{"id":823,"date":"2016-06-01T00:00:59","date_gmt":"2016-05-31T22:00:59","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=823"},"modified":"2016-05-29T08:20:17","modified_gmt":"2016-05-29T06:20:17","slug":"un-dialogue-imaginaire-suite-chronique-le-plongeon-de-lhumain34","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/un-dialogue-imaginaire-suite-chronique-le-plongeon-de-lhumain34\/","title":{"rendered":"Un dialogue imaginaire (suite chronique Le plongeon de l\u2019humain)3\/4)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(Le d\u00e9but de la premi\u00e8re partie de ce texte, chronique d\u2019avril 2016, donne des explications utiles \u00e0 sa compr\u00e9hension)<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 \u00a0Le lecteur \u2013 Tu as \u00e9voqu\u00e9 des circonstances propices \u00e0 \u00ab l\u2019explosion \u00e9motionnelle \u00bb, peux-tu en dire un peu plus ?<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 \u00a0La r\u00e9ponse \u2013 Aucune circonstance n\u2019est cause profonde de la r\u00e9activation \u00e9motionnelle, grosse ou petite. La circonstance incrimin\u00e9e \u00e0 tort est en r\u00e9alit\u00e9 la chose utilis\u00e9e pour permettre et justifier les \u00e9motions et les r\u00e9actions qui nous habitent et nous encombrent quoi qu\u2019il en soit. Per\u00e7ois bien cette r\u00e9alit\u00e9 non prise en compte ordinairement !<\/p>\n<p>Quand j\u2019ai vraiment per\u00e7u que j\u2019utilise telle circonstance (ou telle personne) pour r\u00e9agir comme je r\u00e9agis, d\u2019ailleurs jusqu\u2019\u00e0 l\u2019interpr\u00e9ter (\u00e0 ma \u00ab convenance \u00bb), je ne peux plus me laisser croire qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 la cause de mon malaise et cette seule perception\/compr\u00e9hension est d\u00e9j\u00e0 d\u2019un effet incroyablement lib\u00e9rateur. La circonstance utilis\u00e9e peut \u00eatre aussi bien un coup dur qui nous tombe dessus (non pas par hasard) qu\u2019une situation qui pr\u00e9sente des aspects heureux comme on n\u2019a \u00ab jamais \u00bb v\u00e9cus jusque-l\u00e0.<\/p>\n<p>Le coup dur rappelle de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale et assez directe notre blessure principale, donc t\u00e9moignage subtil et inattendu de la fa\u00e7on dont nous nous traitons nous-m\u00eames. Voici, par exemple, que l\u2019on nous accuse \u00e0 tort, mais on pourra d\u00e9couvrir que nous nous accusons nous-m\u00eames et de fa\u00e7on bien plus \u00e2pre. Bien s\u00fbr inconsciemment, on se fait traiter comme on se traite soi-m\u00eame et le hasard ne saurait expliquer aucun coup dur. Cette r\u00e9alit\u00e9 explique d\u2019ailleurs que ce qui fait office de \u00ab coup dur \u00bb peut parfois n\u2019\u00eatre qu\u2019un souvenir ou que du penser qui divague.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><br \/>\nQuand intervient ne serait-ce qu\u2019une contrari\u00e9t\u00e9 mineure dans un contexte que nous vivons comme nous \u00e9tant plus que favorable, comme tout \u00e0 fait bienvenu, il y a potentiellement \u00ab explosion \u00e9motionnelle \u00bb. Dans ce contexte heureux, mais si inhabituel, tous les syst\u00e8mes de d\u00e9fense sont rel\u00e2ch\u00e9s et l\u2019on ne s\u2019attend plus (momentan\u00e9ment) \u00e0 croiser quelque contrari\u00e9t\u00e9 que ce soit.