{"id":1270,"date":"2022-08-01T00:00:14","date_gmt":"2022-07-31T22:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1270"},"modified":"2022-07-29T05:54:26","modified_gmt":"2022-07-29T03:54:26","slug":"201-le-subir-et-ses-implications-5-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/201-le-subir-et-ses-implications-5-5\/","title":{"rendered":"201 Le subir et ses implications (5-5"},"content":{"rendered":"<p>Avec cette cinqui\u00e8me chronique, nous terminons l\u2019exploration du th\u00e8me \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb et, plus sp\u00e9cifiquement, nous continuons de nous int\u00e9resser \u00e0 notre impression de subir les choses, plus ou moins d\u00e9plor\u00e9e, et \u00e0 notre \u00e9tat d\u2019attente, assez difficilement contestable. \u00c9troitement li\u00e9s, ces deux \u00e9tats psychiques expliquent en grande partie l\u2019essentiel de nos divers comportements et en premier lieu notre mal-\u00eatre chronique, latent ou envahissant. Si vous lisez ou relisez les quatre chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes, ce nouveau texte vous parlera et vous \u00e9clairera davantage. Et il s\u2019agit de vous laisser inspirer par votre lecture.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Le \u00ab subir \u00bb et \u00ab l\u2019attendre \u00bb ou la soumission et l\u2019attente sont les deux faces d\u2019une m\u00eame pi\u00e8ce, la pi\u00e8ce \u00e9tant principalement l\u2019impression fausse de s\u00e9paration. Nous ne d\u00e9plorons pas sciemment notre impression de subir quand nous ne faisons qu\u2019ob\u00e9ir \u00e0 notre environnement, quand nous ne nous donnons aucun droit, quand nous ne suivons surtout pas nos \u00e9lans du c\u0153ur, quand nous n\u2019honorons pas notre propre souverainet\u00e9. Alors, voyons cela ! La d\u00e9sob\u00e9issance r\u00e9actionnelle \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur n\u2019est \u00e9videmment pas la solution. Quand nous cessons d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 nos vieilles croyances et \u00e0 tout notre vieux conditionnement, nous ne pouvons que nous ajuster au mieux \u00e0 notre environnement, par \u00e9vidence, par respect pour notre vraie nature et celle de tout un chacun.<\/p>\n<p>Ne vous demandez pas si vous \u00eates, vous aussi, concern\u00e9 par l\u2019impression de subir et par un \u00e9tat d\u2019attendre, mais permettez-vous de v\u00e9rifier attentivement la fa\u00e7on dont vous restez positionn\u00e9 face \u00e0 ce qui se pr\u00e9sente \u00e0 vous. Si vous deviez vous croire sans attentes et libre de toute impression de subir les choses, ce qui serait plut\u00f4t \u00e9tonnant, observez de pr\u00e8s la fa\u00e7on dont vous consid\u00e9rez vos \u00e9preuves, les causes que vous leur donnez et ce que vous envisagez en termes de solutions.<\/p>\n<p>Moins vous \u00eates concern\u00e9 par l\u2019impression de subir l\u2019existence et par un \u00e9tat chronique d\u2019attente, plus vous suivez vos \u00e9lans du c\u0153ur, vos inspirations, vous consid\u00e9rez vos seuls ressentis, sans les justifier ni les contrarier par des consid\u00e9rations mentales. Votre \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb sait infailliblement ce qui est juste et bon pour vous, alors que votre mental vous trompe inexorablement, parce qu\u2019il se r\u00e9f\u00e8re au pass\u00e9, qu\u2019il est adapt\u00e9 \u00e0 votre conditionnement, \u00e0 vos blessures. Le plus souvent possible, rappelez-vous cette simple question\u00a0: \u00ab\u00a0OK, je pense ceci, je me dis cela, d\u2019aucuns me disent encore d\u2019autres choses, jusqu\u2019\u00e0 vouloir parfois m\u2019en imposer, mais qu\u2019est-ce que je sens, qu\u2019est-ce que je ressens\u2026\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La cause de l\u2019impression de subir est la perp\u00e9tuation mentale du pass\u00e9, ce pass\u00e9 pouvant d\u00e9passer le cadre de notre existence pr\u00e9sente. La cause de l\u2019attente envers autrui est toujours en soi, mais son point de d\u00e9part ponctuel peut \u00eatre une perception ext\u00e9rieure, soutenue bien s\u00fbr par un ressenti (int\u00e9rieur). Avec la perception ext\u00e9rieure qui cause une attente, on se retrouve en situation de subir le monde, celui qui ne nous r\u00e9pond pas ou qui nous fait\u2026 attendre. Avec le \u00ab subir \u00bb, on n\u2019est pas sujet, on est objet ; avec l\u2019attente, on est sujet en qu\u00eate d\u2019un objet. Dans les deux cas, il y a un flux entrant imaginaire, d\u00e9plor\u00e9 (subi) pour l\u2019un, caress\u00e9 (attendu) pour l\u2019autre.