{"id":1386,"date":"2024-12-01T00:00:43","date_gmt":"2024-11-30T23:00:43","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1386"},"modified":"2024-11-29T12:29:05","modified_gmt":"2024-11-29T11:29:05","slug":"le-soi-separe-et-le-soi-conscience","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/le-soi-separe-et-le-soi-conscience\/","title":{"rendered":"Le \u00ab\u00a0soi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0Soi Conscience\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>out ce qui se passe dans l\u2019existence nous montre potentiellement que nous avons toujours \u00e9t\u00e9 positionn\u00e9s de fa\u00e7on erron\u00e9e, de fa\u00e7on invers\u00e9e, que nous restons faussement identifi\u00e9s. Cela nous est montr\u00e9 partout et tout le temps, mais nous ne le consid\u00e9rons pas, nous ne le regardons pas et nous ne le voyons donc pas. Nous ne voyons rien, nous restons aveugles, nous restons inconscients, et c\u2019est pourquoi nous souffrons d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Notre mani\u00e8re d\u2019exister est si habituelle que nous la vivons comme tout \u00e0 fait normale, que nous ne r\u00e9alisons pas \u00e0 quel point nous sommes limit\u00e9s, que nous sommes surtout malheureux, peut-on dire. Toutefois, nous ne le sommes que par ignorance.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Nous sommes peu conscients de notre \u00e9tat mis\u00e9rable, tout en pouvant passer le plus clair de notre temps \u00e0 critiquer les gens et les circonstances. Certains peuvent m\u00eame insister pour dire qu\u2019ils vont tr\u00e8s bien, en continuant de pester contre ce qui se passe autour d\u2019eux. On peut donc se dire tr\u00e8s bien tout en \u00e9tant en pleine r\u00e9action, alors que r\u00e9agir, c\u2019est souffrir. Une \u00e9preuve est cens\u00e9e, non pas nous faire r\u00e9agir, mais reconna\u00eetre le douloureux en nous. Comprenons que nous nous privons du meilleur ou du plein \u00e9panouissement si nous restons dans le d\u00e9ni de ce que nous \u00e9prouvons, si nous l\u2019ignorons ou si nous ne voulons absolument pas y mettre notre attention. Beaucoup fonctionnent exclusivement de cette fa\u00e7on et tous, nous r\u00e9servons un peu de cette tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 certains aspects de notre conditionnement.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, si nous finissons par souffrir au point de ne plus pouvoir le nier, l\u2019ignorer, forc\u00e9s alors d\u2019y mettre notre attention, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que nous avons trop longtemps tent\u00e9 de rest\u00e9s positionn\u00e9s ainsi, \u00e0 savoir dans le d\u00e9ni ou l\u2019ignorance. Certaines personnes se satisfont d&rsquo;une vie quotidienne confortable et pr\u00e9visible, avec tout le confort moderne, rythm\u00e9e par le \u00ab\u00a0m\u00e9tro-boulot-dodo\u00a0\u00bb, ponctu\u00e9e d&rsquo;un mois de vacances au soleil. Cependant, cette routine peut \u00eatre brutalement boulevers\u00e9e par un \u00e9v\u00e9nement tragique, comme un diagnostic grave, le suicide d&rsquo;un proche ou un accident mortel. Arrive toujours le moment o\u00f9 l\u2019on ne peut plus raconter d\u2019histoires aux autres, ni surtout s\u2019en raconter \u00e0 soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, ce que nous pouvons comprendre alors, ce que nous gagnerons \u00e0 comprendre, c\u2019est qu\u2019aussi bien que ce qui souffre que ce qui fait comme si tout allait bien, c\u2019est ce pour quoi nous nous prenons et que nous pouvons tout de suite appeler le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb. Dans cette \u00e9vocation, on est simplement pass\u00e9 du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 ignorant\u00a0\u00bb au \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 souffrant\u00a0\u00bb, mais c\u2019est toujours le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb. Quoi qu\u2019il en soit, ce qui souffre est ce pour quoi nous nous prenons. Cela est important, parce que cela sugg\u00e8re que si nous ne nous prenions pas pour ce quoi nous nous prenons, nous ne souffrions pas. \u00ab\u00a0OK\u00a0\u00bb, pourriez-vous me dire, \u00ab\u00a0mais ne pas se prendre pour quoi l\u2019on se prend, qu\u2019est-ce \u00e0 dire\u00a0?