<\/p>\n<p>Or, selon le cas, voici que l\u2019on retrouve l\u2019abandon, la d\u00e9valorisation, la maltraitance, le rejet ou la trahison outranci\u00e8re. \u00c0 noter encore, m\u00eame en l\u2019absence de tout aspect contrariant, que vivre soudainement du \u00ab bon inhabituel \u00bb, comme \u00eatre trait\u00e9 inopin\u00e9ment \u00e0 l\u2019inverse de la fa\u00e7on dont on s\u2019est toujours senti trait\u00e9, suffit parfois pour enclencher une grosse remont\u00e9e \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>Dans les deux cas (coup dur et situation heureuse), il y a projection de son histoire et interpr\u00e9tation de ce qui est v\u00e9cu. On projette l\u2019histoire et on l\u2019interpr\u00e8te. C\u2019est pure folie, mais c\u2019est humain. En fait, tout comme l\u2019expression pure est vectrice de pr\u00e9sence, la projection est cause d\u2019\u00e9motions et de r\u00e9actions. Soit on s\u2019exprime v\u00e9ritablement, dit ce qui est, soit on projette compl\u00e8tement, dit ce qui n\u2019est pas, et les effets sont \u00e9videmment diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Percevoir et dire ce qui est, c\u2019est ou finit par \u00eatre divinement bon ! Percevoir et dire ce qui n\u2019est pas fait horriblement mal, tout de suite ! On peut tr\u00e8s bien ne m\u00eame pas ressentir le mal ordinairement, quand on projette, mais du mal se fait \u00e9prouver t\u00f4t ou tard (sous une forme ou sous une autre) et, en attendant, esp\u00e9rons que son entourage n\u2019\u00e9cope pas ! Reconnaissons aussi que, bien des fois, nous ne l\u2019\u00e9pargnons pas.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 \u00a0L. \u2013 Tout ce que tu as propos\u00e9 jusque-l\u00e0 m\u2019\u00e9claire, occasionne comme des jaillissements de lumi\u00e8re. Or, je veux \u00e9voquer un point particulier qui m\u2019appara\u00eet maintenant. J\u2019ai la nette impression que \u00ab \u00e7a pense moins \u00bb et que certaines des pens\u00e9es restantes semblent dues \u00e0 une impression ou plut\u00f4t une sensation sous-jacente, persistante, qui a bien s\u00fbr \u00e9galement toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0, \u00e0 savoir le ressenti \u00e0 la fois d\u2019une sorte de glu et d\u2019un effet tenaille, \u00e9treinte, de quelque chose qui peut en m\u00eame temps \u00eatre comme emp\u00each\u00e9 de sortir et \u00eatre retenu, voire qui se garderait bien de sortir. Je ne sais pas le d\u00e9finir mieux. C\u2019est comme la pr\u00e9sence de deux forces qui s\u2019opposent : une pouss\u00e9e et une r\u00e9tention.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, ce point-l\u00e0 m\u2019am\u00e8ne \u00e0 une question plus vaste : d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, alors que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 bien per\u00e7u et reconnu son conditionnement en tant que tel, qu\u2019est-ce qui explique que l\u2019on continue de le subir, de s\u2019y soumettre, de lui trouver un tel attrait ou qu\u2019il soit (semble) si importun, envahissant ?<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 \u00a0R. \u2013 Commen\u00e7ons par ton premier point. On a \u00e9voqu\u00e9 le fait d\u2019\u00eatre dans sa t\u00eate (ainsi que le \u00ab climat \u00e9motionnel \u00bb associ\u00e9 \u2013 voir les deux chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes). Ce que tu tentes de d\u00e9crire semble parler de la m\u00eame chose ou en \u00eatre l\u2019effet, la cons\u00e9quence. \u00ab \u00catre dans sa t\u00eate \u00bb, c\u2019est une formule, mais elle n\u2019est pas anodine. Elle n\u2019est pas vide de sens, d\u2019implications, et elle implique en effet des cons\u00e9quences. Il est question d\u2019un isolement, d\u2019un auto-isolement, d\u2019un enfermement qui peut fort bien \u00eatre \u00e9voqu\u00e9 comme tu l\u2019as fait, m\u00eame si d\u2019autres emploieront certainement d\u2019autres mots et images.