{"id":1403,"date":"2025-06-01T22:08:46","date_gmt":"2025-06-01T20:08:46","guid":{"rendered":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1403"},"modified":"2025-06-17T10:44:17","modified_gmt":"2025-06-17T08:44:17","slug":"notre-realite-profonde-la-presence-la-conscience-lamour-le-bonheur-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/notre-realite-profonde-la-presence-la-conscience-lamour-le-bonheur-6\/","title":{"rendered":"Notre r\u00e9alit\u00e9 profonde : la Pr\u00e9sence, la Conscience, l\u2019Amour, le Bonheur 6\/6"},"content":{"rendered":"<p>Les chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes informent du choix r\u00e9dactionnel pour ces derni\u00e8res publications \u2013 des dialogues imaginaires. Et si vous voulez mettre dans la \u00ab\u00a0bouche de l\u2019interlocuteur\u00a0\u00bb vos propres mots et questions, ils seront bienvenus\u00a0!)<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>INTERLOCUTEUR \u2013 Tu as d\u00e9j\u00e0 dit que nous nous infligeons nous-m\u00eames ce que nous d\u00e9plorons, que nous le maintenons ou m\u00eame nous l\u2019attirons. Cela peut sembler extr\u00eame, mais j\u2019y vois un aspect tr\u00e8s positif\u00a0: s\u2019il s\u2019av\u00e8re que je me traite moi-m\u00eame comme je me suis senti trait\u00e9, ce que tu ne te lasses pas de r\u00e9p\u00e9ter, je peux aussi cesser de le faire. Ce qui pourrait m\u2019aider, me semble-t-il, cela devrait \u00eatre de conscientiser mieux la fa\u00e7on dont je me traite moi-m\u00eame effectivement. Comment est-ce que j\u2019agis \u00e0 mon encontre\u00a0? Qu\u2019est-ce que je fais contre mon propre bien-\u00eatre\u00a0? Peux-tu m\u2019\u00e9clairer un peu plus\u00a0?<\/p>\n<p>EXP\u00c9RIENCE \u2013 Excellente id\u00e9e\u00a0! Allons-y directement\u00a0: accorde-toi un peu de temps et mets par \u00e9crit la fa\u00e7on dont tu te sens ou t\u2019es senti trait\u00e9 par les personnes avec qui tu as \u00e9t\u00e9 en conflit ou \u00e9prouv\u00e9 un certain malaise. \u00ab\u00a0Par lui, elle, eux, je me suis senti \u2026 (n\u00e9glig\u00e9, ridiculis\u00e9, accabl\u00e9, ignor\u00e9, abus\u00e9\u2026). Les mots entre parenth\u00e8ses sont des exemples, trouve les tiens (des verbes). Dans ta liste, n\u2019oublie pas tes parents et les personnes qui ont \u00e9t\u00e9 des figures d\u2019autorit\u00e9 dans ton enfance. Au passage, si tu ne prends pas le temps de te pr\u00eater \u00e0 ce petit exercice, \u00e0 toi seul de v\u00e9rifier si cela n\u2019est pas d\u00e9j\u00e0 une mani\u00e8re de \u00ab\u00a0te traiter mal\u00a0\u00bb\u00a0: ne pas t\u2019accorder du temps peut \u00eatre \u00e9gal \u00e0 te n\u00e9gliger\u2026 On s\u2019oublie ou peut s\u2019oublier soi-m\u00eame en de nombreuses circonstances, et l\u2019on en paie le prix.<\/p>\n<p>Ensuite, admettons par exemple que tu te sentes souvent rabaiss\u00e9, ce que tu pourrais avoir not\u00e9 dans ton exercice. Pose-toi alors cette question\u00a0: \u00ab\u00a0Ne se pourrait-il pas que j\u2019aie tendance \u00e0 me d\u00e9valoriser\u00a0? Quand, en quelle circonstance est-ce que je peux me d\u00e9valoriser moi-m\u00eame\u00a0?\u00a0\u00bb Et si tu tiens \u00e0 voir la v\u00e9rit\u00e9 \u2013 la tienne \u2013 pose aussi la question aux gens de confiance de ton entourage\u00a0: \u00ab\u00a0Pourrais-tu me dire si j\u2019ai tendance \u00e0 me rabaisser, \u00e0 me d\u00e9valoriser (\u00e0 me \u2026) et en quelles circonstances\u00a0?\u00a0\u00bb Oui, si tu es sinc\u00e8rement dispos\u00e9 \u00e0 voir, tu verras\u00a0! (Plus je regarde, plus j\u2019ajuste mon regard, plus je vois \u2013 y compris sans les yeux.)<\/p>\n<p>En fait, nous nous faisons \u00e0 nous-m\u00eames ce que nous ne voudrions pas qu\u2019on nous fasse, ce que certains nous font ou nous ont fait, ce que nous craignons d\u2019endurer, parce que nous nous traitons comme nous nous sommes sentis trait\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but de notre vie. Or, tr\u00e8s souvent, la seule fa\u00e7on de nous exprimer dit elle-m\u00eame que nous sommes l\u2019auteur (voire le bourreau) et la victime de nous-m\u00eames. Quand tu me dis, par exemple, \u00ab\u00a0je m\u2019\u00e9nerve\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0je me ronge les sangs\u00a0\u00bb, ne me parles-tu pas de ce que tu te fais \u00e0 toi-m\u00eame\u00a0? Rassure-toi tu n\u2019es pas le seul de ton esp\u00e8ce\u00a0! J\u2019ai vu bien des fois que je m\u2019apitoyais sur mon sort. Pour m\u2019amuser un peu, j\u2019ajoute pour moi-m\u00eame, donc en souriant\u00a0: \u00ab\u00a0Et tu n\u2019avais rien de mieux \u00e0 faire\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On est m\u00eame capable de proclamer, sans conscience de l\u2019implication\u00a0: \u00ab\u00a0Je me rends malade\u00a0\u00bb. Oui, on le fait. On ne fait pas que le dire, on se rend r\u00e9ellement malade\u00a0! Alors, en toute conscience, allons-nous continuer\u00a0? Ce qui est fascinant \u2014 et tragique \u2014 dans cette m\u00e9canique, c\u2019est qu\u2019elle peut reposer sur une intention de protection. Par exemple, un enfant humili\u00e9 peut apprendre \u00e0 se rabaisser lui-m\u00eame pour ne plus \u00eatre surpris. S\u2019il est rejet\u00e9, il peut finir par se rejeter lui-m\u00eame, croyant ainsi \u00e9viter la douleur du rejet \u00e0 venir. Si l\u2019on se place ou se maintient soi-m\u00eame dans la situation qui fait mal, on aura moins mal du fait d\u2019y \u00eatre soumis une fois de plus. C\u2019est un paradoxe profond : dans ce cas, nous reproduisons la blessure pour \u00e9viter de la revivre\u2026 mais en la revivant donc sans cesse.