<\/p>\n<p>Bien que produise toujours un bel effet la seule observation de la r\u00e9alit\u00e9 dans laquelle on se trouve, notamment le subir ou l\u2019attente, il ne nous vient pas de nous y pr\u00eater de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re. Le subir et l\u2019attente r\u00e8gnent en ma\u00eetres absolus. La mise de c\u00f4t\u00e9 du subir et de l\u2019attente contrarie le \u00ab moi pensant, historique \u00bb, et l\u2019on n\u2019arr\u00eate pas ais\u00e9ment dans sa course un taureau furieux. Une fa\u00e7on de \u00ab pi\u00e9ger \u00bb un peu le \u00ab moi historique \u00bb est de reconna\u00eetre combien on aime penser, qu\u2019il s\u2019agisse de subir imaginaire ou d\u2019une attente illusoire. Nous tenons aussi \u00e0 ce que nous d\u00e9plorons et ce n\u2019est pas la chose que nous allons pouvoir reconnaitre en premier ! <\/p>\n<p>On aime bien penser, m\u00eame si l\u2019on ne l\u2019admet pas, comme certains \u00ab\u00a0aiment bien se curer le nez ou encore se ronger les ongles\u00a0\u00bb. Et \u00ab ronger son os \u00bb, on aime bien aussi ! \u00ab Ah, tu as ce toc-l\u00e0 ! N\u2019en ai pas honte, j\u2019ai le mien et je crains qu\u2019il ne soit pire : je pense de fa\u00e7on \u00ab T. O. C. \u00bb (t\u00eatue, obsessionnelle compulsive) ! \u00bb Personne n\u2019appr\u00e9cie les \u00ab penseurs compulsifs \u00bb, ces derniers ignorant qu\u2019ils ne sont pas appr\u00e9ci\u00e9s, mais heureusement pour eux, ils sont par ailleurs souvent bourr\u00e9s de qualit\u00e9s qu\u2019ils ignorent de m\u00eame. Il ne t\u2019est pas facile de reconna\u00eetre ton identification au penseur, d\u2019abord parce que le penseur n\u2019existe pas, mais surtout parce que tu ne regardes pas, parce que tu penses encore l\u2019hypoth\u00e8se. \u00ab Je ne suis ni subisseur, ni attendant, je ne suis ni infligeur, ni refuseur\u2026 Je suis l\u2019Amour, un canal quelconque de l\u2019Amour. Comme toi, comme tout un chacun, je suis enfant de Dieu. \u00bb<\/p>\n<p>Nos jugements sont des r\u00e9v\u00e9lateurs. Ils trahissent d\u2019abord notre impression de subir et tout autant notre \u00e9tat d\u2019attente. Une personne neutre, non investie \u00e9motionnellement, non int\u00e9ress\u00e9e de fa\u00e7on r\u00e9actionnelle ou compensatrice, ne peut pas juger. La personne qui vous juge et plus encore qui vous accuse vous confie en r\u00e9alit\u00e9 son impression de subir son existence et des intentions cach\u00e9es, son propre \u00e9tat d\u2019attente. En regardant de pr\u00e8s l\u2019un de mes jugements, j\u2019y d\u00e9busque assez facilement ma propre impression de subir et encore plus facilement mon propre \u00e9tat d\u2019attente, voire une attente sp\u00e9cifique. L\u2019exercice est passionnant (si l\u2019on a cess\u00e9 de se juger trop).<\/p>\n<p>Si nous subissons sans mot dire la fa\u00e7on dont nous nous sentons trait\u00e9s, sans nous le dire, sans nous arr\u00eater sur l\u2019effet \u00e9prouv\u00e9, t\u00f4t ou tard, quelque chose nous fait tomber des nues. Ce peut \u00eatre une attente d\u00e9\u00e7ue ou simplement tout ce que l\u2019on n\u2019aurait jamais pu imaginer. \u00c0 partir de l\u2019impression de subir les choses, m\u00eame si elle reste plus ou moins inconsciente, \u00e9tant devenue si habituelle, nous les subissons en effet, nous nous les faisons subir. Subir effectivement les choses signifie, non pas qu\u2019elles nous soient inflig\u00e9es, ce qui est notre fausse impression ordinaire, mais simplement que nous nous y soumettons. Et c\u2019est bien nous qui nous nous soumettons ! La fa\u00e7on dont nous r\u00e9agissons aux al\u00e9as de l\u2019existence d\u00e9pend du degr\u00e9 auquel nous nous y soumettons.<\/p>\n<p>Vous pourriez continuer de dire que vous subissez votre conjoint, votre employeur et m\u00eame votre maladie, mais comprenez bien que ce que vous \u00eates alors en train de r\u00e9v\u00e9ler, c\u2019est que vous vous y soumettez. Peut-\u00eatre en ren\u00e2clant, vous lui ob\u00e9issez d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Se soumettre, c\u2019est principalement ob\u00e9ir. La d\u00e9sob\u00e9issance ordinaire n\u2019est qu\u2019une vaine tentative de d\u00e9mentir notre soumission. Nous avons besoin, non pas de d\u00e9sob\u00e9ir, mais de cesser d\u2019ob\u00e9ir, tout comme nous avons besoin, non pas de nous aimer, mais de cesser de nous ha\u00efr.<\/p>\n<p>Indiquons au passage que plus forte est notre tendance \u00e0 la soumission \u00e0 certaines personnes, plus nous risquons de chercher \u00e0 en dominer d\u2019autres. Les dominateurs sont d\u2019abord des soumis. Soyez s\u00fbr que ceux qui tentent de vous dominer sont domin\u00e9s. Au lieu de reconna\u00eetre notre soumission (\u00e9ventuelle) \u00e0 certaines personnes et certaines circonstances, nous conservons notre impression fausse de les subir. Nous d\u00e9plorons donc ce qui nous est fait, ce qui nous est inflig\u00e9. Positionn\u00e9s ainsi, nous ne nous arr\u00eatons pas sur le douloureux rappel\u00e9, auquel nous r\u00e9sistons, et nous retrouvons nos attentes, sinon notre \u00e9tat d\u2019attente.