<\/p>\n<p>\u00c0 partir du v\u00e9cu \u00e9prouvant, pour nous prot\u00e9ger ou du fait d\u2019autres r\u00e9actions, nous nous sommes renfrogn\u00e9s ; nous nous sommes contract\u00e9s, nous nous sommes retir\u00e9s ; nous avons m\u00eame pu nous \u00e9vader ou nous anesth\u00e9sier. C\u2019est comme dire que la conscience que nous sommes s\u2019est fig\u00e9e, agglutin\u00e9e, concentr\u00e9e dans un int\u00e9rieur imaginaire et assimil\u00e9 au corps. Nous nous sommes brid\u00e9s, r\u00e9duits, limit\u00e9s\u2026 Et \u00e0 certains moments, nous pouvons en effet \u00e9prouver les sensations qui d\u00e9coulent de ce conditionnement mis en place, \u00e9prouver de la pression et de l\u2019\u00e9troitesse, de l\u2019adh\u00e9rence et de l\u2019enfermement\u2026<\/p>\n<p>Et parce que la conscience que nous sommes s\u2019est ainsi contract\u00e9e, comme compact\u00e9e, pour nous en lib\u00e9rer ou nous lib\u00e9rer des sensations inconfortables et autres conditions de vie cons\u00e9cutives, nous avons grandement besoin, disons d\u2019un \u00e9panouissement de conscience ou encore de sortir de notre t\u00eate, m\u00eame \u00ab de notre corps \u00bb. Ledit \u00e9panouissement ou la sortie du corps se produit notamment par la conscience du monde qui nous entoure, de l\u2019ext\u00e9rieur, des autres, de l\u2019univers. Pour le dire encore autrement, il nous faut nous ouvrir, aller vers en conscience, nous exprimer, donner et demander. La conscience qui se manifeste ainsi est celle qui \u00e9tait emprisonn\u00e9e et qui ne l\u2019est plus alors.<\/p>\n<p>Associ\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9largissement de conscience, des actes sont et seront pos\u00e9s, bien s\u00fbr, mais il s\u2019agit avant tout d\u2019un \u00ab \u00e9tat d\u2019esprit \u00bb ou d\u2019un changement de conscience. Ici et maintenant, tu peux \u00eatre et rester plus ou moins pris par quelque sensation ou ambiance interne, conscience alors limit\u00e9e, ou bien avoir \u00ab toutes tes antennes ouvertes \u00bb du fait d\u2019\u00eatre conscient de tout ton environnement, de l\u2019univers, du fait de te savoir uni \u00e0 l\u2019univers, de faire un avec le tout, du fait d\u2019avoir cess\u00e9 de te croire seul, du fait de ne plus tenir au retrait, \u00e0 l\u2019auto-isolement, etc. En fait, le flot de conscience est, soit bloqu\u00e9, stagnant, alors limit\u00e9 et limitant, soit libre, englobant, alors \u00e9panoui et \u00e9panouissant.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi est lanc\u00e9e l\u2019invitation \u00e0 l\u2019\u00e9veil, \u00e0 la pr\u00e9sence. Il s\u2019agit de \u00ab devenir \u00bb pr\u00e9sent, de manifester la pr\u00e9sence, d\u2019\u00eatre pr\u00e9sence, d\u2019\u00eatre\u2026 un peu plus alors \u00e0 l\u2019exclusion ou ind\u00e9pendamment de l\u2019activit\u00e9 mentale. Or, comme tu le rel\u00e8ves, on continue pourtant de subir son conditionnement que l\u2019on a pu d\u00e9sormais identifier. Beaucoup de ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 dit r\u00e9pond en partie \u00e0 la question plus large que tu as pos\u00e9e, mais on peut tenter d\u2019en dire davantage.