<\/p>\n<p>S\u2019ennuyer, se tourmenter, se culpabiliser\u2026 ce genre de verbes pronominaux traduisent une forme de mise en boucle du mal, devenue autonome, comme si la blessure initiale n\u2019avait plus besoin d\u2019ennemi ext\u00e9rieur\u00a0: nous avons pris le relais. Et pourtant, ces formes de souffrance ont ceci de bouleversant qu\u2019elles montrent une tentative d\u2019agir, de faire quelque chose avec la douleur, de la canaliser, de la rendre supportable, m\u00eame \u00e0 son d\u00e9triment. D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat immense de les nommer : le \u00ab\u00a0mal\u00a0\u00bb une fois nomm\u00e9, on peut commencer \u00e0 en sortir.<\/p>\n<p>Il y a bien des expressions que nous \u00e9non\u00e7ons presque machinalement, sans conscience de leur port\u00e9e auto-inflig\u00e9e, des tournures si banales, si culturellement admises, qu\u2019elles passent sous le radar, alors m\u00eame qu\u2019elles r\u00e9v\u00e8lent une violence subtile que nous nous faisons \u00e0 nous-m\u00eames, disent la mani\u00e8re dont nous nous traitons nous-m\u00eames, sans jamais en mesurer le poids. Ces expressions courantes, dites \u00e0 la premi\u00e8re personne, auto-dirig\u00e9es, souvent sans recul, m\u00e9ritent bien qu\u2019on s\u2019y arr\u00eate un peu\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Je me prends la t\u00eate\u00a0; je me fais du mauvais sang\u00a0; je broie du noir\u00a0; je m\u2019en veux\u00a0; je me fais du souci\u00a0; je m\u2019inqui\u00e8te (pour un rien)\u00a0; je me stresse (sans arr\u00eat)\u00a0; je me casse la t\u00eate\u00a0; je me fais des films\u00a0; je me torture l\u2019esprit\u00a0; je me pourris la vie\u00a0; je me juge tout le temps\u00a0; je me fais honte\u00a0; je me culpabilise\u00a0; je me fais passer pour un idiot\u00a0; je me trouve nul\u00a0;  je suis trop b\u00eate\u00a0; je suis un boulet\u00a0; je me mets la pression\u00a0; je me mets dans tous mes \u00e9tats\u00a0; je me prends pour un incapable\u00a0; je me cr\u00e9e des probl\u00e8mes\u2026 (Et pour toi-m\u00eame, c\u2019est quoi\u00a0?)<\/p>\n<p>En nous exprimant de la sorte, nous croyons parler de ce que nous vivons, mais en r\u00e9alit\u00e9, nous parlons de ce que nous nous infligeons. Et nous le faisons avec une telle spontan\u00e9it\u00e9 que nous n\u2019en percevons pas le sens. Nous disons \u00ab\u00a0je me prends la t\u00eate\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je me tracasse\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je m\u2019en veux\u00a0\u00bb, comme si cela n\u2019\u00e9tait l\u00e0 que de simples \u00e9tats d\u2019\u00e2me, alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9, ce sont des actes auto-inflig\u00e9s.<\/p>\n<p>Chaque \u00ab\u00a0je me \u2026\u00a0\u00bb r\u00e9v\u00e8le sans le dire l\u2019id\u00e9e que le tourment vient de nous, et c\u2019est vrai, non pas que nous en serions coupables, mais, comme je l\u2019ai rappel\u00e9, parce que nous avons h\u00e9rit\u00e9 de mani\u00e8res de nous traiter qui nous maintiennent dans la douleur. Nous avons copi\u00e9 la mani\u00e8re de nous inqui\u00e9ter sur celle dont on a \u00e9t\u00e9 inqui\u00e9t\u00e9. On se juge comme on a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9\u00a0; on s\u2019en veut comme on nous l\u2019a fait sentir. Ces petites phrases, anodines en apparence, sont les traces parl\u00e9es d\u2019un rapport \u00e0 soi charg\u00e9. Elles t\u00e9moignent d\u2019une relation int\u00e9rieure que nous n\u2019avons pas choisie en conscience. Elles sont les r\u00e9pliques de voix anciennes, voix int\u00e9rieures form\u00e9es par la peur, la honte, la culpabilit\u00e9, la comparaison\u2026 le regard d\u2019autrui.<\/p>\n<p>Et pourtant, les entendre avec une conscience neuve, c\u2019est entrevoir qu\u2019un autre lien \u00e0 soi est possible, un lien qui cesse d\u2019\u00eatre punitif, inquiet, exigeant. En effet, si l\u2019on peut dire \u00ab\u00a0je me fais du souci\u00a0\u00bb, on peut aussi, un jour, dire : \u00ab\u00a0je me fais du bien\u00a0\u00bb. Qui pourrait donc nous emp\u00eacher de dire\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019aime l\u2019id\u00e9e que l\u2019harmonie touche tous les domaines de mon existence\u00a0\u00bb\u00a0? Eh oui, \u00ab\u00a0soi-m\u00eame\u00a0!\u00a0\u00bb, avec un \u00ab\u00a0je m\u2019emp\u00eache d\u2019\u00eatre heureux\u00a0\u00bb, maintenu depuis fort longtemps.<\/p>\n<p>Reconna\u00eetre ces expressions comme des gestes r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, des r\u00e9flexes qui \u00e9chappent \u00e0 notre contr\u00f4le, est une premi\u00e8re \u00e9tape essentielle. Mais cela ne suffit pas. En prendre conscience, c\u2019est d\u2019abord mettre en lumi\u00e8re un processus qui se d\u00e9roule souvent dans l\u2019ombre de notre esprit. Le simple fait de l\u2019observer nous permet de commencer \u00e0 en sortir. Il nous faut savoir que ce que nous nous disons \u00e0 nous-m\u00eames chaque jour, a un pouvoir bien plus grand qu\u2019on ne le croit. Les mots que nous utilisons fa\u00e7onnent notre exp\u00e9rience de nous-m\u00eames, nous ancrent dans des sch\u00e9mas de pens\u00e9e, des r\u00e9actions \u00e9motionnelles, parfois m\u00eame des comportements qui ne nous servent plus. Par exemple, quand nous disons \u00ab\u00a0je me prends la t\u00eate\u00a0\u00bb, nous validons l\u2019id\u00e9e que nos pr\u00e9occupations sont l\u00e9gitimes, sans jamais nous interroger sur leur bien-fond\u00e9. Ces mots deviennent des automatismes qui nous \u00e9loignent de la possibilit\u00e9 de choix.