<\/p>\n<p>Nous pourrions reconna\u00eetre notre impression de subir les autres, sans voir ceux qui pourraient avoir eux aussi l\u2019impression de nous subir. Peut-\u00eatre subissent-ils nos attentes et d\u2019abord nos r\u00e9actions\u00a0! De la m\u00eame fa\u00e7on que nous n\u2019allons pas nier un traitement d\u00e9loyal qui nous est r\u00e9serv\u00e9, sous pr\u00e9texte que l\u2019impression de subir est fausse, nous pouvons \u00eatre attentifs \u00e0 ne traiter mal personne. Avec de la bont\u00e9, quand vous reconnaissez votre r\u00e9action, vous rel\u00e2chez le \u00ab\u00a0subisseur\u00a0\u00bb\u00a0; quand vous reconnaissez vos attentes compensatrices, vous \u00e9loignez \u00ab\u00a0l\u2019attendant\u00a0\u00bb. Si nous invoquons la bont\u00e9 et la bonne volont\u00e9 d\u2019\u00eatre libres de toute r\u00e9action, nous nous offrons potentiellement un instant imm\u00e9diat de grande paix.<\/p>\n<p>Ce \u00e0 quoi nous r\u00e9sistons, que nous avons pourtant besoin de reconna\u00eetre et de lib\u00e9rer, se manifestera de plus en plus de fa\u00e7on intense ou m\u00eame cruelle, parce qu\u2019il est indispensable que nous voyions, que nous nous lib\u00e9rions, que nous nous \u00e9veillions. On peut \u00eatre dans la fuite, dans l\u2019\u00e9vitement, ce qui est vain, mais on peut aussi \u00eatre dans le maintien aveugle de ce qui nous l\u00e8se, nous blesse, ce qui est donc un auto-traitement n\u00e9faste. Dans l\u2019\u00e9vitement, nous ne faisons pas ce qui pourrait pourtant nous convenir \u00e0 diff\u00e9rents niveaux, et dans le maintien de ce qui nous blesse, nous nous y engouffrons inconsid\u00e9r\u00e9ment.<\/p>\n<p>Nous employons notre pouvoir, tout notre potentiel de puissance, pour nous faire vivre le pire, aussi bien avec notre impression de subir qu\u2019avec notre \u00e9tat d\u2019attente, ce dernier reposant sur la peur infailliblement cr\u00e9atrice. L\u2019impression de subir est appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019image de nous-m\u00eames et nos attentes sont encore \u00e0 son service. Juste pour une image contrari\u00e9e, beaucoup ont ou ont eu des vell\u00e9it\u00e9s suicidaires. Nous vivons des choses en les subissant, en nous y soumettant, sans en \u00eatre sciemment conscients, et il est de m\u00eame des attentes que nous ne reconna\u00eetrions pas d\u2019embl\u00e9e comme telles.<\/p>\n<p>La seule pr\u00e9occupation de notre image annonce \u00e0 la fois des attentes et notre impression de subir. Sans cela, le souci de ce que le monde pense de nous ne pourrait m\u00eame pas nous effleurer. Nous ne nous accusons nous-m\u00eames que parce que nous nous attendons \u00e0 des accusations ext\u00e9rieures, originellement \u00e0 des \u00ab\u00a0accusations divines\u00a0\u00bb. Nous interpr\u00e9tons ce que les autres pensent ou pourraient penser de nous, ce qui informe de la place que nous laissons \u00e0 notre \u00e9go, nous attirant aussi par ailleurs ce que nous craignons. D\u00e8s lors que qui ou quoi que ce soit nous affecte, nous confirmons notre impression de subir. D\u00e8s lors que qui ou quoi que ce soit nous touche, nous t\u00e9moignons d\u2019une ouverture.<\/p>\n<p>Au moyen de notre penser conditionn\u00e9, nous nous faisons subir du mal-\u00eatre et nous nous pla\u00e7ons dans un \u00e9tat d\u2019attente, pour du mal-\u00eatre encore. Quiconque subit ou attend ne peut pas \u00ab \u00eatre bien \u00bb. Or, penser, subir, attendre, r\u00e9agir, compenser, c\u2019est humain et relativement insignifiant, notre seul et vrai probl\u00e8me est l\u2019absence d\u2019observation, de reconnaissance, de pr\u00e9sence \u00e0 ce qui est. En pleine conscience, aimante, ferions-nous passer au monde un message qui pr\u00f4ne le subir et les attentes ? Notre message au monde ou notre \u00ab enseignement \u00bb est notre \u00e9tat d\u2019esprit : le plein accueil ou la r\u00e9action sous une forme ou sous une autre.