<\/p>\n<p>C\u2019est un peu comme si le conditionnement avait son propre dynamisme. Une simple pens\u00e9e ne surgit-elle pas de fa\u00e7on dynamique ? D\u2019ailleurs, c\u2019est essentiellement \u00e0 travers le mental (les pens\u00e9es) que le conditionnement semble s\u2019imposer. Certes, il est aussi constitu\u00e9 de douleurs profondes, celles qui n\u2019ont pu \u00eatre exprim\u00e9es, et ces derni\u00e8res colorent ou influencent les pens\u00e9es. Les douleurs englobent l\u2019effet des traitements endur\u00e9s, la honte, la culpabilit\u00e9 et la peur qui en ont r\u00e9sult\u00e9. Il s\u2019agit (selon moi) du \u00ab corps de douleurs \u00bb (painbody) dont nous parle Eckhart Tolle.<\/p>\n<p>Il semble qu\u2019il faille que le douloureux soit consum\u00e9, se fasse conna\u00eetre, reconna\u00eetre, sorte, remonte, jusqu\u2019\u00e0 travers l\u2019attraction dans ce sens de circonstances \u00e9prouvantes. Il y a donc une grosse pression, mais il y a aussi une r\u00e9sistance qui est longtemps plus \u00e9norme encore. Il y a donc pression et r\u00e9sistance. On peut douter de la pression, avoir du mal \u00e0 la ressentir, mais la r\u00e9sistance est ordinairement admise. Or, s\u2019il y a r\u00e9sistance, n\u2019est-ce pas qu\u2019il y a aussi pression, remont\u00e9e ? Pression et r\u00e9sistance sont en conflit, forment un conflit (le d\u00e9finissent m\u00eame) et ce conflit durera aussi longtemps que la r\u00e9sistance sera maintenue.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, ce conflit se cristallise ou se manifeste dans tous nos vieux sch\u00e9mas psychiques. Comme on l\u2019a dit, on attend le meilleur en s\u2019attendant au pire ; on veut co\u00fbte que co\u00fbte, tout \u00e9chauff\u00e9, et l\u2019on re\u00e7oit avec froideur ; On se pr\u00e9tend meilleur ou le laisse croire et l\u2019on ne cesse de se d\u00e9nigrer en silence ; on veut avec la conviction de ne pas pouvoir (autre contradiction)\u2026 On est fait de contradictions, de forces contraires, conflictuelles. Et voici peut-\u00eatre la pire contradiction (contradiction seulement en apparence, comme les autres) : on s\u2019\u00e9vertue \u00e0 \u00eatre une personne exemplaire, ne serait-ce qu\u2019\u00e0 ses propres yeux, et l\u2019on culpabilise en fait de fa\u00e7on irr\u00e9m\u00e9diable et plut\u00f4t inconsciente. Il y a l\u00e0 une vraie bombe \u00e0 retardement.<\/p>\n<p>Tous ces ph\u00e9nom\u00e8nes contradictoires mettent en \u0153uvre des forces qui s\u2019opposent : des actions ou r\u00e9actions et des contre-r\u00e9actions. \u00c0 en croire la physique, la force de la pression est \u00e9gale \u00e0 celle de la r\u00e9sistance. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne donne du sens \u00e0 la citation jungienne transpos\u00e9e : \u00ab Plus \u00e7a r\u00e9siste et plus \u00e7a persiste \u00bb. S\u2019amplifiant les unes les autres, les forces qui s\u2019opposent expliquent la p\u00e9rennit\u00e9 ou la continuit\u00e9 de ce qu\u2019il convient d\u2019appeler ici l\u2019exp\u00e9rience conflictuelle. La r\u00e9sistance ne cause pas seulement la persistance, mais elle renforce ce \u00e0 quoi elle s\u2019oppose, doit donc elle-m\u00eame se faire plus forte ou plus maline. Ce qui est malin est \u00e0 la fois astucieux et d\u00e9moniaque, nous indique le dictionnaire. Il est ici question de la r\u00e9sistance psychologique et \u00e9go\u00efque.