\u00a0\u00bb Eh bien, c\u2019est r\u00e9pondre \u00e0 la question \u00ab\u00a0que ou qui sommes-nous\u00a0? Que suis-je\u00a0? Qui suis-je\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>De m\u00eame que l\u2019on peut r\u00e9aliser un jour que l\u2019on habite pas au bon endroit, que l\u2019on n\u2019occupe pas le bon emploi ou que l\u2019on se maintient dans une relation disharmonieuse, de m\u00eame on peut ou pourrait finir par d\u00e9couvrir que l\u2019on reste int\u00e9rieurement positionn\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re qui nous l\u00e8se, qui nous blesse. On vit avec le penser au premier-plan, aux d\u00e9pens de l\u2019\u00eatre, alors qu\u2019il y a \u00e9panouissement lorsque tombent les voiles de l\u2019\u00catre, de la Conscience. Principalement, est-ce que nous pensons ou est-ce que nous sommes\u00a0? Est-ce que nous d\u00e9plorons ou est-ce que nous observons\u00a0? Est-ce que nous r\u00e9agissons ou est-ce que nous nous savons conscients\u00a0? O\u00f9 \u00ab\u00a0habitons-nous\u00a0\u00bb\u00a0?<\/p>\n<p>D\u2019abord, remarquons qu\u2019il y a un \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9ment\u00a0\u00bb toujours et infailliblement pr\u00e9sent dans tout ce que nous vivons, dans tout ce que nous avons v\u00e9cu jusque-l\u00e0, que nous l\u2019ayons d\u2019ailleurs d\u00e9plor\u00e9 ou appr\u00e9ci\u00e9. En effet, quoi que nous vivions, nous en sommes conscients. Certes, nous ne sommes ordinairement pas conscients d\u2019\u00eatre conscients, mais nous sommes toujours conscients. Nous sommes conscients d\u2019un mal de dos comme du plat que nous sommes en train de manger. \u00catre conscient d\u2019une chose ne veut pas forc\u00e9ment dire lui accorder beaucoup d\u2019attention. Si nous accordons peu d\u2019attention \u00e0 une chose, nous en accordons davantage \u00e0 une autre, \u00e0 des pens\u00e9es par exemple, mais quoi qu\u2019il en soit, nous restons conscients. Il n\u2019y a pas un moment o\u00f9 nous ne sommes pas conscients.<\/p>\n<p>Nous sommes en permanence conscients, quel que soit l&rsquo;objet de notre conscience. Nous sommes conscients du chaud, du froid, du vide, du plein, d\u2019un son, du silence, de la feuille qui vole au vent comme du seul fait d\u2019\u00eatre conscient\u2026 Observons que ce dont nous sommes conscients est TOUJOURS changeant, sauf le fait d\u2019\u00eatre conscient, et pr\u00e9cis\u00e9ment, ce qui est conscient, ce que nous sommes en essence ne change jamais. Nous pourrions lui imaginer une fin, \u00e0 tort, mais nous serions bien incapables de lui trouver un d\u00e9but. Non seulement nous sommes toujours conscients, quoi que nous vivions, mais nous sommes conscients en cet instant comme nous l\u2019\u00e9tions au moment de notre souvenir le plus ancien.<\/p>\n<p>J\u2019ai cinq ans lorsque, apr\u00e8s une semaine d\u2019hospitalisation, j\u2019attends sur un banc du jardin de l\u2019h\u00f4pital ma m\u00e8re qui doit venir me chercher. Je me suis plusieurs fois rappel\u00e9 ce qu\u2019\u00e9tait mon \u00e9tat d\u2019esprit \u00e0 ce moment-l\u00e0, ainsi que le seul fait d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 conscient, assis sur ce banc, conscient en l\u2019occurrence du voisin adolescent qui \u00e9tait pass\u00e9 me voir, d\u2019une hirondelle dans un arbre et des voitures qui allaient et venaient\u2026 Je ne per\u00e7ois pas la moindre diff\u00e9rence entre le \u00ab\u00a0je suis conscient\u00a0\u00bb de ce jeune \u00e2ge et le \u00ab\u00a0je suis conscient\u00a0\u00bb de l\u2019instant. Il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 autre que ce qu\u2019il est. Cela s\u2019applique \u00e0 n\u2019importe quel moment de l\u2019\u00e9ternit\u00e9 et cela s\u2019applique \u00e0 tout \u00eatre, donc aussi \u00e0 vous \u00e9videmment\u00a0!<\/p>\n<p>Et ce que vous \u00eates, est-ce ce qui est conscient ou est-ce ce dont vous \u00eates conscient\u00a0? Ne seriez-vous pas positionn\u00e9 comme si vous \u00e9tiez ce dont vous \u00eates conscient\u00a0? Vous \u00eates conscient, parce que vous \u00eates Conscience, comme vous \u00eates aimant, parce que vous \u00eates Amour. \u00c0 l\u2019instant o\u00f9 vous rayonnez vraiment l\u2019amour, la bont\u00e9, la douceur, il est peu probable que vous soyez simultan\u00e9ment identifi\u00e9 \u00e0 vos r\u00f4les et \u00e0 quoi que ce soit d\u2019autre. Pourquoi ne pourrions-nous pas envisager qu\u2019il en soit toujours ainsi, la Conscience et l\u2019Amour ne faisant qu\u2019un\u00a0?