<\/p>\n<p>Nous subissons nos croyances et habitudes, ce qui donne lieu aussi \u00e0 des circonstances \u00e9prouvantes sans issue. On s\u2019\u00e9tonnera qu\u2019une \u00e9preuve dure une \u00ab \u00e9ternit\u00e9 \u00bb, \u00e0 cause du \u00ab subir \u00bb non reconnu, mais on rel\u00e8vera moins que chacune de nos attentes d\u00e9passe de beaucoup, en termes de dur\u00e9e, le temps de la satisfaction, en fait du soulagement qu\u2019offrent les occasions plut\u00f4t rares. L\u2019\u00e9preuve \u00e2prement d\u00e9plor\u00e9e qui n\u2019en finit pas r\u00e9v\u00e8le id\u00e9alement l\u2019impression persistante de subir. Il est bon et sage, en pleine conscience, de s\u2019inviter \u00e0 sortir du couple \u00ab\u00a0sup\u00e9rieur\/inf\u00e9rieur, ma\u00eetre\/esclave, bourreau\/victime, infligeur\/subisseur\u00a0\u00bb. \u00ab Infligeur jusque-l\u00e0 respect\u00e9 ou consenti, je romps d\u00e9sormais mon engagement, te rends ta libert\u00e9, en te sachant sur ton propre chemin. Et je vais poursuivre le mien. \u00bb<\/p>\n<p>Quand il nous semble qu\u2019il ne soit plus rien \u00e0 attendre, \u00e9preuve courante, nous retournons ordinairement dans le \u00ab subir \u00bb, alors que nous pourrions surtout nous retrouver, \u00eatre plus proche de l\u2019espace alors lib\u00e9r\u00e9 que nous sommes. Seule la vraie et pleine reconnaissance de notre \u00e9tat d\u2019attente et de notre impression de subir a le pouvoir de les d\u00e9senfler. Quand nous quittons l\u2019attente et\/ou m\u00eame le subir, au lieu de basculer encore de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, nous pouvons \u00ab percevoir comme une petite lueur \u00bb, un \u00ab espace pur \u00bb ou une sorte d\u2019appel que nous pourrions suivre alors. Les relations sont bien s\u00fbr le terrain fertile des attentes et du \u00ab\u00a0subissement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Vivre pleinement un vrai partage \u00e0 deux requiert que ni l\u2019un ni l\u2019autre ne subisse ou ne banalise l\u2019instant, que les deux soient pr\u00e9sents, qu\u2019ils puissent se laisser aller, qu\u2019ils soient sans la moindre attente et au contraire dans l\u2019expression, dans l\u2019appr\u00e9ciation, dans la gratitude. Un vrai partage \u00e0 deux requiert que chacun ne soit pas soumis \u00e0 l\u2019autre, ni ne tente de le dominer. Arriv\u00e9s \u00e0 un v\u00e9ritable instant heureux, \u00e0 deux, ne sommes-nous pas port\u00e9s \u00e0 une expression ou manifestation joyeuse, comme si cet instant ne pouvait pas passer inaper\u00e7u ? C\u2019est la c\u00e9l\u00e9bration !<\/p>\n<p>Et c\u2019est quand il ne s\u2019agit pas de c\u00e9l\u00e9bration qu\u2019un accomplissement apparent offre au mieux un gros soulagement. Le soulagement fait suite \u00e0 l\u2019attente illusoirement satisfaite et la c\u00e9l\u00e9bration est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un plein contentement et d\u2019une disponibilit\u00e9 totale. N\u2019avez-vous jamais en conscience fait cette exp\u00e9rience b\u00e9nie\u00a0? Ce qui nous rapproche le plus de notre nature v\u00e9ritable, dans le monde de la forme, c\u2019est notre disposition \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration. C\u2019est aussi parce que cette disposition n\u2019est pas honor\u00e9e, ni m\u00eame reconnue, que nous avons des attentes. La c\u00e9l\u00e9bration est associ\u00e9e \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation, \u00e0 la gratitude.<\/p>\n<p>Il nous est difficile de c\u00e9l\u00e9brer la Vie quand la paix, la joie et l\u2019amour restent voil\u00e9s. En fait, c\u2019est la Vie elle-m\u00eame qui est voil\u00e9e. \u00catre dans la c\u00e9l\u00e9bration, c\u2019est \u00e0 la fois \u00eatre avec la puissance et la pl\u00e9nitude, c\u2019est \u00eatre vivant, autrement dit hors du subir et de l\u2019attente. Nous avons besoin, non pas seulement d\u2019\u00eatre soulag\u00e9s, mais d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s, pleinement \u00e9panouis, de pouvoir \u00eatre comme en c\u00e9l\u00e9bration, de c\u00e9l\u00e9brer la Vie, la Vie que nous sommes, ce \u00e0 quoi nous nous laissons difficilement aller.<\/p>\n<p>Plus que nous pourrions le croire, il nous arrive d\u2019\u00eatre en situation de vivre de la c\u00e9l\u00e9bration, mais nous nous empressons de la limiter d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, avec un rajout par exemple. \u00ab \u00c7a se f\u00eate, \u00e7a s\u2019arrose \u00bb, dit-on, et l\u2019on boit un coup ! Il n\u2019y a aucun mal \u00e0 \u00ab boire un coup \u00bb, mais outre les petits r\u00e9conforts tout \u00e0 fait acceptables, reconnaissons que le besoin de r\u00e9confort s\u2019explique mal en cas de plein \u00e9panouissement ! La joie causerait-elle un petit malaise ? Boire un coup, manger quelque chose, c\u2019est convivial, dira-t-on, mais la convivialit\u00e9 r\u00e9pond au besoin de partage, lequel est d\u00e9j\u00e0 combl\u00e9 en cas de c\u00e9l\u00e9bration assum\u00e9e. Dans un instant o\u00f9 le manque ne peut pas \u00eatre \u00e9prouv\u00e9, n\u2019y a-t-il pas quelque chose de suspect quand on se pr\u00e9cipite pour m\u00ealer une substance \u00e0 un plein contentement\u00a0?