<\/p>\n<p>Ici, peux-tu percevoir qu\u2019au lieu de la r\u00e9sistance, qui doit d\u2019abord \u00eatre reconnue, une autre attitude gagne \u00e0 \u00eatre adopt\u00e9e. Dans les arts martiaux, on reconna\u00eet que l\u2019on rompt l\u2019\u00e9quilibre (force \u00e9gale de la pouss\u00e9e et de la r\u00e9sistance) et que l\u2019on fait chuter son adversaire en ajoutant \u00e0 la force de la pouss\u00e9e de l\u2019adversaire la force de sa propre tir\u00e9e. Autrement dit, il n\u2019y a pas r\u00e9sistance et l\u2019on va dans le sens de ce qui se pr\u00e9sente, de ce qui arrive. On suit le mouvement. C\u2019est une repr\u00e9sentation martiale de l\u2019accueil, de l\u2019acceptation et de l\u2019efficacit\u00e9 : laisser venir \u00e0 soi ce qui se pr\u00e9sente (remonte) au point m\u00eame de l\u2019aider.<\/p>\n<p>Venons-en alors \u00e0 l\u2019ultime r\u00e9sistance et \u00e0 ce que je peux t\u2019apporter ici de plus \u00ab pr\u00e9cieux \u00bb, de plus important sur le plan de la compr\u00e9hension. Notre conditionnement ou le conditionnement que nous disons n\u00f4tre continue de s\u2019imposer encore et encore, parce que nous r\u00e9sistons, au-del\u00e0 de ce que nous pourrions imaginer, \u00e0 percevoir clairement ou pleinement l\u2019identification au conditionnement, \u00e0 son personnage central, \u00e0 l\u2019histoire repr\u00e9sent\u00e9e. Nous r\u00e9sistons \u00e0 percevoir cette identification, elle ne peut donc pas \u00eatre abandonn\u00e9e et ce que nous endurons en sont les cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Tu y es encore identifi\u00e9 \u00e0 un degr\u00e9 ou \u00e0 un autre, mais tu n\u2019es pas ton corps, tes sensations, \u00e9motions, pens\u00e9es, tendances, actions, r\u00e9actions, r\u00e9alisations, etc. L\u2019identification perd petit \u00e0 petit de sa force au gr\u00e9 de l\u2019observation, mais elle demeure longtemps de fa\u00e7on de plus en plus subtile. Par exemple, quand tu es pris par quoi que ce soit et d\u2019autant plus une r\u00e9action ou une \u00e9motion, m\u00eame si tu devais te dire \u00ab je ne suis pas \u00e7a, moi \u00bb, tu t\u00e9moignerais de l\u2019identification persistante. Si tu n\u2019es pas \u00e7a, toi, c\u2019est que tu es autre chose, que tu tiens \u00e0 \u00eatre autre chose, ce qu\u2019indique le \u00ab moi \u00bb.<\/p>\n<p>On est devenu conscient d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 \u00e0 quelqu\u2019un qui \u2026 et l\u2019on cherche subtilement \u00e0 s\u2019identifier \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre qui \u2026 (le contraire). Le probl\u00e8me est l\u2019identification \u00e0 quelqu\u2019un, qui que ce soit, parce que l\u2019on n\u2019est pas quelqu\u2019un. Le \u00ab je ne suis pas \u00e7a, moi \u00bb pourrait \u00eatre remplac\u00e9 un temps par quelque chose comme \u00ab ce n\u2019est pas vrai que je suis \u00e7a \u00bb. Le \u00ab mensonge \u00bb est \u00e0 reconna\u00eetre et il n\u2019y a rien \u00e0 mettre \u00e0 la place, rien d\u2019autre qui parle d\u2019actions, de fonctions, d\u2019attitudes, d\u2019intentions.