<\/p>\n<p>Maintenant, si l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre ce qui per\u00e7oit, \u00e0 savoir la conscience, ne vous parle pas ou ne vous touche pas, pire encore si vous n\u2019\u00eates pas d\u2019accord, trouvez et dites ce que vous \u00eates. \u00cates-vous vos pens\u00e9es, vos \u00e9motions, vos perceptions\u00a0? Petit probl\u00e8me ici\u00a0: elles changent continuellement et parfois m\u00eames, elles disparaissent compl\u00e8tement\u00a0! Vous n\u2019avez pas toujours jou\u00e9 les r\u00f4les que vous jouez aujourd\u2019hui et vous cesserez de les jouer t\u00f4t ou tard. Allez-vous utiliser quelque chose d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re ou de transitoire pour d\u00e9finir ce que vous \u00eates\u00a0? Et si le corps est ce que vous \u00eates, ceux qui ont perdu un sens ou des membres ne vous confirmeront pas qu\u2019ils font l\u2019exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre moins. Ils restent aussi conscients que vous de leur corps et de ce qui s\u2019y passe. Comme vous, ils sont ce qui est conscient.<\/p>\n<p>Vous \u00eates conscient d\u2019une chose, parce que vous \u00eates conscient avant que la chose se produise ou se rappelle \u00e0 vous et vous le resterez quand elle aura disparu. R\u00e9alisez que la conscience que vous \u00eates ne d\u00e9pend de rien. Et vous n\u2019\u00eates donc pas cette entit\u00e9 timide dont vous pouvez \u00eatre conscient, ni cette entit\u00e9 maladroite, ni cette entit\u00e9 injustement trait\u00e9e, ni cette entit\u00e9 qui peut se croire sup\u00e9rieure, ni cette entit\u00e9 percluse de honte. Vous n\u2019\u00eates pas une entit\u00e9 s\u00e9par\u00e9e, mais c\u2019est bien ce pour quoi nous nous prenons tous, \u00e0 notre d\u00e9triment\u00a0!<\/p>\n<p>Nous ne sommes pas diff\u00e9remment conscients des sons autour de nous ou de ces mots qui d\u00e9filent sur l\u2019\u00e9cran et de la peur, de la honte, ou de la culpabilit\u00e9 qui peut nous envahir. Or, si je ne me prendrais pas pour le bruit qui peut m\u2019envahir momentan\u00e9ment, dont je suis donc conscient, je vais facilement me prendre pour la peur ou la honte d\u00e8s qu\u2019elle pointe son nez, dont je suis alors pareillement conscient. Autrement dit, selon mon positionnement, je ne suis plus ce qui est conscient, mais je suis imaginairement devenu l\u2019apeur\u00e9, le honteux ou le coupable, ce qui est souffrir. Je ne me suis pas identifi\u00e9 au bruit, mais je me suis identifi\u00e9 \u00e0 la douleur et je le suis en r\u00e9alit\u00e9 depuis toujours. Et c\u2019est me vivre notamment en tant que \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 souffrant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans l\u2019apart\u00e9 de mon dernier livre, \u00ab\u00a0Cap vers l\u2019acceptation v\u00e9ritable\u00a0\u00bb, je raconte une \u00ab\u00a0exp\u00e9rience spirituelle\u00a0\u00bb v\u00e9cue \u00e0 dix ans et demi, o\u00f9 un gar\u00e7on de douze ans (un \u00ab\u00a0ange venu du ciel\u00a0\u00bb) m\u2019a arrach\u00e9 malgr\u00e9 moi aux tourments infernaux dans lesquels j\u2019avais sombr\u00e9 sans espoir de retour. Ce que je ne dis pas dans le livre, pour ne pas l\u2019avoir per\u00e7u alors, c\u2019est que le \u00ab\u00a0Regard divin\u00a0\u00bb que le gar\u00e7on a pos\u00e9 sur moi a effac\u00e9 instantan\u00e9ment mon image de moi-m\u00eame, me rappelant en quelque sorte qui j\u2019\u00e9tais ou me laissant simplement avec qui j\u2019\u00e9tais. En \u00e9tant litt\u00e9ralement trait\u00e9 divinement, je ne pouvais simplement et momentan\u00e9ment plus me prendre pour ce que je me prenais, \u00e0 savoir pour une entit\u00e9 indigne de tendresse et d\u2019attention, qui n\u2019avait de surcro\u00eet pas le droit d\u2019exister.<\/p>\n<p>Tous, nous souffrons d\u2019un manque affectif refoul\u00e9 et nous contrarions donc l\u2019affection que nous sommes, le besoin de vivre l\u2019affection qui d\u00e9passe celui de la donner ou de la recevoir. L\u2019amour n\u2019est pas une marchandise. \u00ab\u00a0L\u2019ange\u00a0\u00bb qui m\u2019a sauv\u00e9 n\u2019avait aucune attente, ni le souci de me donner quoi que ce soit. Il \u00e9tait l\u2019amour incarn\u00e9 ou manifest\u00e9. Comme en t\u00e9moignent la plupart des enfants, l\u2019affection s\u2019exprime de fa\u00e7on naturelle et spontan\u00e9e. \u00c0 partir du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, nous avons un gros probl\u00e8me avec l\u2019effet que nous ne produisons pas, que nous produisons ou que nous pourrions produire. Nous sommes attach\u00e9s \u00e0 cet effet attendu ou d\u00e9plor\u00e9.<\/p>\n<p>\t\u2022\tLe \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 abandonn\u00e9\u00a0\u00bb s\u2019arrange pour ne produire aucun effet heureux. Il ne veut surtout pas \u00eatre remarqu\u00e9. Il s\u2019efface, agit g\u00e9n\u00e9reusement dans l\u2019ombre.