<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, si nous pouvons r\u00e9sister au meilleur, nous pouvons aussi prendre pour le meilleur ce qui ne l\u2019est pas en r\u00e9alit\u00e9. \u00c0 plusieurs reprises, je me suis vu allumer une cigarette \u00e0 l\u2019instant m\u00eame o\u00f9 il m\u2019\u00e9tait donn\u00e9 de vivre un moment plaisant, tel que je l\u2019avais esp\u00e9r\u00e9. En fait, ce que l\u2019on esp\u00e8re n\u2019est pas ce que le c\u0153ur demande. \u00c0 d\u00e9faut de ce que l\u2019on ne vit pas, que l\u2019on n\u2019a \u00ab jamais \u00bb v\u00e9cu, que l\u2019on ne peut pas reconna\u00eetre ais\u00e9ment, on se fabrique un int\u00e9r\u00eat compensateur. La chose qui sert de compensation n\u2019est pas un probl\u00e8me, n\u2019est donc pas \u00e0 rejeter, le probl\u00e8me \u00e9tant le seul aspect compensateur qui n\u2019est pas reconnu comme tel.<\/p>\n<p>L\u2019utilisation du toucher pour COMPENSER la c\u00e9cit\u00e9 s\u2019est av\u00e9r\u00e9e terriblement probl\u00e9matique, chose plut\u00f4t inattendue pour un aveugle, en ce sens que j\u2019\u00e9tais dans le d\u00e9ni du manque sensoriel, ainsi surtout que du manque affectif qu\u2019il rappelait, \u00e9prouv\u00e9 aupr\u00e8s de ma m\u00e8re\u2026 Il m\u2019est arriv\u00e9 de ressentir nettement, en vivant enfin ce que j\u2019avais tant attendu, compensatoirement : \u00ab Oui, et alors ? Oui, et maintenant ? Mais je ne la VOIS toujours pas\u2026 ! \u00bb Toucher pour compenser la c\u00e9cit\u00e9 est peu efficace, parole d\u2019un ex-voyant, mais pour peu que l\u2019on s\u2019y abandonne avec tendresse, toucher pour toucher assure un plaisir proche de la vraie joie. Potentiellement, le toucher assure un contact manifeste, plus intime que le regard.<\/p>\n<p>Le vrai regard est lumineux et le vrai toucher est enveloppant. Les deux sont g\u00e9n\u00e9reux et permettent de recevoir de fa\u00e7on r\u00e9ciproque. Mais ordinairement, le regard et le toucher sont utilis\u00e9s pour prendre. Le regard peut \u00eatre touchant, au point m\u00eame qu\u2019il peut perturber qui ne peut pas recevoir. Un regard intense et lumineux ne laissera pas tout le monde indiff\u00e9rent. Toucher et toucher bien n\u2019est pas chose \u00e9vidente et quant \u00e0 se laisser toucher, ce n\u2019est pas forc\u00e9ment plus facile. L\u2019enfant qui a manqu\u00e9 de toucher, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 et n\u2019a pas pu toucher, vivra le toucher avec difficult\u00e9. Toucher et se laisser toucher est un \u00ab art \u00bb, sinon un plein abandon. Avec des attentes et l\u2019impression de subir, on ne vit pas le regard ni le toucher de la m\u00eame fa\u00e7on.<\/p>\n<p>Il y a ce que l\u2019on \u00ab\u00a0subit\u00a0\u00bb, ce que l\u2019on croit subir, ce que l\u2019on a l\u2019impression de subir, en fait ce \u00e0 quoi l\u2019on se soumet, et il y a aussi tout ce que l\u2019on ne vit pas, tout ce qui fera l\u2019objet cach\u00e9 des attentes. Quand vous avez \u00e0 l\u2019esprit tout ce qu\u2019il vous semble avoir subi, permettez-vous de diriger votre attention sur ce que vous n\u2019avez pas v\u00e9cu. La perte, l\u2019absence, l\u2019interdit, le manque, la privation ont pu aussi \u00eatre endur\u00e9s. Lequel fait votre attente\u00a0? Si l\u2019on regarde de pr\u00e8s des relations ou des moments relationnels que l\u2019on vit de fa\u00e7on totalement satisfaisante, on peut d\u00e9couvrir ce qui nous a fait tant d\u00e9faut, ce qui nous tient r\u00e9ellement \u00e0 c\u0153ur, qui ne se trouve g\u00e9n\u00e9ralement pas dans les relations auxquelles on reste accroch\u00e9.<\/p>\n<p>Si nous ne reconnaissons pas la fa\u00e7on dont nous sommes trait\u00e9s, cela seul peut constituer la cause en nous de ce que nous endurons d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. Moins nous reconnaissons la fa\u00e7on relativement \u00ab odieuse \u00bb dont nous pouvons \u00eatre trait\u00e9s, le cas \u00e9ch\u00e9ant, moins nous serons \u00e0 m\u00eame d\u2019appr\u00e9cier la bont\u00e9 de certains envers nous. Nous pouvons objectivement \u00eatre trait\u00e9s mal, ce que nous n\u2019avons pas \u00e0 nier, mais nous ne subissons pas ce que nous croyons subir. Et nous le croyons sans pour autant le formuler, ni m\u00eame mentalement. L\u2019impression de subir est fausse en ce sens qu\u2019elle pr\u00e9tend que l\u2019on nous a priv\u00e9 de la paix, de la joie, de l\u2019amour, ce qui est totalement impossible.