<\/p>\n<p>On est positionn\u00e9 depuis si longtemps et de fa\u00e7on si fermement enracin\u00e9e comme si l\u2019on \u00e9tait le personnage qui souffre ou qui vit ce qui est v\u00e9cu qu\u2019il nous est longtemps impossible de nous rendre compte que ce mensonge ou cette erreur est le probl\u00e8me primordial, qu\u2019elle fait mal. Imaginez un automobiliste qui tue un cycliste du seul fait d\u2019une imprudence de celui-ci et qui passe sa vie \u00e0 se culpabiliser, \u00e0 se faire du mal. Il s\u2019identifie ici \u00e0 un tueur alors qu\u2019il n\u2019en est rien. Du fait de l\u2019identification, on cause du tort \u00e0 soi-m\u00eame comme \u00e0 autrui. Si l\u2019on s\u2019identifie \u00e0 une bonne personne, on souffrira d\u00e8s que cela sera remis en question ou ne pourra pas \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 dans ses actes selon ses crit\u00e8res\u2026<\/p>\n<p>Tu es la conscience, ce qui est conscient, la pr\u00e9sence, l\u2019\u00eatre ; tu es. Tu as d\u00e9j\u00e0 entendu ces mots, mais \u00ab Le mot n\u2019est pas la chose \u00bb, comme disait Krishnamurti. Je ne pourrais le d\u00e9finir mieux et je peux juste tenter de t\u2019inviter \u00e0 t\u2019approcher de ce que tu es, \u00e0 le rencontrer ou, pour mieux dire, \u00e0 \u00eatre ce que tu es, \u00e0 \u00eatre en conscience directe ce que tu es. On dit aussi que tu es l\u2019espace ou le silence int\u00e9rieur et poursuivons \u00e0 partir de cette autre analogie.<\/p>\n<p>Que reste-t-il de l\u2019espace d\u2019un parking bond\u00e9 de voitures quand toutes les voitures sont parties ? Ce m\u00eame espace demeure, bien s\u00fbr, pourra accueillir d\u2019autres voitures ou devenir un petit parc fleuri. Je ne t\u2019invite pas, surtout pas, \u00e0 t\u2019identifier \u00e0 cet espace, mais je veux ici \u00e9voquer le parall\u00e8le entre la neutralit\u00e9 de l\u2019espace physique, ind\u00e9pendamment de ce que l\u2019on en fait, et ce que tu es et qui demeure intact, pur, ind\u00e9pendamment des pens\u00e9es et de toutes les manifestations. De plus, les yeux clos, si tu restes visuel et per\u00e7ois des images, que reste-t-il quand elles disparaissent ? Ce qui per\u00e7oit, ce qui est conscient !<\/p>\n<p>Que reste-t-il ou que se passe-t-il quand le bruit, le brouhaha de ton environnement cesse soudainement ? Le silence, bien s\u00fbr ! Je ne t\u2019invite pas, surtout pas, \u00e0 t\u2019identifier \u00e0 ce silence, m\u00eame s\u2019il \u00e9voque ou symbolise certainement un aspect de la pr\u00e9sence. Simplement, per\u00e7ois ou rappelle-toi la possibilit\u00e9 du calme, de la tranquillit\u00e9, d\u2019autant plus si tu l\u2019as d\u00e9j\u00e0 reconnue dans la nature, par exemple. Le silence est probablement plus inspirant que le bruit et ce que tu es inspire plus encore. De plus, sans le moindre son, il reste ce qui entend, ce qui est conscient. Ne pense pas \u00e0 cela, fais-en l\u2019exp\u00e9rience !<\/p>\n<p>Quand tu es allong\u00e9 dans ton lit, par exemple, alors que tu veux m\u00e9diter, que se passe-t-il quand tu observes le silence autour de toi, la nuit, et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ? Personnellement, plus je l\u2019observe et plus je per\u00e7ois un grand apaisement, mais m\u00eame si elles se font plus rares, si elles se bousculent moins, des pens\u00e9es vagabondes viennent encore occuper l\u2019espace ou faire un peu de bruit, si l\u2019on peut dire.<\/p>\n<p>M\u00eame si elle n\u2019appelle pas de r\u00e9ponse verbale, veille \u00e0 recevoir mieux encore la derni\u00e8re question ! Il y a l\u00e0 des pens\u00e9es, plus ou moins, comme il y a des voitures ou des fleurs dans notre espace choisi et du bruit dans la caf\u00e9t\u00e9ria, mais que reste-t-il en l\u2019absence de toute pens\u00e9e ? Aie ton attention sur \u00ab l\u00e0 \u00bb d\u2019o\u00f9 \u00e9mergent les pens\u00e9es, les pens\u00e9es ne sont plus \u00ab l\u00e0 \u00bb, ne serait-ce qu\u2019une seconde, mais \u00ab l\u00e0 \u00bb ne demeure-t-il pas ? Comme tu peux maintenir ton attention sur l\u00e0 d\u2019o\u00f9 les voitures sont parties, sur l\u00e0 o\u00f9 le bruit a cess\u00e9, accorde-la un instant \u00e0 l\u00e0 d\u2019o\u00f9 n\u2019\u00e9mergent momentan\u00e9ment plus de pens\u00e9es.