<br \/>\n\t\u2022\tLe \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 d\u00e9valoris\u00e9\u00a0\u00bb se sent mal \u00e0 l\u2019aise s\u2019il est fait mention de l\u2019effet qu\u2019il produit, qu\u2019on le critique ou qu\u2019on le f\u00e9licite, tout lui rappelant son autod\u00e9valorisation.<br \/>\n\t\u2022\tLe \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 maltrait\u00e9\u00a0\u00bb cherche \u00e0 produire de l\u2019effet en disant sa mis\u00e8re, s\u00fbr qu\u2019il est le plus malheureux au monde.<br \/>\n\t\u2022\tLe \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 rejet\u00e9\u00a0\u00bb est pr\u00eat \u00e0 tout pour produire de l\u2019effet, en s\u2019attribuant des m\u00e9rites qui ne sont pas les siens.<br \/>\n\t\u2022\tLe \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 trahi\u00a0\u00bb ne voit pas l\u2019effet qu\u2019il produit, bien s\u00fbr en d\u00e9plorant de n\u2019en produire aucun.<\/p>\n<p>Nous sommes tous cens\u00e9s \u00eatre heureux ou, si vous ne pouvez pas le concevoir, cens\u00e9s vivre dans l\u2019amour, ce qui est la m\u00eame chose. Or, comment pourrions-nous \u00eatre v\u00e9ritablement heureux ou vivre dans l\u2019amour en nous prenant pour ce que nous ne sommes pas, en ignorant pr\u00e9cis\u00e9ment que nous sommes le bonheur, l\u2019amour, la conscience\u00a0? Et quand nous questionnons-nous \u00e0 propos de ce pour quoi nous nous prenons, quand nous y int\u00e9ressons-nous? Se prendre pour quoi l\u2019on se prend, pour ce que l\u2019on n\u2019est pas, est une r\u00e9alit\u00e9 ancestrale et la remise en question est donc tout \u00e0 fait exceptionnelle, cependant pr\u00e9cieuse, lib\u00e9ratrice.<\/p>\n<p>Nous nous prenons d\u2019abord pour un corps, pour une femme ou pour un homme, pour un \u00e2ge, puis pour une personnalit\u00e9, voire pour ses pens\u00e9es, \u00e9motions, pr\u00e9f\u00e9rences, enfin pour les r\u00f4les que nous jouons. Peu importe que cette identification nous fasse beaucoup de mal, nous pouvons encore la revendiquer longtemps. Alors, sommes-nous effectivement ce dont nous sommes conscients (ce corps, ce r\u00f4le, cette personnalit\u00e9\u2026) ou bien ne serions-nous pas plut\u00f4t ce qui en est conscient, ce qui est conscient, donc la conscience\u00a0? Pour ne pas \u00e9luder la v\u00e9rit\u00e9, disant que ce que nous sommes n\u2019est pas physique, \u00e9vitons de r\u00e9pondre\u00a0: \u00ab\u00a0Les deux\u00a0!\u00a0\u00bb Nous allons pouvoir d\u00e9couvrir que tout change en notre faveur en cessant de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas et en assumant de plus en plus que nous sommes la Conscience (tous la m\u00eame, nous y reviendrons).<\/p>\n<p>M\u00eame si c\u2019est \u00e0 notre d\u00e9savantage, c\u2019est par la conscience que nous nous identifions faussement, que nous nous prenons pour ce que nous ne sommes pas. Si je n\u2019avais pas \u00e9t\u00e9 conscient d\u2019\u00eatre aveugle, par exemple, je n\u2019aurais jamais pu me prendre pour un aveugle (notamment pour quelqu\u2019un qui n\u2019est pas cens\u00e9 regarder). Vous pouvez remplacer \u00ab\u00a0aveugle\u00a0\u00bb par tout ce que vous voulez (un parent, un balayeur, un entrepreneur, un malade, une victime, un indigent, un mis\u00e9reux, un \u00ab\u00a0mieux que les autres\u00a0\u00bb\u2026).<\/p>\n<p>On se prend pour le personnage d\u2019une vieille histoire, pour un personnage l\u00e9gendaire, pour le produit d\u2019un conditionnement\u2026 On se prend aussi bien pour une personne favoris\u00e9e que pour une personne d\u00e9favoris\u00e9e. La conscience que nous sommes ne s&rsquo;identifie \u00e0 rien, pas m\u00eame \u00e0 une entit\u00e9 heureuse. Et t\u00f4t ou tard, on se fait mal \u00e0 se prendre pour ce que l\u2019on n\u2019est pas, que l\u2019on n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9. Se prendre pour quoi que ce soit, c\u2019est y tenir, en tirer un certain b\u00e9n\u00e9fice (toujours illusoire).<\/p>\n<p>Il est facile de reconna\u00eetre le gros inconv\u00e9nient \u00e0 se prendre pour une victime, pour un probl\u00e8me ou pour un incapable, par exemple, parce que la souffrance est simultan\u00e9ment associ\u00e9e. Or, pour prendre des exemples plus enviables, si vous vous identifiez enti\u00e8rement \u00e0 votre r\u00f4le de parent, que restera-t-il de vous une fois que vos enfants auront quitt\u00e9 le foyer ? Il n\u2019est pas toujours assur\u00e9 que les enfants devenus adultes trouvent encore int\u00e9r\u00eat \u00e0 \u00eatre trait\u00e9s en tant qu\u2019enfants. \u00c0 partir d\u2019un certain \u00e2ge, qu\u2019\u00e9prouve la personne qui s\u2019est prise pour son beau corps ou pour son corps d\u2019athl\u00e8te\u00a0? Quelle est l\u2019exp\u00e9rience de la personne qui s\u2019est identifi\u00e9e \u00e0 son art ou \u00e0 quelque comp\u00e9tence, lorsque survient la d\u00e9saffection du public\u00a0? De telles identifications finissent toujours dans la souffrance.