<\/p>\n<p>Il est important et salutaire, non pas de relever de la n\u00e9gativit\u00e9, ce que l\u2019on fait sans se faire prier, mais de ne pas rester dans le d\u00e9ni de ce qui nous blesse effectivement. On croit subir ce que l\u2019on d\u00e9plore, qu\u2019on nous l\u2019inflige (1\u00e8re douleur). On endure en effet la chose, elle nous fait mal (2\u00e8me douleur). On s\u2019y soumet (3\u00e8me douleur). On sait que l\u2019on se le fait, en se le reprochant fatalement (4\u00e8me douleur). En vain, on attend mieux (5\u00e8me douleur). On ne le reconna\u00eet pas forc\u00e9ment, mais \u00eatre dans l\u2019attente fait mal.<\/p>\n<p>Les relations sont g\u00e9n\u00e9ralement v\u00e9cues de fa\u00e7on banale, superficielle, parfois violente, et la vraie et grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 de chacun n\u2019est pas toujours consid\u00e9r\u00e9e. N\u2019ayons pas toujours ou pas seulement \u00e0 l\u2019esprit la duret\u00e9 \u00e0 laquelle nous confronte notre conditionnement, m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas question de la nier, ni de la minimiser, et veillons aussi \u00e0 ne pas \u00ab\u00a0assassiner\u00a0\u00bb les plus vuln\u00e9rables, sous pr\u00e9texte de leurs maladresses \u00e9ventuelles. En effet, il y a dans notre entourage des gens qui peuvent brusquement et facilement \u00eatre d\u00e9stabilis\u00e9s, \u00eatre particuli\u00e8rement sensibles, pour qui nos propos d\u00e9sinvoltes et accusateurs peuvent \u00eatre re\u00e7us comme des coups de poignards.<\/p>\n<p>Il est bien des circonstances o\u00f9 faire preuve de bont\u00e9 ne nous vient peut-\u00eatre pas naturellement, mais reconnaissons que nous n\u2019avons aucun m\u00e9rite \u00e0 nous montrer bons envers qui nous t\u00e9moigne lui-m\u00eame d\u2019une grande bont\u00e9. Seul un manque total de bont\u00e9 pourra faire que l\u2019on transperce inconsid\u00e9r\u00e9ment la cuirasse de quiconque en le laissant \u00e0 terre comme un soldat bless\u00e9 \u00e0 mort. Plus nous accueillons quiconque avec \u00ab Bont\u00e9 \u00bb, respect ou consid\u00e9ration, de fa\u00e7on sinc\u00e8re, cordiale, moins nous nous attirons de quoi \u00e9prouver des attentes et l\u2019impression de subir.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas en nous montrant cruels que nous viendrons \u00e0 bout de notre impression parfois inhibitrice de subir, ni de notre \u00e9tat d\u2019attente qui n\u2019est certainement pas dynamisant. Tout le monde n\u2019est pas cens\u00e9 d\u00e9couvrir en soi de la malveillance envers autrui, la cruaut\u00e9 envers soi-m\u00eame \u00e9tant un bagage suffisamment pesant. Mieux nous connaissons et comprenons le fonctionnement humain, plus il serait facile de d\u00e9stabiliser beaucoup de nos semblables, mais heureusement, moins nous sommes enclins \u00e0 le faire.<\/p>\n<p>Ne serait-il pas facile de terroriser un enfant ou de le culpabiliser ? Ah, il nous arrive de le faire ! Voyons et gu\u00e9rissons alors notre propre peur et notre sentiment de culpabilit\u00e9, avec bont\u00e9, et la bienveillance trouvera place. Si vous deviez vous montrer particuli\u00e8rement durs envers des enfants, voire simplement insensibles, consid\u00e9rez tr\u00e8s attentivement la fa\u00e7on dont vous vous \u00eates vous-m\u00eame senti trait\u00e9 en tant qu\u2019enfant. Quelle souffrance une personne ne doit pas contenir en elle pour pouvoir se montrer cruelle envers notamment un enfant ou un animal, en fait envers qui que ce soit !<\/p>\n<p>Si le puissant en nous reste inconnu, le \u00ab subisseur \u00bb prend le dessus. Si le content en nous reste latent, celui qui r\u00e8gne en ma\u00eetre est l\u2019attendant. Le subisseur et l\u2019attendant maintiennent toute leur attention sur l\u2019ext\u00e9rieur et c\u2019est seulement ainsi qu\u2019ils peuvent continuer de subir et d\u2019attendre. Le subisseur d\u00e9nonce un infligeur et l\u2019attendant un privateur. Le subisseur d\u00e9plore ce qu\u2019on lui fait et l\u2019attendant ce que l\u2019on ne lui fait pas\u2026 Au lieu de d\u00e9noncer encore des infligeurs et des privateurs, nous pouvons d\u00e9couvrir comment ou combien nous sommes notre auto-infligeur et notre auto-privateur. Cette d\u00e9couverte est essentielle.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on surtout inconsciente, nous nous sentons coupables d\u2019\u00eatre int\u00e9ress\u00e9s par ce que nous attendons ou nous en avons honte, et nous nous mettons nous-m\u00eames en situation de ne pas le vivre, ce que nous n\u2019allons pas reconna\u00eetre ais\u00e9ment. La conscience de ce qui se joue en nous sera d\u2019autant moins accessible si notre attente envers quelqu\u2019un comprend du donner, l\u2019une de nos attentes pouvant sp\u00e9cifiquement \u00eatre celle de donner. En g\u00e9n\u00e9ral, sommes-nous attentifs \u00e0 la fa\u00e7on dont est re\u00e7u ce que nous tenons \u00e0 donner ? Tout le monde n\u2019est pas tenu de recevoir ce que nous avons \u00e0 donner, d\u2019autant moins si nous tenons \u00e0 le donner \u00e0 tout prix. Un don \u00ab forc\u00e9 \u00bb ne peut pas \u00eatre bien re\u00e7u !