.893 0 0 1-6.114 2.107c-.398 0-.79-.023-1.175-.068a13.953 13.953 0 0 0 7.55 2.213c9.056 0 14.01-7.507 14.01-14.013 0-.213-.005-.426-.015-.637.96-.695 1.795-1.56 2.455-2.55z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Reddit\" class=\"heateor_sss_button_reddit\" href=\"https:\/\/reddit.com\/submit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986&title=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails\" title=\"Reddit\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_reddit\" style=\"background-color:#ff5700;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-3.5 -3.5 39 39\"><path d=\"M28.543 15.774a2.953 2.953 0 0 0-2.951-2.949 2.882 2.882 0 0 0-1.9.713 14.075 14.075 0 0 0-6.85-2.044l1.38-4.349 3.768.884a2.452 2.452 0 1 0 .24-1.176l-4.274-1a.6.6 0 0 0-.709.4l-1.659 5.224a14.314 14.314 0 0 0-7.316 2.029 2.908 2.908 0 0 0-1.872-.681 2.942 2.942 0 0 0-1.618 5.4 5.109 5.109 0 0 0-.062.765c0 4.158 5.037 7.541 11.229 7.541s11.22-3.383 11.22-7.541a5.2 5.2 0 0 0-.053-.706 2.963 2.963 0 0 0 1.427-2.51zm-18.008 1.88a1.753 1.753 0 0 1 1.73-1.74 1.73 1.73 0 0 1 1.709 1.74 1.709 1.709 0 0 1-1.709 1.711 1.733 1.733 0 0 1-1.73-1.711zm9.565 4.968a5.573 5.573 0 0 1-4.081 1.272h-.032a5.576 5.576 0 0 1-4.087-1.272.6.6 0 0 1 .844-.854 4.5 4.5 0 0 0 3.238.927h.032a4.5 4.5 0 0 0 3.237-.927.6.6 0 1 1 .844.854zm-.331-3.256a1.726 1.726 0 1 1 1.709-1.712 1.717 1.717 0 0 1-1.712 1.712z\" fill=\"#fff\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Linkedin\" class=\"heateor_sss_button_linkedin\" href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/sharing\/share-offsite\/?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"Linkedin\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_linkedin\" style=\"background-color:#0077b5;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path d=\"M6.227 12.61h4.19v13.48h-4.19V12.61zm2.095-6.7a2.43 2.43 0 0 1 0 4.86c-1.344 0-2.428-1.09-2.428-2.43s1.084-2.43 2.428-2.43m4.72 6.7h4.02v1.84h.058c.56-1.058 1.927-2.176 3.965-2.176 4.238 0 5.02 2.792 5.02 6.42v7.395h-4.183v-6.56c0-1.564-.03-3.574-2.178-3.574-2.18 0-2.514 1.7-2.514 3.46v6.668h-4.187V12.61z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Pinterest\" class=\"heateor_sss_button_pinterest\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986\" onclick=\"event.preventDefault();javascript:void( (function() {var e=document.createElement('script' );e.setAttribute('type','text\/javascript' );e.setAttribute('charset','UTF-8' );e.setAttribute('src','\/\/assets.pinterest.com\/js\/pinmarklet.js?r='+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)})());\" title=\"Pinterest\" rel=\"noopener\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_pinterest\" style=\"background-color:#cc2329;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-2 -2 35 35\"><path fill=\"#fff\" d=\"M16.539 4.5c-6.277 0-9.442 4.5-9.442 8.253 0 2.272.86 4.293 2.705 5.046.303.125.574.005.662-.33.061-.231.205-.816.27-1.06.088-.331.053-.447-.191-.736-.532-.627-.873-1.439-.873-2.591 0-3.338 2.498-6.327 6.505-6.327 3.548 0 5.497 2.168 5.497 5.062 0 3.81-1.686 7.025-4.188 7.025-1.382 0-2.416-1.142-2.085-2.545.397-1.674 1.166-3.48 1.166-4.689 0-1.081-.581-1.983-1.782-1.983-1.413 0-2.548 1.462-2.548 3.419 0 1.247.421 2.091.421 2.091l-1.699 7.199c-.505 2.137-.076 4.755-.039 5.019.021.158.223.196.314.077.13-.17 1.813-2.247 2.384-4.324.162-.587.929-3.631.929-3.631.46.876 1.801 1.646 3.227 1.646 4.247 0 7.128-3.871 