<\/p>\n<p>Comme nous venons de l\u2019\u00e9voquer, se prendre pour ce que l\u2019on n\u2019est pas fait mal ou finit toujours par faire mal, mais le seul fait de ne pas reconna\u00eetre sa v\u00e9ritable nature est suffisant pour assurer un mal de vivre. Si les \u00ab\u00a0fausses identifications\u00a0\u00bb n\u2019\u00e9taient pas s\u00e9v\u00e8rement probl\u00e9matiques, nous n\u2019aurions pas besoin de nous y arr\u00eater. Nous ne pourrons jamais \u00eatre bien \u00e0 fonctionner de fa\u00e7on invers\u00e9e. C\u2019est un peu comme si le silence se prenait pour le bruit qu\u2019il permet, comme si la lumi\u00e8re se prenait pour l\u2019ombre qu\u2019elle permet. Oui, nous nous prenons pour ce que permet la conscience que nous sommes\u00a0!<\/p>\n<p>Non, nous ne sommes pas notre corps, ni rien de notre histoire pass\u00e9e et journali\u00e8re, absolument rien. Quelle est la place de notre corps, de notre histoire pass\u00e9e et quotidienne, lorsque nous vivons un moment de gr\u00e2ce, l\u00e0 o\u00f9 nous sommes le plus heureux, l\u00e0 o\u00f9 nous sommes en paix, dans l\u2019amour, appr\u00e9ciant sans raison l\u2019instant pr\u00e9sent\u00a0? D\u2019ailleurs, quelle est la place des corps et des histoires personnelles dans cet \u00e9change \u00e9pistolaire entre l\u2019auteur et le lecteur\u00a0? M\u00eame si nous pouvions lui en trouver une, elle ne serait pas au niveau de celle que nous lui accordons ordinairement. Dans l\u2019instant o\u00f9 j\u2019\u00e9cris et o\u00f9 tu me lis, nous sommes manifestement plus proches de notre nature v\u00e9ritable, d\u2019autant plus que nous \u00e9voquons et invoquons ici la conscience que nous sommes.<\/p>\n<p>Alors, d\u2019une mani\u00e8re tr\u00e8s habituelle et surtout ancestrale, comment se fait-il que nous nous prenions pour ce dont nous pouvons \u00eatre conscients et y tenir jusqu\u2019au point d\u2019en souffrir\u00a0? Pourquoi vivons-nous comme si nous \u00e9tions ce dont nous sommes conscients\u00a0? Mieux encore, pourquoi ne le remettons-nous pas en question\u00a0? Quelle bonne raison pourrions-nous avoir, nous donner\u00a0? Remarquons d\u2019abord que de la sorte, nous nous limitons et que se limiter, c\u2019est se s\u00e9parer, confirmer en fait l\u2019id\u00e9e de s\u00e9paration dans laquelle nous restons inscrits. En nous prenant pour ce que nous ne sommes pas, nous avons la preuve de la s\u00e9paration. Or, s\u2019agissant de la conscience que nous sommes, o\u00f9 serait cette m\u00eame preuve\u00a0? On ne la trouvera pas\u00a0!<\/p>\n<p>De m\u00eame que pour d\u00e9plorer quoi que ce soit, une difficult\u00e9, une maladie, le comportement d\u2019un proche\u2026, il faut d\u2019abord croire que le probl\u00e8me va durer (sans cette croyance, nous ne souffririons pas), de m\u00eame, pour souffrir d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il faut croire des choses, nous sentir tr\u00e8s concern\u00e9s. Nous ne pouvons pas vivre de la m\u00eame fa\u00e7on un probl\u00e8me que nous savons n\u2019\u00eatre que passager ou encore ne nous concerner en rien. Arr\u00eatez-vous un instant sur ce qui est dit l\u00e0, soyez-y tr\u00e8s attentif\u00a0! C\u2019est fondamental, parce que nous ne pourrions jamais rester mal, face \u00e0 toute forme de contrari\u00e9t\u00e9, sans ce que nous lui surimposons psychiquement\u00a0: elle va durer toujours, sinon tr\u00e8s longtemps, et elle nous concerne, concerne ce que nous sommes, tout cela \u00e9tant faux.<\/p>\n<p>L\u2019identification d\u00e9vastatrice commence avec ce que nous \u00e9prouvons, notamment la culpabilit\u00e9 ou la profonde honte\u00a0: \u00ab\u00a0ce que je suis, c\u2019est une personne coupable, honteuse\u00a0\u00bb (le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 coupable, honteux\u00a0\u00bb). Elle se poursuit avec ce qui est suppos\u00e9 pouvoir d\u00e9mentir la culpabilit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0je suis une bonne personne\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je suis le meilleur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0je suis un mod\u00e8le\u00a0\u00bb\u2026 Bien s\u00fbr, d\u2019autres identit\u00e9s assum\u00e9es pourront affirmer tout le contraire, l\u2019auto-d\u00e9nigrement restant une tendance humaine tr\u00e8s partag\u00e9e. Dans tous les cas, il en r\u00e9sulte un \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 et donc limit\u00e9\u00a0\u00bb. De la sorte, on marche sur la t\u00eate, on est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque, on passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la vie, priv\u00e9 notamment de l\u2019amour et de l\u2019inspiration.