<\/p>\n<p>Ainsi, apr\u00e8s la prise de conscience, il pourrait \u00eatre tr\u00e8s utile de remettre en question nos habitudes verbales, et surtout en quelque sorte, de les \u00ab\u00a0reprogrammer\u00a0\u00bb. Si nous avons pris l\u2019habitude de nous inqui\u00e9ter, de nous culpabiliser, de nous juger, nous pouvons aussi aspirer \u00e0 changer ce langage int\u00e9rieur pour qu\u2019il nous soutienne plut\u00f4t que de nous abattre. Et juste aspirer \u00e0 cela, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 commencer \u00e0 mieux se traiter.<\/p>\n<p>INT. \u2013 Je sais l\u2019importance de l\u2019observation, de la reconnaissance et du plein accueil, mais peut-on envisager quelque chose qui pourrait aussi contribuer au basculement\u00a0?<\/p>\n<p>EXP. \u2013 \u00c0 partir de l\u2019observation, en effet, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 identifier les sch\u00e9mas r\u00e9currents de notre discours int\u00e9rieur. Lorsque nous nous entendons dire des phrases comme \u00ab\u00a0je me fais du souci\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je me fais du mauvais sang\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0je me fais des films\u00a0\u00bb, il s\u2019agit de s\u2019arr\u00eater et de se demander : \u00ab\u00a0Pourquoi ? Est-ce vraiment utile ?\u00a0\u00bb Ce n\u2019est pas tant que l\u2019inqui\u00e9tude ou l\u2019angoisse sont \u00e0 bannir, mais plut\u00f4t qu\u2019elles ne doivent pas rester notre mode de fonctionnement habituel. Elles sont surtout \u00e0 reconna\u00eetre comme telles, au lieu de rester un contenu enrichi de jour en jour. Par exemple, au lieu de \u00ab\u00a0je me d\u00e9sesp\u00e8re\u00a0\u00bb, le d\u00e9sespoir d\u00e9j\u00e0 en soi peut ou m\u00eame doit \u00eatre reconnu en tant que douleur pure, puis pleinement accueilli. Tu connais d\u00e9j\u00e0 les effets du plein accueil\u2026<\/p>\n<p>Une fois cette \u00e9tape de prise de conscience franchie, ne serait-ce que pour un instant, on peut (au besoin) substituer ces phrases par des alternatives plus bienveillantes et constructives. Par exemple, au lieu de dire \u00ab\u00a0je me tracasse\u00a0\u00bb et de le revendiquer, on pourrait se dire : \u00ab\u00a0je me dispose \u00e0 trouver une solution \u00e0 ce qui me pr\u00e9occupe.\u00a0\u00bb Cela ouvre l\u2019espace \u00e0 l\u2019action, \u00e0 l\u2019inspiration, et non plus \u00e0 la rumination inutile.<\/p>\n<p>Par ailleurs, nous avons tendance \u00e0 \u00eatre plus durs avec nous-m\u00eames qu\u2019avec autrui. Si l\u2019un de nos amis se disait constamment \u00ab\u00a0je suis nul\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je me d\u00e9teste\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0je me fais du mauvais sang\u00a0\u00bb, que ferions-nous ? Ne lui offririons-nous pas des mots de r\u00e9confort et des conseils bienveillants\u00a0? Pourquoi ne pas appliquer cela \u00e0 soi-m\u00eame ? (Petit rappel sans discours\u00a0: \u00ab\u00a0Aide-toi et le Ciel t\u2019aidera\u00a0\u00bb.) La bienveillance envers soi ne signifie pas l\u2019auto-indulgence ou l\u2019acceptation des mauvaises habitudes, mais plut\u00f4t l\u2019absence de jugement s\u00e9v\u00e8re. Cela implique de traiter nos erreurs avec compr\u00e9hension, nos faiblesses avec douceur et nos moments de doute avec patience. En changeant la mani\u00e8re dont nous nous parlons, nous pouvons peu \u00e0 peu changer la mani\u00e8re dont nous nous vivons et dont nous vivons.<\/p>\n<p>\t\u2022\tSe traiter avec amour, patience et compr\u00e9hension, c\u2019est peut-\u00eatre la plus grande des libert\u00e9s.<\/p>\n<p>INT. \u2013 Tout cela m\u2019inspire, m\u00eame si mon dialogue int\u00e9rieur personnel semble impliquer davantage les autres que moi-m\u00eame. Je peux les juger, les accuser, \u00e9tablir des listes de preuves de leurs attitudes avilissantes ou simplement malveillantes. Je ne le revendique pas, c\u2019est manifestement ce que j\u2019ai encore \u00e0 d\u00e9passer\u00a0! <\/p>\n<p>EXP. &#8211; D\u00e9j\u00e0, tu en es conscient, c\u2019est magnifique, et ne pas le revendiquer contribue au d\u00e9passement auquel tu aspires. L\u2019\u00e9tape suivante peut \u00eatre\u00a0: ne pas t\u2019en vouloir, ne pas te juger, ni m\u00eame te justifier (\u00e0 travers le pass\u00e9, ton conditionnement). Or, l\u00e0 encore, tu pourrais bien d\u00e9couvrir que certains de tes jugements pourraient s\u2019appliquer \u00e0 toi-m\u00eame\u00a0: on juge aussi autrui, tr\u00e8s consciemment, comme on se juge soi-m\u00eame, inconsciemment. C\u2019est encore dire ici que l\u2019on fait \u00e0 autrui \u2013 tente de lui faire \u2013 ce que l\u2019on se fait \u00e0 soi-m\u00eame (plus s\u00fbrement).<\/p>\n<p>Prenons un exemple simple\u00a0: si tu cultives de la haine ou une grande col\u00e8re envers quelqu\u2019un, o\u00f9 reste cette haine ou cette col\u00e8re\u00a0? La haine et la col\u00e8re ne s\u2019apparentent pas au plaisir, au contentement, \u00e0 l\u2019amour, et elles sont bien log\u00e9es en toi (dans notre exemple), et c\u2019est bien toi qui les cultives, et c\u2019est bien toi, l\u00e0 encore, qui agis contre toi-m\u00eame. D\u2019\u00e9ventuelles \u00ab\u00a0bonnes raisons\u00a0\u00bb ne changeraient rien \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 malencontreuse. La col\u00e8re peut soulager, certes, mais le soulagement n\u2019est pas le contentement\u00a0: ne nous m\u00e9prenons pas\u00a0! Et en somme, s&rsquo;en prendre \u00e0 autrui, m\u00eame mentalement, ce serait un peu comme boire du poison en esp\u00e9rant que l&rsquo;autre en meure. Les cons\u00e9quences sont toujours pour le \u00ab\u00a0consommateur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;amertume et le ressentiment rongent de l&rsquo;int\u00e9rieur. Imagine quelqu&rsquo;un qui nourrit une jalousie intense envers une autre personne. M\u00eame si cette jalousie n&rsquo;est jamais exprim\u00e9e, elle occupe une place consid\u00e9rable dans l&rsquo;esprit de celui qui l\u2019\u00e9prouve. C&rsquo;est comme porter un lourd fardeau invisible qui d\u00e9tourne l&rsquo;\u00e9nergie, trouble la paix int\u00e9rieure et emp\u00eache de ressentir de la joie. La personne se retrouve pi\u00e9g\u00e9e dans ses propres \u00e9motions n\u00e9gatives, souffrant silencieusement de ses pens\u00e9es (et pas moins si elles ne sont m\u00eame pas confirm\u00e9es).