<\/p>\n<p>Quand les objets sont retir\u00e9s, reste l\u2019espace. Quand le bruit a cess\u00e9, reste le silence. Quand les pens\u00e9es se sont estomp\u00e9es, reste\u00a0 \u2026 (\u00ab l\u00e0 \u00bb) ! C\u2019est \u00e0 v\u00e9rifier et non pas \u00e0 nommer car c\u2019est ce que tu es et que je suis. Quand tu le per\u00e7ois, en fait, tu ne le per\u00e7ois pas, tu ne le per\u00e7ois pas comme tu per\u00e7ois l\u2019espace physique laiss\u00e9 vide ou le silence environnant et dans ton corps, car \u00e0 ce moment-l\u00e0, tu l\u2019es, tu l\u2019es sciemment.<\/p>\n<p>\u00c0 ce moment-l\u00e0, sans bruit, sans image, tu n\u2019es plus conscient de ceci ou de cela, d\u2019une chose ou d\u2019une autre, mais tu es juste conscient, puis conscient d\u2019\u00eatre conscient. \u00catre conscient d\u2019\u00eatre conscient, c\u2019est \u00eatre conscient de soi-m\u00eame, non plus en tant que \u00ab soi historique \u00bb, mais en tant que ce que l\u2019on est en essence, la conscience.<\/p>\n<p>Et de \u00ab l\u00e0 \u00bb ou de ce que tu es, \u00e9mergent les pens\u00e9es, les id\u00e9es, les intuitions, les inspirations, par exemple, mais aussi les synchronicit\u00e9s, les pr\u00e9monitions, la t\u00e9l\u00e9pathie, tout ce qui r\u00e9v\u00e8le potentiellement qu\u2019il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence ni s\u00e9paration entre \u00ab l\u00e0 \u00bb chez toi et \u00ab l\u00e0 \u00bb chez moi ou \u00ab l\u00e0 \u00bb chez quiconque. On parle de la conscience Une et c\u2019est \u00ab l\u00e0 \u00bb qu\u2019on la v\u00e9rifie. Avec cette conscience, on ne cantonne plus dans sa t\u00eate \u00ab ce qu\u2019il reste \u00bb quand cesse les pens\u00e9es, ce qui serait (\u00e9tait) encore identificatoire.<\/p>\n<p>Ajoutons que, de m\u00eame que s\u2019il n\u2019y avait pas l\u2019espace, il n\u2019y aurait pas les fleurs ni les voitures, de m\u00eame que s\u2019il n\u2019y avait pas le silence, il n\u2019y aurait pas le son, s\u2019il n\u2019y avait pas \u00ab l\u00e0 \u00bb, il n\u2019y aurait rien, ni la conscience des pens\u00e9es, ni les pens\u00e9es, ni aucune manifestation. Si tu n\u2019\u00e9tais pas, rien d\u2019autre ne serait. Il y a \u00ab l\u00e0 \u00bb, l\u2019essentiel, et nous fonctionnons comme s\u2019il n\u2019en \u00e9tait rien. C\u2019est une r\u00e9alisation potentiellement bouleversante, transformatrice et lib\u00e9ratrice.<\/p>\n<p>Le \u00ab silence \u00bb qui finit par suivre la question \u00ab qui suis-je \u00bb, qui est en v\u00e9rit\u00e9 l\u2019\u00e9tat sans pens\u00e9es, est donc \u00ab l\u00e0 \u00bb, la r\u00e9ponse. (\u00c0 suivre)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Le d\u00e9but de la premi\u00e8re partie de ce texte, chronique d\u2019avril 2016, donne des explications utiles \u00e0 sa compr\u00e9hension) &#8211;\u00a0\u00a0 \u00a0Le lecteur \u2013 Tu as \u00e9voqu\u00e9 des circonstances propices \u00e0 \u00ab l\u2019explosion \u00e9motionnelle \u00bb, peux-tu en dire un peu plus <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/un-dialogue-imaginaire-suite-chronique-le-plongeon-de-lhumain34\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" 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