<\/p>\n<p>Non seulement nous ne sommes ordinairement pas sciemment conscients d\u2019\u00eatre conscients, alors que nous sommes tout le temps conscients, mais il s\u2019av\u00e8re \u00e9vident  que nous n\u2019avons jamais envisag\u00e9 la conscience que nous sommes comme \u00e9tant notamment illimit\u00e9e, \u00e0 l\u2019inverse de ce pour quoi nous nous prenons. Ce n\u2019est pas parce que nous pouvons admettre que nous sommes ce qui est conscient plut\u00f4t que ce dont nous sommes conscients, voire donc que nous sommes en r\u00e9alit\u00e9 la conscience, que nous avons aussi \u00e0 l\u2019esprit sa r\u00e9alit\u00e9 illimit\u00e9e. La conscience est de fait illimit\u00e9e, parce qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une conscience. Nous avons besoin davantage de reconna\u00eetre que nous r\u00e9sistons \u00e0 cette id\u00e9e que de comprendre ce que cela implique. Sachons notre ignorance et reconnaissons notre r\u00e9sistance.<\/p>\n<p>Francis Lucille nous dit\u00a0: \u00ab\u00a0On ne pourrait jamais avoir aucune preuve que la Conscience est s\u00e9par\u00e9e et limit\u00e9e, parce que ce qui est vu (dans la conscience) ne peut rien nous dire sur ce qui voit\u00a0\u00bb. Pour illustrer cette id\u00e9e, on peut penser au fait que ce que tout le contenu d&rsquo;une maison ne nous apprendrait absolument rien sur la maison elle-m\u00eame. Vivre comme si ce que nous sommes, donc la conscience, \u00e9tait s\u00e9par\u00e9 n\u2019est \u00e9videmment pas susceptible de nous laisser conna\u00eetre la paix et l\u2019amour.<\/p>\n<p>Puisque nous n\u2019avons aucune preuve de la s\u00e9paration de la conscience, de ce que nous sommes, et qu\u2019\u00e0 l\u2019inverse, bien des choses \u00e9voquent la non-s\u00e9paration (les synchronicit\u00e9s, de l\u2019aide qui surgit de partout, des intuitions saisissantes\u2026), pourquoi ne choisirions-nous pas d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de poursuivre d\u00e9sormais notre existence avec au moins l\u2019id\u00e9e de la possibilit\u00e9 de la non-s\u00e9paration\u00a0? C&rsquo;est m\u00eame la non-s\u00e9paration ou la Conscience Une qui rend simple et naturel le fait d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9, autant que n\u00e9cessaire, aux \u00e9preuves r\u00e9p\u00e9titives pouvant nous \u00e9veiller.<\/p>\n<p>N&rsquo;avons-nous jamais observ\u00e9 le fait que nous nous attirons toujours les m\u00eames conflits, les m\u00eames probl\u00e8mes, les m\u00eames circonstances contrariantes\u00a0? Et sinon, notre aveuglement pouvant tenir bon, ne l\u2019avons-nous jamais observ\u00e9 chez certains de nos proches\u00a0? Il y a celui qui nous raconte son \u00e9ni\u00e8me rupture, celui-l\u00e0 son dernier accident, le huiti\u00e8me, mon dentiste de mes d\u00e9buts parisiens son 23\u00e8me cambriolage\u2026 Cela est possible, notamment parce qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une conscience. C\u2019est encore parce qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une conscience, alors que cette cliente s\u2019est lib\u00e9r\u00e9e en pleurant \u00e0 chaudes larmes de sa haine envers sa m\u00e8re \u00ab\u00a0maltraitante\u00a0\u00bb qu\u2019elle n\u2019a plus vue depuis six ans, que sa m\u00e8re l\u2019a appel\u00e9e le lendemain m\u00eame pour l\u2019inviter au r\u00e9veillon de No\u00ebl\u2026<\/p>\n<p>Les personnes habitu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;observation peuvent percevoir cela, reconna\u00eetre les changements d&rsquo;exp\u00e9rience au fil des lib\u00e9rations, ou finir par l&rsquo;envisager. Or, il nous faut aller plus loin, utiliser cette compr\u00e9hension sage de fa\u00e7on litt\u00e9ralement pratique. Nous sommes ce qui est conscient, nous sommes la conscience, et il n\u2019y a qu\u2019une Conscience, la Conscience qui m\u00e9conna\u00eet la s\u00e9paration et toute limitation. Dans le jargon tr\u00e8s habituel du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, pour moi par exemple, du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 abus\u00e9\u00a0\u00bb, ce pour quoi je pourrais bien encore me prendre \u00e0 l\u2019occasion, admettons que je vous dise que je me suis fait avoir une nouvelle fois, qu\u2019une amie \u00e0 qui j\u2019ai tout donn\u00e9 m\u2019a fait une vacherie innommable. Je vous \u00e9pargne bien d\u2019autres commentaires dont le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb serait friand. L\u00e0, je suis dans le rev\u00e9cu ordinaire et surtout dans la s\u00e9paration consomm\u00e9e.