<\/p>\n<p>Penser constamment du mal d&rsquo;autrui ou souhaiter sa chute g\u00e9n\u00e8re un \u00e9tat de tension. C&rsquo;est un peu comme si notre corps et notre esprit \u00e9taient constamment en mode \u00ab\u00a0combat\u00a0\u00bb, bien que la menace puisse n\u2019\u00eatre qu\u2019imaginaire. Cela peut entra\u00eener des sympt\u00f4mes physiques de stress (maux de t\u00eate, insomnie, probl\u00e8mes digestifs\u2026) et une anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, affectant la qualit\u00e9 de vie de la personne.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, ce que l&rsquo;on critique ou m\u00e9prise chez l&rsquo;autre est un aspect que l&rsquo;on n&rsquo;accepte pas en soi, m\u00eame quelque chose dont on peut s\u2019accuser \u00e0 tort. En se concentrant sur les d\u00e9fauts d&rsquo;autrui, on \u00e9vite de regarder ses propres \u00ab\u00a0imperfections\u00a0\u00bb. Ce d\u00e9faut d\u2019introspection emp\u00eache la croissance personnelle et maintient la personne dans un \u00e9tat de stagnation. De plus, m\u00eame si les pens\u00e9es n\u00e9gatives ne sont pas verbalis\u00e9es, son attitude g\u00e9n\u00e9rale en est affect\u00e9e. Elle devient plus irritable, plus cynique, et elle a une aura de n\u00e9gativit\u00e9 qui repousse les autres. Les amis s&rsquo;\u00e9loignent, la famille se sent mal \u00e0 l&rsquo;aise en sa pr\u00e9sence, et la personne se retrouve dans l\u2019isolement qu&rsquo;elle a inconsciemment cr\u00e9\u00e9 elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>INT. \u2013 S\u2019agissant de notre rapport \u00e0 autrui, pourrait-on poursuivre sur ce m\u00eame sujet, en s\u2019appuyant \u00e9galement sur le langage, comme on vient de le faire pour la \u00ab\u00a0souffrance auto-inflig\u00e9e\u00a0\u00bb\u00a0? Par exemple, on peut entendre l\u2019expression \u00ab\u00a0chacun sa merde\u00a0!\u00a0\u00bb. Cela peut sugg\u00e9rer une forme d\u2019indiff\u00e9rence r\u00e9serv\u00e9e aux autres. <\/p>\n<p>EXP. \u2013 En effet, tout comme notre propre langage informe indirectement du mal que nous nous faisons, nous pouvons aussi, par des mots ou comportements souvent anodins, infliger des jugements, des pr\u00e9jug\u00e9s ou m\u00eame des attitudes qui t\u00e9moignent d\u2019une forme de m\u00e9pris, de rejet ou d&rsquo;indiff\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des autres. Et des mauvaises intentions peuvent m\u00eame \u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00e0 travers le langage. C\u2019est l\u00e0 encore un aspect du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb sur lequel on peut aussi s\u2019arr\u00eater un moment.<\/p>\n<p>L\u2019exemple que tu as pris est excellent\u00a0: \u00ab\u00a0chacun sa merde\u00a0\u00bb. Cette expression montre une forme de d\u00e9tachement, voire de d\u00e9sengagement. Puisque tout le monde est responsable de ses propres probl\u00e8mes\u2026 Elle sugg\u00e8re une forme de non-solidarit\u00e9 et donne l\u2019impression qu\u2019on se d\u00e9sint\u00e9resse totalement de ce que vivent les autres. Un peu dans le m\u00eame sens, l\u2019expression \u00ab\u00a0c\u2019est chacun pour soi\u00a0\u00bb peut sugg\u00e9rer une philosophie de la comp\u00e9tition, de l&rsquo;isolement, o\u00f9 l\u2019individualisme prime sur la collaboration ou la solidarit\u00e9. Elle peut aussi t\u00e9moigner d\u2019un d\u00e9senchantement vis-\u00e0-vis de l\u2019autre, de la conviction qu\u2019on ne peut compter que sur soi-m\u00eame et que les autres ne m\u00e9ritent pas notre soutien.<\/p>\n<p>Avec \u00ab\u00a0on n&rsquo;est jamais mieux servi que par soi-m\u00eame\u00a0\u00bb, on peut trouver l\u00e0 une forme de repli sur soi, o\u00f9 l&rsquo;on rejette l\u2019id\u00e9e de collaboration ou de d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019autre, au profit d\u2019une gestion de ses affaires en solitaire. Cela peut aussi traduire une forme de m\u00e9fiance envers les autres et un d\u00e9saveu implicite de l&rsquo;aide ext\u00e9rieure. \u00ab\u00a0Il n\u2019a rien \u00e0 m\u2019apporter\u00a0\u00bb, une d\u00e9claration qui peut r\u00e9duire l\u2019autre \u00e0 une fonction utilitaire, comme s\u2019il n\u2019avait de valeur qu\u2019en fonction de ce qu\u2019il peut apporter. Cela traduit une d\u00e9n\u00e9gation de l\u2019autre en tant qu\u2019\u00eatre humain, une forme de m\u00e9pris qui le prive de dignit\u00e9, du droit \u00e0 manifester ce qu\u2019il est.<\/p>\n<p>Ainsi, le langage que nous utilisons \u00e0 propos des autres r\u00e9v\u00e8le bien plus qu\u2019il ne le semble. Chaque jugement, chaque expression de rejet, de d\u00e9valorisation ou d\u2019indiff\u00e9rence t\u00e9moigne d\u2019un regard port\u00e9 sur l\u2019autre qui, s\u2019il n\u2019est pas r\u00e9ajust\u00e9, peut entra\u00eener un traitement injuste, souvent inconscient, mais aussi cruel. Tandis que nous nous rendons responsables du mal que nous nous faisons souvent \u00e0 nous-m\u00eames, en reproduisant int\u00e9rieurement les sch\u00e9mas des traitements pass\u00e9s, nous pouvons aussi projeter sur les autres une m\u00eame froideur, une m\u00eame duret\u00e9, une m\u00eame indiff\u00e9rence. Et ce que nous disons \u00e0 propos des autres, souvent sans y pr\u00eater attention, fa\u00e7onne nos actions envers eux et, \u00e0 terme, notre mani\u00e8re de construire des relations.