<\/p>\n<p>Sinon le \u00ab don de l\u2019\u00e9coute \u00bb, on ne se pr\u00e9cipitera pas pour donner m\u00eame un \u00ab tr\u00e9sor \u00bb \u00e0 qui est en train de confier sa peine. On ne console pas le chagrin d\u2019un enfant avec des bonbons. Les bonbons peuvent attendre et seront de meilleur go\u00fbt, une fois le chagrin pleur\u00e9. \u00ab L\u2019accueil \u00bb de ce qui est dit (confi\u00e9, demand\u00e9, \u00e9voqu\u00e9 parfois maladroitement) peut \u00eatre en total d\u00e9calage par rapport au moment et aux propos tenus. Si un proche vous confie sa peine, parce que sa meilleure amie vient de se suicider, vous ne vous pr\u00e9cipitez pas pour lui raconter le suicide de votre p\u00e8re il y a quinze ans. Si quelqu\u2019un vous sollicite et que vous ne pouvez pas lui r\u00e9pondre favorablement, vous n\u2019en profitez pas pour lui faire un reproche que vous aviez \u00e9ventuellement retenu.<\/p>\n<p>Si vous avez \u00e0 composer avec l\u2019annonce d\u2019une nouvelle terrifiante, laquelle ne vous laisse \u00ab objectivement \u00bb aucun espoir, vous retrouvez le subir sans pouvoir vous consoler avec une attente. Pour vous, c\u2019est encore et toujours un rev\u00e9cu ! C\u2019est celui du \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb. Un jour, ma m\u00e8re m\u2019annon\u00e7a que je devais aller en pension, que j\u2019y serais trois mois plus tard. Ce fut \u00ab la fin du monde \u00bb. Sans rien pouvoir exprimer, je me suis emmur\u00e9 dans le mental. Ce jour, j\u2019appris brutalement que j\u2019allais \u00eatre admis, parce que j\u2019\u00e9tais malvoyant, dans une institution pour aveugles et amblyopes, trois mois plus tard, ce qui me laissa le temps de devenir aveugle et d\u2019\u00eatre hospitalis\u00e9 pendant tout un mois.<\/p>\n<p>Nous avons fini par nourrir des attentes, avec l\u2019impression bien ancr\u00e9e de subir les choses, notamment parce que nous n\u2019avons pas pu nous exprimer, pas pu dire notre malaise, ni nous laisser aller \u00e0 vivre ce qui \u00e9tait \u00e0 notre port\u00e9e. L\u2019\u00e9tat d\u2019attente comprend des croyances inhibitrices\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est impossible, c\u2019est mal, je ne le m\u00e9rite pas, je vais le payer cher, je n\u2019en ai pas le droit\u2026\u00a0\u00bb Or, que l\u2019on soit ou non avec une attente, une croyance de ce genre nous prive du meilleur. On ne se permet pas des choses, on n\u2019ose pas se laisser aller, on craint des cons\u00e9quences imaginaires\u2026<\/p>\n<p>\u00c0 ce propos, n\u2019appelons pas \u00ab attente \u00bb ce qui est un \u00ab int\u00e9r\u00eat mobilisateur \u00bb et qui n\u2019est v\u00e9cu ni dans l\u2019impatience, ni dans le contr\u00f4le, et o\u00f9 l\u2019aimer d\u00e9passe le vouloir. Le c\u0153ur s\u2019est substitu\u00e9 \u00e0 la t\u00eate. Quelle pourrait \u00eatre la diff\u00e9rence entre \u00ab subir le mal \u00bb et \u00ab r\u00e9sister au bon \u00bb ? \u00ab Nous subissons le mal \u00bb, c\u2019est faux ! \u00ab Nous r\u00e9sistons au bon \u00bb, c\u2019est vrai ! Il est faux de dire que nous subissons le mal existant, dans le sens o\u00f9 la r\u00e9action nous appartient, mais il est vrai que nous le subissons dans le sens o\u00f9 nous nous y soumettons. Quand il n\u2019est pas juste une interpr\u00e9tation, le mal que nous croyons subir est l\u2019effet, non pas d\u2019un pouvoir ext\u00e9rieur, mais de notre seul \u00e9tat de conscience. Ce que nous endurons est ce que nous nous attirons, ce \u00e0 quoi nous nous attendons, par peur et culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Une jeune fille que je tente d\u2019aider me d\u00e9clare soudainement : \u00ab Je me rends compte que je ne suis pas r\u00e9ceptive \u00bb. Quelle qualit\u00e9 d\u2019observation ne lui a-t-il pas fallu pour reconna\u00eetre cette r\u00e9alit\u00e9 du moment ! L\u2019aptitude \u00e0 reconna\u00eetre que l\u2019on n\u2019est pas r\u00e9ceptif, par exemple, d\u00e9note un d\u00e9tachement momentan\u00e9 de l\u2019impression de subir, une assomption de sa responsabilit\u00e9. De fa\u00e7on spontan\u00e9e, \u00e9vidente, que nous disons-nous (parfois) qui pourrait indiquer que nous ne sommes pas avec le subir ? Quand on se dit, par exemple, \u00ab je n\u2019arr\u00eate pas de\u2026 (tendance relev\u00e9e), on est forc\u00e9ment dans l\u2019observation, on assume sa responsabilit\u00e9 et l\u2019impression de subir est donc absente.