<\/p>\n<p>Sur la proposition tr\u00e8s inspirante de Francis Lucille, consid\u00e9rons diff\u00e9remment l\u2019exp\u00e9rience\u00a0: \u00ab\u00a0Et si la conscience l\u00e0-bas qui me joue ou m\u00eame semble me jouer un sale tour et la conscience ici qui se sent abus\u00e9e \u00e9tait la m\u00eame conscience\u00a0? Aurais-je quelque preuve que cette lecture est moins valide que la pr\u00e9c\u00e9dente\u00a0?\u00a0\u00bb Je confie volontiers qu\u2019\u00e0 la fois, je peux me sentir un peu d\u00e9rang\u00e9 aux entournures par l\u2019\u00e9vidence de la r\u00e9ponse et me r\u00e9jouir en fin de compte qu\u2019il en soit ainsi. \u00ab\u00a0La conscience l\u00e0-bas qui me \u2026 et la conscience ici qui r\u00e9agit ou qui se sent \u2026 est la m\u00eame conscience. Tout me montre (avec le temps qu\u2019il ne peut pas en \u00eatre autrement\u00a0!\u00a0\u00bb \u00c0 les observer de pr\u00e8s, nos rev\u00e9cus sont si pr\u00e9cis que seule la Conscience Une peut l\u2019expliquer.<\/p>\n<p>Maintenant, la conscience qui me sert comme sur un plateau cette nouvelle \u00ab\u00a0vacherie\u00a0\u00bb, sans m\u00eame que j\u2019aie \u00e0 me soucier de localiser la conscience, puisqu\u2019elle est unique et omnipr\u00e9sente, m\u2019offre aussi tout l\u2019espace n\u00e9cessaire pour reconna\u00eetre notamment le douloureux auquel je pourrais encore r\u00e9sister. Ce n\u2019est pas pour rien que la Conscience que nous sommes nous met en situation de vivre ce que nous avons \u00e0 vivre, en fait de lib\u00e9rer ce dont nous avons encore \u00e0 nous lib\u00e9rer. La Conscience ne nous invite pas au d\u00e9ni, \u00e0 l\u2019\u00e9vitement, \u00e0 l\u2019ignorance, \u00e0 la r\u00e9sistance. Soyons conscients de tout ce qui se pr\u00e9sente, notamment en nous-m\u00eames. Soyons-en sciemment conscients\u00a0!<\/p>\n<p>Si nous avons encore du mal \u00e0 au moins accepter l\u2019id\u00e9e que c\u2019est la m\u00eame conscience qui semble infliger quoi que ce soit d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et qui le subit de l\u2019autre, soyons conscients aussi que, tr\u00e8s souvent, nous n\u2019avons m\u00eame pas besoin d\u2019un autre \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb pour souffrir, pour nous sentir mal. De surcro\u00eet, tr\u00e8s souvent, cet autre qui nous \u2026 (ceci ou cela) peut, non seulement \u00eatre notre interpr\u00e9tation des actes ou propos de l\u2019autre, mais m\u00eame encore \u00eatre le seul fruit de notre imaginaire, de notre anticipation (dans ce dernier cas avant que l\u2019autre ait dit un mot ou lev\u00e9 le petit doigt). En effet, nous n\u2019avons besoin de personne pour nous torturer l\u2019esprit\u00a0! Et l\u2019id\u00e9e de la conscience unique contrarie beaucoup le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 victime et accusateur\u00a0\u00bb. \u00c0 partir de cette id\u00e9e, plus aucune accusation n\u2019est envisageable.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la prise en compte de la \u00ab\u00a0Conscience Une\u00a0\u00bb ou de la conscience simplement de ce qui se joue en nous-m\u00eames, du fait que nous nous rappellerons d\u00e9sormais davantage ce que nous sommes, le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb n\u2019aura pas pour autant dit son dernier mot. Des pens\u00e9es vont continuer de nous embarquer bien des fois et bien s\u00fbr, c\u2019est le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb qui aura repris du service. Cependant, le savoir et se le rappeler fera toute la diff\u00e9rence. Amusons-nous-en\u00a0! Le vieux conditionnement fait le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb et la conscience permet de s\u2019en amuser.<\/p>\n<p>Et ne soyons plus dans l\u2019oubli total que nous sommes la Conscience, au b\u00e9n\u00e9fice du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019instar de ceux qui, au cin\u00e9ma, oublient totalement qu\u2019ils sont juste en train de regarder un film, se laissant compl\u00e8tement envahir par leurs \u00e9motions. Comme on peut appr\u00e9cier un film sans \u00eatre dupe, on peut se pr\u00eater aux jeux de l\u2019existence sans s\u2019identifier \u00e0 rien ni \u00e0 personne. De m\u00eame que l\u2019on peut appr\u00e9cier un film ou un roman, sans avoir \u00e0 se dire qu\u2019il n\u2019est question que de fiction, on peut vivre la vie sans avoir \u00e0 se r\u00e9p\u00e9ter \u00ab\u00a0je suis la Conscience\u00a0\u00bb. Quelle que soit notre exp\u00e9rience, notre v\u00e9ritable nature finira par s&rsquo;imposer d\u00e9finitivement comme une \u00e9vidence.