<\/p>\n<p>En devenant conscients de ces m\u00e9canismes subtils, nous avons la possibilit\u00e9 de les d\u00e9construire, de les remplacer par des expressions qui manifestent, non seulement un regard plus respectueux et bienveillant, mais aussi un d\u00e9sir authentique de reconna\u00eetre l\u2019autre dans sa pleine humanit\u00e9. C\u2019est alors que nous d\u00e9laissons le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, que nous cessons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. Cependant, cela engage notre \u00e9tat d\u2019esprit g\u00e9n\u00e9ral, ce que nous avons \u00e0 d\u00e9passer, plus que notre seul langage, qui reste un r\u00e9v\u00e9lateur utile.<\/p>\n<p>INT. \u2013 Je sais que tu as beaucoup parl\u00e9 de la r\u00e9action, que tu invites \u00e0 ne pas la confondre avec une \u00ab\u00a0r\u00e9ponse ajust\u00e9e\u00a0\u00bb. J\u2019ai retenu, pour le formuler \u00e0 ma mani\u00e8re, que la r\u00e9action serait un \u00ab\u00a0tir\u00a0\u00bb non contr\u00f4l\u00e9, \u00e9motionnel, relativement impulsif, tandis que la r\u00e9ponse ajust\u00e9e serait une \u00ab\u00a0offre\u00a0\u00bb ou une proposition pr\u00e9cise, inspir\u00e9e ou clairement ressentie. Peux-tu \u00e9voquer ici aussi quelques effets de la r\u00e9action\u00a0?<\/p>\n<p>EXP. \u2013 La r\u00e9action qui pose probl\u00e8me, que je suis effectivement amen\u00e9 \u00e0 mentionner souvent, est une attitude automatique, instinctive et \u00e9motionnelle, d\u00e9clench\u00e9e en apparence par divers stimuli. Elle comporte toujours un certain degr\u00e9 de malveillance (parfois envers soi-m\u00eame). Il est surtout \u00e0 savoir que l\u2019attitude r\u00e9actionnelle dissimule d\u2019anciennes douleurs, et sa forme sp\u00e9cifique (plainte, indignation, rumination\u2026) d\u00e9pend de la blessure principale de chacun, blessure r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par l\u2019attitude r\u00e9actionnelle elle-m\u00eame. Or, lorsqu\u2019on est dans la r\u00e9action, on n\u2019est plus disponible pour autrui, pas davantage pour soi-m\u00eame. On peut d\u2019ailleurs admettre ais\u00e9ment que l\u2019on ne peut pas se sentir bien aupr\u00e8s de quelqu\u2019un qui est et reste dans la r\u00e9action.<\/p>\n<p>Ici, consid\u00e9rons l\u2019\u00e9tat r\u00e9actionnel aussi bien de soi-m\u00eame que d\u2019autrui. D\u2019abord, soyons conscients de ce que nous faisons peser lorsque nous sommes dans la r\u00e9action ou que notre propre r\u00e9action n\u2019est pas sans effets. La r\u00e9action peut susciter beaucoup de malentendus. Par exemple, lorsque c\u2019est l\u2019autre qui est dans la r\u00e9action, soumis \u00e0 ses propres vieux sch\u00e9mas, on peut se sentir \u00e0 tort remis en question, se sentir en cause, croire que l\u2019on a quelque chose \u00e0 faire ou vouloir absolument faire quelque chose. En fait, \u00e0 deux, lorsque l\u2019un est dans la r\u00e9action, l\u2019autre ou soi-m\u00eame, il est vain de discuter. Le silence serait le mieux dans tous les cas.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9duire le tort que nous pouvons causer \u00e0 autrui, nous pouvons pr\u00e9cis\u00e9ment tenir grand compte de notre \u00e9tat r\u00e9actionnel. Nous sommes en g\u00e9n\u00e9ral peu conscients du trouble que nous pouvons causer dans notre entourage. Lorsqu\u2019on est en pleine r\u00e9action, on ne risque pas seulement d\u2019affecter la personne \u00e0 qui l\u2019on s\u2019en prend (\u00e9ventuellement), mais aussi tous ceux qui peuvent \u00e0 ce moment-l\u00e0 se trouver autour. La col\u00e8re que nous exprimons, voire simplement notre \u00e9tat d\u2019esprit, en pr\u00e9sence d\u2019un b\u00e9b\u00e9, d\u2019un enfant et m\u00eame d\u2019un animal, affecte aussi ces derniers dans une certaine mesure. <\/p>\n<p>En \u00e9tat de r\u00e9action, rappelons que tout ce que nous disons et faisons, incluant les d\u00e9cisions que nous pouvons prendre, est vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec ou tend m\u00eame \u00e0 aggraver la situation d\u00e9plor\u00e9e (utilis\u00e9e). Ce qui est r\u00e9actionnel, donc mental, n\u2019est pas inspir\u00e9 et ne peut jamais \u00eatre f\u00e9cond. Or, il y a autre chose d\u2019essentiel et qui peut \u00e9galement nous \u00e9chapper souvent\u00a0: dans la r\u00e9action, nous ne percevons pas ce qui nous serait hautement b\u00e9n\u00e9fique et nous n\u2019agissons donc pas dans ce sens. Enfin, r\u00e9agir, c\u2019est tr\u00e8s souvent donner de l\u2019importance \u00e0 ce qui n\u2019en a pas, perdre parfois son temps avec des personnes qui ne s\u2019en sont pas montr\u00e9es \u00ab\u00a0dignes\u00a0\u00bb. Et en r\u00e9agissant, relevons-le aussi, nous ne t\u00e9moignons pas non plus de notre propre dignit\u00e9.<\/p>\n<p>Que la consid\u00e9ration de ton propre \u00e9tat r\u00e9actionnel ne te cause aucun trouble\u00a0! Se lib\u00e9rer de la r\u00e9action est en fait tr\u00e8s simple. Tu ne peux pas devenir conscient d\u2019une de tes r\u00e9actions et y demeurer. Il y a tout de m\u00eame un pr\u00e9requis\u00a0: la disposition \u00e0 voir vrai, \u00e0 se voir, sans filtres. Et puisque tu me questionnes, mieux encore puisque tu lis ces textes, la condition pr\u00e9alable est d\u00e9j\u00e0 tienne. Nous faisons toujours du mieux que nous pouvons et notre disposition \u00e0 la lumi\u00e8re, \u00e0 l\u2019authenticit\u00e9, est le guide int\u00e9rieur qui nous \u00e9loigne des exc\u00e8s et des d\u00e9rapages.