7.128-9.053.003-3.918-3.317-7.568-8.361-7.568z\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"MeWe\" class=\"heateor_sss_MeWe\" href=\"https:\/\/mewe.com\/share?link=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"MeWe\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#007da1;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -3 38 38\"><g fill=\"#fff\"><path d=\"M9.636 10.427a1.22 1.22 0 1 1-2.44 0 1.22 1.22 0 1 1 2.44 0zM15.574 10.431a1.22 1.22 0 0 1-2.438 0 1.22 1.22 0 1 1 2.438 0zM22.592 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.443 0 1.221 1.221 0 0 1 2.443 0zM29.605 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.442 0 1.221 1.221 0 0 1 2.442 0zM3.605 13.772c0-.471.374-.859.859-.859h.18c.374 0 .624.194.789.457l2.935 4.597 2.95-4.611c.18-.291.43-.443.774-.443h.18c.485 0 .859.387.859.859v8.113a.843.843 0 0 1-.859.845.857.857 0 0 1-.845-.845V16.07l-2.366 3.559c-.18.276-.402.443-.72.443-.304 0-.526-.167-.706-.443l-2.354-3.53V21.9c0 .471-.374.83-.845.83a.815.815 0 0 1-.83-.83v-8.128h-.001zM14.396 14.055a.9.9 0 0 1-.069-.333c0-.471.402-.83.872-.83.415 0 .735.263.845.624l2.23 6.66 2.187-6.632c.139-.402.428-.678.859-.678h.124c.428 0 .735.278.859.678l2.187 6.632 2.23-6.675c.126-.346.415-.609.83-.609.457 0 .845.361.845.817a.96.96 0 0 1-.083.346l-2.867 8.032c-.152.43-.471.706-.887.706h-.165c-.415 0-.721-.263-.872-.706l-2.161-6.328-2.16 6.328c-.152.443-.47.706-.887.706h-.165c-.415 0-.72-.263-.887-.706l-2.865-8.032z\"><\/path><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Mix\" class=\"heateor_sss_button_mix\" href=\"https:\/\/mix.com\/mixit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"Mix\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_mix\" style=\"background-color:#ff8226;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-7 -8 45 45\"><g fill=\"#fff\"><path opacity=\".8\" d=\"M27.87 4.125c-5.224 0-9.467 4.159-9.467 9.291v2.89c0-1.306 1.074-2.362 2.399-2.362s2.399 1.056 2.399 2.362v1.204c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V4.134c-.036-.009-.082-.009-.129-.009\"\/><path d=\"M4 4.125v12.94c2.566 0 4.668-1.973 4.807-4.465v-2.214c0-.065 0-.12.009-.176.093-1.213 1.13-2.177 2.39-2.177 1.325 0 2.399 1.056 2.399 2.362v9.226c0 1.306 1.074 2.353 2.399 2.353s2.399-1.056 2.399-2.353v-6.206c0-5.132 4.233-9.291 9.467-9.291H4z\"\/><path opacity=\".8\" d=\"M4 17.074v8.438c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V12.61C8.659 15.102 6.566 17.074 4 17.074\"\/><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Whatsapp\" class=\"heateor_sss_whatsapp\" href=\"https:\/\/api.whatsapp.com\/send?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails%20https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F986\" title=\"Whatsapp\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#55eb4c;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-6 -5 40 40\"><path class=\"heateor_sss_svg_stroke heateor_sss_no_fill\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\" d=\"M 11.579798566743314 24.396926207859085 A 10 10 0 1 0 6.808479557110079 20.73576436351046\"><\/path><path d=\"M 7 19 l -1 6 l 6 -1\" class=\"heateor_sss_no_fill heateor_sss_svg_stroke\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\"><\/path><path d=\"M 10 10 q -1 8 8 11 c 5 -1 0 -6 -1 -3 q -4 -3 -5 -5 c 4 -2 -1 -5 -1 -4\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-986","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=986"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":989,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/986\/revisions\/989"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=986"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=986"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=986"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}