<\/p>\n<p>L\u2019une des difficult\u00e9s \u00e0 se reconna\u00eetre en tant que conscience pure, qui plus est en tant que conscience illimit\u00e9e, repose sur le fait que la chose est d\u2019abord envisag\u00e9e par le mental. \u00c0 la place des diverses entit\u00e9s auxquelles il est identifi\u00e9, il en projette une autre, lui assignant des caract\u00e9ristiques similaires, principalement celle d\u2019\u00eatre per\u00e7ue. Il ne peut pas y croire, \u00e0 juste titre, mais elle lui pla\u00eet bien. Ce que nous sommes en essence n\u2019a rien \u00e0 voir avec aucune des entit\u00e9s qui nous composent, qui composent le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, pas davantage s\u2019il s\u2019agit par exemple d\u2019une entit\u00e9 religieuse ou m\u00eame spirituelle. La conscience que nous sommes n\u2019est pas une entit\u00e9. Nous ne sommes pas une entit\u00e9, nous ne sommes pas une personnalit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous sommes ce qui est conscient, nous sommes la conscience, la conscience qui est illimit\u00e9e, non s\u00e9par\u00e9e, mais cela n\u2019est pas \u00eatre quelqu\u2019un qui peut ou veut ceci ou cela. Ce \u00ab\u00a0quelqu\u2019un\u00a0\u00bb est toujours le \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb. Le pouvoir ou le potentiel illimit\u00e9 que nous sommes ne se manifestent pas \u00e0 partir du vouloir ou des int\u00e9r\u00eats qui sont l\u2019apanage du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb. Ce que nous sommes en essence se manifeste \u00e0 travers la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, l\u2019insouciance, le naturel, la spontan\u00e9it\u00e9, en fonction du seul besoin de l\u2019instant.<\/p>\n<p>Et si nous ne pouvons toujours pas r\u00e9aliser ce que nous sommes en essence, si nous ne pouvons pas le concevoir, devenons de plus en plus conscients de ce que nous ne sommes pas. Y aurait-il un int\u00e9r\u00eat \u00e0 rester positionn\u00e9 comme si nous \u00e9tions un incapable, par exemple\u00a0? Et m\u00eame un r\u00f4le, un m\u00e9tier, une nouvelle passion, \u00e0 la r\u00e9flexion, serait-ce int\u00e9ressant au point d\u2019en faire sa d\u00e9finition\u00a0? Non, ce que je suis n\u2019est ni un aveugle, ni une personne qui commence \u00e0 avoir des perceptions visuelles (sans les yeux), ni un praticien de la relation d\u2019aide, ni un salari\u00e9, ni un retrait\u00e9, ni un trahi, ni un abandonn\u00e9, ni une victime, ni un malade, ni ce que l\u2019on pourrait dire de moi (en cherchant peut-\u00eatre \u00e0 le d\u00e9mentir)\u2026<\/p>\n<p>S\u2019agissant de ce que nous sommes essentiellement, il peut assez vite sembler \u00e9vident que nous sommes pleinement et exclusivement ce qui est conscient de ce pour quoi nous nous prenons donc \u00e0 tort. Nous sommes incontestablement ce qui est conscient du fait de rester positionn\u00e9s comme si nous \u00e9tions une entit\u00e9 limit\u00e9e \u00e0 tous points de vue. Or, qu\u2019est-ce que cela va changer de ne plus \u00eatre positionn\u00e9s de la sorte\u00a0? Si cela ne devait rien changer, nous n\u2019aurions pas \u00e0 nous y int\u00e9resser. Et cela change tout\u00a0!<\/p>\n<p>Fid\u00e8les \u00e0 notre nature profonde, nous ne jugeons rien, nous ne pensons rien de rien, tout est accueilli tel que cela se pr\u00e9sente, incluant les id\u00e9es, paroles et d\u00e9cisions inspir\u00e9es. Fid\u00e8les \u00e0 notre nature profonde, nous ne sommes affect\u00e9s par aucun \u00e9change relationnel, libres du besoin compulsionnel de juger la nature humaine in\u00e9vitablement limit\u00e9e. L\u2019amour embrasse toute chose. Fid\u00e8les \u00e0 notre nature profonde, nous sommes inspir\u00e9s. Fid\u00e8les \u00e0 notre nature profonde, nous sommes heureux, nous ne souffrons pas. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>out ce qui se passe dans l\u2019existence nous montre potentiellement que nous avons toujours \u00e9t\u00e9 positionn\u00e9s de fa\u00e7on erron\u00e9e, de fa\u00e7on invers\u00e9e, que nous restons faussement identifi\u00e9s. Cela nous est montr\u00e9 partout et tout le temps, mais nous ne le <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/le-soi-separe-et-le-soi-conscience\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1386'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1386\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" 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