<\/p>\n<p>INT. \u2013 Pour clore cet \u00e9change, j&rsquo;aimerais que tu me souffles une douce inspiration, une petite \u00ab\u00a0pratique\u00a0\u00bb ou un \u00e9tat d&rsquo;esprit qui m&rsquo;aiderait \u00e0 me fondre loin du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, pour m&rsquo;ouvrir plus pleinement \u00e0 l&rsquo;harmonie, \u00e0 la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, disons\u2026 au bonheur.<\/p>\n<p>EXP. \u2013 Cette demande me fait un peu l\u2019effet d\u2019une \u00ab\u00a0caresse \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0\u00bb et me donne directement de quoi y r\u00e9pondre. N\u2019aurais-tu pas toi aussi per\u00e7u, une fois ou l\u2019autre, des mots qui semblent \u00ab\u00a0caresser\u00a0\u00bb le c\u0153ur\u00a0? Puisqu\u2019on dit couramment que des choses, ici des mots, peuvent nous toucher, il n\u2019y a rien d\u2019extraordinaire \u00e0 sugg\u00e9rer \u00e9galement que ces choses et ces mots puissent nous caresser ou que nous puissions les vivre tels des caresses. Alors, c\u2019est avec une caresse que nous allons conclure cet \u00e9change. Vas-tu te laisser caresser, pardon\u2026 toucher\u00a0?<\/p>\n<p>Notons d\u2019abord que les mots \u00ab\u00a0ch\u00e9rir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0caresser\u00a0\u00bb partagent une m\u00eame \u00e9tymologie. Ils parlent de ce qui est cher, de ce qui est aim\u00e9. La \u00ab\u00a0caresse\u00a0\u00bb parle d\u2019amour. En fait, la \u00ab\u00a0caresse\u00a0\u00bb dont je parle renvoie \u00e0 du connu sur lequel nous mettons rarement des mots. \u00ab\u00a0La musique est une caresse de l&rsquo;\u00e2me\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb, a dit Victor Hugo. Par quoi et combien de fois n\u2019avons-nous pas \u00e9t\u00e9 caress\u00e9s\u00a0? Pensez \u00e0 l\u2019effet sur vous du sourire d\u2019un enfant, d\u2019un spectacle auquel vous avez assist\u00e9, d\u2019un t\u00e9moignage de gratitude que vous avez re\u00e7u\u2026<\/p>\n<p>Avec son sens ordinaire, la caresse annonce le contact, davantage la \u00ab\u00a0fusion\u00a0\u00bb que la seule proximit\u00e9. Il est dit qu\u2019en donnant, on re\u00e7oit. La caresse sinc\u00e8re en est une illustration merveilleuse. L&rsquo;impact d&rsquo;une caresse d\u00e9passe largement le plaisir physique ; ses effets sur celui qui la re\u00e7oit sont souvent trop marquants pour y \u00eatre indiff\u00e9rent. En caressant, donc en donnant, on re\u00e7oit. Le don de la caresse pr\u00e9c\u00e8de toujours, ou accompagne, la r\u00e9ception de son effet sur l&rsquo;autre : la connexion, un \u00e9cho chaleureux. (Et j\u2019ai envie de dire ici que ce qui n\u2019est pas \u00ab\u00a0caresse\u00a0\u00bb est souvent \u00ab\u00a0indiff\u00e9rence\u00a0\u00bb ou m\u00eame \u00ab\u00a0brutalit\u00e9\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<p>Eh bien, nous pouvons nous inviter \u00e0 pratiquer en conscience \u00ab\u00a0l\u2019art de la caresse\u00a0\u00bb\u00a0! Et \u00e0 partir du donner\/recevoir, il s\u2019agit, non plus d\u2019effort, mais d\u2019amour. J\u2019ai \u00e9crit quelque part\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019aime caresser l\u2019id\u00e9e de voir clairement sans les yeux\u00a0\u00bb. Or, aimer caresser, c\u2019est aimer aimer. Peut-on ne pas aimer aimer ? Et, comme dans l\u2019instant, quand la gr\u00e2ce nous permet de \u00ab\u00a0regarder l\u2019amour\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb a c\u00e9d\u00e9 la place. L\u00e0 se trouve aussi la disposition au \u00ab\u00a0meilleur\u00a0\u00bb. Es-tu pr\u00eat\u00a0? Es-tu \u00e0 l\u2019\u00e9coute\u00a0?<\/p>\n<p>Juste pour un instant, imagine-toi caressant l\u2019id\u00e9e de vivre ou d\u2019obtenir ce qui t\u2019est le plus cher, ce qui te tient le plus \u00e0 c\u0153ur, ce qui te permettrait de vivre un contentement (pour toi) irrempla\u00e7able. En caressant donc cette id\u00e9e, ressens qu\u2019elle t&rsquo;enveloppe, comme une \u00e9toffe d\u00e9licate qui \u00e9pouse les contours de ton \u00eatre, te r\u00e9chauffant doucement de l&rsquo;int\u00e9rieur. Et tu peux aussi l\u2019imaginer comme une douce brise sur ton visage, une sensation agr\u00e9able qui parcourt ton corps, te murmurant doucement : \u00ab\u00a0C&rsquo;est l\u00e0, c&rsquo;est pour toi.\u00a0\u00bb Oui, aimer une id\u00e9e, la ch\u00e9rir, c\u2019est la caresser, et cette caresse peut m\u00eame \u00eatre un acte \u00e9nerg\u00e9tique tangible, perceptible. Tu finiras par aimer l\u2019exp\u00e9rience de caresser une id\u00e9e, en te laissant aller \u00e0 sentir tangiblement la caresse \u00e9nerg\u00e9tique initi\u00e9e.<\/p>\n<p>Laisse ta propre id\u00e9e, ch\u00e9rie et donc caress\u00e9e, vibrer en toi, comme la m\u00e9lodie apaisante d&rsquo;un instrument que tu aimes, te traversant de part en part et te remplissant d&rsquo;une douce r\u00e9sonance. Tu peux m\u00eame la respirer profond\u00e9ment, comme un parfum qui t&rsquo;apaise et t&rsquo;inspire, sentant sa chaleur se diffuser en toi et \u00e9clairer chaque recoin de ton \u00eatre. Oui, \u00ab\u00a0caresse\u00a0\u00bb cette id\u00e9e et ressens que tu le fais. Reconnais l\u2019effet en toi de ta caresse intentionnelle\u00a0! Pourrais-tu redouter une telle intention\u00a0? Et si tu t\u2019y pr\u00eates de grand c\u0153ur, tu pourrais en ressentir un effet heureux imm\u00e9diat, faire toi aussi l\u2019exp\u00e9rience que \u00ab\u00a0donner\u00a0\u00bb, c\u2019est recevoir.<\/p>\n<p>Or, tu ne vas pas t\u2019arr\u00eater l\u00e0, tu vas te montrer plus \u00ab\u00a0ambitieux\u00a0\u00bb\u00a0! Toujours caressant\u00a0! Tu vas te disposer \u00e0 passer de la r\u00e9action (\u00e9ventuelle) \u00e0 la pr\u00e9sence, de l&rsquo;\u00e9vitement au plein accueil. Face \u00e0 une douleur, une \u00e9preuve, toute contrari\u00e9t\u00e9, puisqu\u2019elle est l\u00e0, laisse-la \u00eatre l\u00e0, sans la juger. Sens que tu peux la couvrir doucement, comme on borde un enfant malade, sans chercher \u00e0 la faire dispara\u00eetre, juste \u00e0 l&rsquo;observer et \u00e0 la reconna\u00eetre. Reste caressant. Veille \u00e0 approcher cette exp\u00e9rience douloureuse comme si tu posais une main r\u00e9confortante sur une partie de toi qui souffre. C&rsquo;est une caresse de compassion, un \u00ab\u00a0je suis l\u00e0 avec toi\u00a0\u00bb silencieux pour ce qui a besoin d&rsquo;\u00eatre vu, reconnu et accueilli.<\/p>\n<p>Regarde toute difficult\u00e9 avec la m\u00eame tendresse que tu pourrais avoir pour un animal bless\u00e9 et que personne ne pourra sauver. Observe-la simplement, sans la saisir, sans la juger, mais en lui offrant toute ton attention bienveillante. Accorde-lui un espace en toi, comme \u00e0 un visiteur inattendu. Ne la repousse pas, ne la retiens pas. Accueille-la juste, sans rien attendre d&rsquo;elle, avec une curiosit\u00e9 douce. L\u2019accueil caressant transforme la relation avec la douleur ou le probl\u00e8me, en rempla\u00e7ant la r\u00e9sistance par une forme d&rsquo;acceptation douce et consciente, par l\u2019amour.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ma disposition \u00e0 voir sans les yeux, depuis plus de deux ans, j\u2019ai appris que le regard juste est plus une caresse qu\u2019une saisie, sachant pr\u00e9cis\u00e9ment que le regard est un don (comme le \u00ab\u00a0voir\u00a0\u00bb est un \u00ab\u00a0receVOIR\u00a0\u00bb). La vraie caresse n\u2019est pas une prise. Or, il r\u00e9sulte de cela pour moi une conscience accrue\u00a0: hors \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, tout est \u00ab\u00a0caresse\u00a0\u00bb, caressant. La Pr\u00e9sence est caressante, enveloppante. Quand j\u2019ai \u00e0 l\u2019esprit l\u2019effet sur moi des personnes qui m\u2019ont arrach\u00e9 \u00e0 la souffrance ou fait vivre un \u00e9veil, des personnes exceptionnellement pr\u00e9sentes, je ressens tangiblement l\u2019enveloppement, la caresse. Ainsi, nous pouvons nous inviter \u00e0 vivre \u00ab\u00a0l\u2019art de la caresse\u00a0\u00bb, lequel est aussi celui de la b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n<p>Un bonus\u00a0:<\/p>\n<p>Aie \u00e0 l\u2019esprit cette personne qui t&rsquo;a bless\u00e9, celle \u00e0 qui tes pens\u00e9es n\u00e9gatives, \u00e9puisantes, sont destin\u00e9es. Pour un instant, laisse-toi aller \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que ton \u00eatre tout entier rencontre le sien, l&rsquo;enveloppe, le caresse. Offre-toi cette rencontre singuli\u00e8re, sans rien attendre, sans rien en penser. Rappelle-toi\u00a0: une vraie caresse est pure et sans condition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes informent du choix r\u00e9dactionnel pour ces derni\u00e8res publications \u2013 des dialogues imaginaires. Et si vous voulez mettre dans la \u00ab\u00a0bouche de l\u2019interlocuteur\u00a0\u00bb vos propres mots et questions, ils seront bienvenus\u00a0!)<\/p>\n <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/notre-realite-profonde-la-presence-la-conscience-lamour-le-bonheur-6\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1403'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#0765FE;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path fill=\"#fff\" d=\"M28 16c0-6.627-5.373-12-12-12S4 9.373 4 16c0 5.628 3.875 10.35 9.101 11.647v-7.98h-2.474V16H13.1v-1.58c0-4.085 1.849-5.978 5.859-5.978.76 0 2.072.15 2.608.298v3.325c-.283-.03-.775-.045-1.386-.045-1.967 0-2.728.745-2.728 2.683V16h3.92l-.673 3.667h-3.247v8.245C23.395 27.195 28 22.135 28 16Z\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Twitter\" class=\"heateor_sss_button_twitter\" href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails&url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"Twitter\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_twitter\" style=\"background-color:#55acee;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -4 39 39\"><path d=\"M28 8.557a9.913 9.913 0 0 1-2.828.775 4.93 4.93 0 0 0 2.166-2.725 9.738 9.738 0 0 1-3.13 1.194 4.92 4.92 0 0 0-3.593-1.55 4.924 4.924 0 0 0-4.794 6.049c-4.09-.21-7.72-2.17-10.15-5.15a4.942 4.942 0 0 0-.665 2.477c0 1.71.87 3.214 2.19 4.1a4.968 4.968 0 0 1-2.23-.616v.06c0 2.39 1.7 4.38 3.952 4.83-.414.115-.85.174-1.297.174-.318 0-.626-.03-.928-.086a4.935 4.935 0 0 0 4.6 3.42 9.893 9.893 0 0 1-6.114 2.107c-.398 0-.79-.023-1.175-.068a13.953 13.953 0 0 0 7.55 2.213c9.056 0 14.01-7.507 14.01-14.013 0-.213-.005-.426-.015-.637.96-.695 1.795-1.56 2.455-2.55z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Reddit\" class=\"heateor_sss_button_reddit\" href=\"https:\/\/reddit.com\/submit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403&title=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails\" title=\"Reddit\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_reddit\" style=\"background-color:#ff5700;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-3.5 -3.5 39 39\"><path d=\"M28.543 15.774a2.953 2.953 0 0 0-2.951-2.949 2.882 2.882 0 0 0-1.9.713 14.075 14.075 0 0 0-6.85-2.044l1.38-4.349 3.768.884a2.452 2.452 0 1 0 .24-1.176l-4.274-1a.6.6 0 0 0-.709.4l-1.659 5.224a14.314 14.314 0 0 0-7.316 2.029 2.908 2.908 0 0 0-1.872-.681 2.942 2.942 0 0 0-1.618 5.4 5.109 5.109 0 0 0-.062.765c0 4.158 5.037 7.541 11.229 7.541s11.22-3.383 11.22-7.541a5.2 5.2 0 0 0-.053-.706 2.963 2.963 0 0 0 1.427-2.51zm-18.008 1.88a1.753 1.753 0 0 1 1.73-1.74 1.73 1.73 0 0 1 1.709 1.74 1.709 1.709 0 0 1-1.709 1.711 1.733 1.733 0 0 1-1.73-1.711zm9.565 4.968a5.573 5.573 0 0 1-4.081 1.272h-.032a5.576 5.576 0 0 1-4.087-1.272.6.6 0 0 1 .844-.854 4.5 4.5 0 0 0 3.238.927h.032a4.5 4.5 0 0 0 3.237-.927.6.6 0 1 1 .844.854zm-.331-3.256a1.726 1.726 0 1 1 1.709-1.712 1.717 1.717 0 0 1-1.712 1.712z\" fill=\"#fff\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Linkedin\" class=\"heateor_sss_button_linkedin\" href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/sharing\/share-offsite\/?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"Linkedin\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_linkedin\" style=\"background-color:#0077b5;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path d=\"M6.227 12.61h4.19v13.48h-4.19V12.61zm2.095-6.7a2.43 2.43 0 0 1 0 4.86c-1.344 0-2.428-1.09-2.428-2.43s1.084-2.43 2.428-2.43m4.72 6.7h4.02v1.84h.058c.56-1.058 1.927-2.176 3.965-2.176 4.238 0 5.02 2.792 5.02 6.42v7.395h-4.183v-6.56c0-1.564-.03-3.574-2.178-3.574-2.18 0-2.514 1.7-2.514 3.46v6.668h-4.187V12.61z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Pinterest\" class=\"heateor_sss_button_pinterest\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1403\" onclick=\"event.preventDefault();javascript:void( (function() {var e=document.createElement('script' );e.setAttribute('type','text\/javascript' );e.setAttribute('charset','UTF-8' );e.setAttribute('src','\/\/assets.pinterest.com\/js\/pinmarklet.js?r='+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)})());\" title=\"Pinterest\" rel=\"noopener\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_pinterest\" style=\"background-color:#cc2329;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-2 -2 35 35\"><path fill=\"#fff\" d=\"M16.539 4.5c-6.277 0-9.442 4.5-9.442 8.253 0 2.272.86 4.293 2.705 5.046.303.125.574.005.662-.33.061-.231.205-.816.27-1.06.088-.331.053-.447-.191-.736-.532-.627-.873-1.439-.873-2.591 0-3.338 2.498-6.327 6.505-6.327 3.548 0 5.497 2.168 5.497 5.062 0 3.81-1.686 7.025-4.188 7.025-1.382 0-2.416-1.142-2.085-2.545.397-1.674 1.166-3.48 1.166-4.689 0-1.081-.581-1.983-1.782-1.983-1.413 0-2.548 1.462-2.548 3.419 0 1.247.421 2.091.421 2.091l-1.699 7.199c-.505 2.137-.076 4.755-.039 5.019.021.158.223.196.314.077.13-.17 1.813-2.247 2.384-4.324.162-.587.929-3.631.929-3.631.46.876 1.801 1.646 3.227 1.646 4.247 0 7.128-3.871 7.128-9.053.003-3.918-3.317-7.568-8.361-7.568z\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"MeWe\" class=\"heateor_sss_MeWe\" href=\"https:\/\/mewe.com\/share?link=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"MeWe\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#007da1;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -3 38 38\"><g fill=\"#fff\"><path d=\"M9.636 10.427a1.22 1.22 0 1 1-2.44 0 1.22 1.22 0 1 1 2.44 0zM15.574 10.431a1.22 1.22 0 0 1-2.438 0 1.22 1.22 0 1 1 2.438 0zM22.592 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.443 0 1.221 1.221 0 0 1 2.443 0zM29.605 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.442 0 1.221 1.221 0 0 1 2.442 0zM3.605 13.772c0-.471.374-.859.859-.859h.18c.374 0 .624.194.789.457l2.935 4.597 2.95-4.611c.18-.291.43-.443.774-.443h.18c.485 0 .859.387.859.859v8.113a.843.843 0 0 1-.859.845.857.857 0 0 1-.845-.845V16.07l-2.366 3.559c-.18.276-.402.443-.72.443-.304 0-.526-.167-.706-.443l-2.354-3.53V21.9c0 .471-.374.83-.845.83a.815.815 0 0 1-.83-.83v-8.128h-.001zM14.396 14.055a.9.9 0 0 1-.069-.333c0-.471.402-.83.872-.83.415 0 .735.263.845.624l2.23 6.66 2.187-6.632c.139-.402.428-.678.859-.678h.124c.428 0 .735.278.859.678l2.187 6.632 2.23-6.675c.126-.346.415-.609.83-.609.457 0 .845.361.845.817a.96.96 0 0 1-.083.346l-2.867 8.032c-.152.43-.471.706-.887.706h-.165c-.415 0-.721-.263-.872-.706l-2.161-6.328-2.16 6.328c-.152.443-.47.706-.887.706h-.165c-.415 0-.72-.263-.887-.706l-2.865-8.032z\"><\/path><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Mix\" class=\"heateor_sss_button_mix\" href=\"https:\/\/mix.com\/mixit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"Mix\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_mix\" style=\"background-color:#ff8226;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-7 -8 45 45\"><g fill=\"#fff\"><path opacity=\".8\" d=\"M27.87 4.125c-5.224 0-9.467 4.159-9.467 9.291v2.89c0-1.306 1.074-2.362 2.399-2.362s2.399 1.056 2.399 2.362v1.204c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V4.134c-.036-.009-.082-.009-.129-.009\"\/><path d=\"M4 4.125v12.94c2.566 0 4.668-1.973 4.807-4.465v-2.214c0-.065 0-.12.009-.176.093-1.213 1.13-2.177 2.39-2.177 1.325 0 2.399 1.056 2.399 2.362v9.226c0 1.306 1.074 2.353 2.399 2.353s2.399-1.056 2.399-2.353v-6.206c0-5.132 4.233-9.291 9.467-9.291H4z\"\/><path opacity=\".8\" d=\"M4 17.074v8.438c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V12.61C8.659 15.102 6.566 17.074 4 17.074\"\/><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Whatsapp\" class=\"heateor_sss_whatsapp\" href=\"https:\/\/api.whatsapp.com\/send?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails%20https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1403\" title=\"Whatsapp\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#55eb4c;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-6 -5 40 40\"><path class=\"heateor_sss_svg_stroke heateor_sss_no_fill\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\" d=\"M 11.579798566743314 24.396926207859085 A 10 10 0 1 0 6.808479557110079 20.73576436351046\"><\/path><path d=\"M 7 19 l -1 6 l 6 -1\" class=\"heateor_sss_no_fill heateor_sss_svg_stroke\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\"><\/path><path d=\"M 10 10 q -1 8 8 11 c 5 -1 0 -6 -1 -3 q -4 -3 -5 -5 c 4 -2 -1 -5 -1 -4\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1403","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1403"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1414,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1403\/revisions\/1414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}