<\/p>\n<p>Nous respectons et appr\u00e9cions bien des \u00ab choses \u00bb sans passer par la moindre attente. Nous ne sommes pas heureux aussi sans attente, nous sommes beaucoup plus heureux, nous sommes enfin heureux ! Ne luttons pas contre nos attentes, ni contre notre impression de subir, mais avec bont\u00e9, reconnaissons-les comme jamais. Soyons int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre nos vieux sch\u00e9mas, quels qu\u2019ils soient. Qu\u2019importe le degr\u00e9 de notre \u00ab subir \u00bb et de notre \u00ab attendre \u00bb, nous le consid\u00e9rons, non pas pour nous fustiger, mais pour nous offrir au besoin une occasion lib\u00e9ratrice suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Soyons simplement dispos\u00e9s \u00e0 recevoir les messages de la vie, ceux qu\u2019elle nous r\u00e9serve, sans les vouloir, sans rien vouloir, sans aucune attente. N\u2019ayons pas l\u2019id\u00e9e que nous avons un r\u00f4le \u00e0 jouer, mais sachons que l\u2019Univers s\u2019exprime \u00e0 travers nous et que nous pouvons cesser d\u2019y faire obstacle. Nous n\u2019avons qu\u2019un r\u00f4le \u00e0 jouer, celui de ne faire obstacle \u00e0 rien. Nous pouvons faire attention \u00e0 ne pas entraver le chemin. Ce n\u2019est pas difficile de ne pas poser probl\u00e8me, m\u00eame quand on se prend pour un probl\u00e8me, puisqu\u2019en l\u2019occurrence, ne pas poser probl\u00e8me, c\u2019est juste cesser de se prendre pour un probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Et si nous ne subissions jamais rien\u00a0? Et si nous n\u2019avions rien \u00e0 attendre\u00a0? Si nous ne subissions rien, parce que le pouvoir est inh\u00e9rent \u00e0 notre nature profonde\u00a0? Si nous n\u2019avions rien \u00e0 attendre, parce que nous sommes la pl\u00e9nitude\u00a0? Avec bont\u00e9 et douceur, nous pouvons simplement aimer l\u2019id\u00e9e que nous ne subissons rien et que nous n\u2019avons rien \u00e0 attendre, m\u00eame si notre r\u00e9alit\u00e9 psychique raconte une autre histoire. Et si notre seule vieille impression de subir causait ce que nous disons subir\u00a0? Et si, par la peur sous-jacente, notre \u00e9tat d\u2019attente causait les manques que nous d\u00e9plorons\u00a0? Si nous acceptons v\u00e9ritablement notre impression de subir et notre \u00e9tat d\u2019attente tels qu\u2019ils perdurent, donc sans les revendiquer ni les justifier, nous sommes sur la bonne voie et nous n\u2019avons rien d\u2019autre \u00e0 attendre de nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>Nous ne pouvons pas manifester de la bont\u00e9 sans \u00eatre aussi dans la douceur, et quand nous sommes dans la douceur, nous allons doucement\u00a0! Voyez cela\u00a0! Personne ne peut manifester de malveillance en \u00e9tant libre de l\u2019impression de subir et de toute attente. Quand nous sommes bons ou doux, nous sommes aussi pr\u00e9sents, parce que nous ne pouvons pas manifester n\u2019importe quelle qualit\u00e9 du c\u0153ur sans \u00eatre pr\u00e9sents. Sans \u00eatre pr\u00e9sent, vous ne pouvez pas \u00eatre libre, l\u00e9ger, combl\u00e9, disponible, bienveillant, dans la gratitude, dans l\u2019appr\u00e9ciation, en paix, en joie, dans l\u2019amour, pleinement \u00e9panoui\u2026 Ah, vous \u00eates plus pr\u00e9sent que vous ne l\u2019auriez imagin\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>Ici et maintenant, juste pour un bref moment et afin d\u2019en favoriser bien d\u2019autres, afin que telle devienne votre seule r\u00e9alit\u00e9, imaginez-vous comme ne pouvant subir absolument rien. Imaginez-vous donc aussi comme n\u2019ayant aucune attente \u00e0 cultiver, comme \u00e9tant libre de toute attente. Enfin et en cons\u00e9quence, imaginez-vous compl\u00e8tement disponible pour accueillir le bon, le beau, le bien qui vous \u00ab\u00a0attendent\u00a0\u00bb. C\u2019est \u00e0 cela que nous sommes destin\u00e9s, \u00e0 cela que nous pouvons cesser de r\u00e9sister. Pourquoi ne vous y disposeriez-vous pas, juste quelques secondes\u00a0? Au lieu de \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb encore le monde et de continuer d\u2019en attendre beaucoup, SENTONS-nous en paix, dans l\u2019amour, puissants et pleinement combl\u00e9s, \u00e9panouis\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec cette cinqui\u00e8me chronique, nous terminons l\u2019exploration du th\u00e8me \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb et, plus sp\u00e9cifiquement, nous continuons de nous int\u00e9resser \u00e0 notre impression de subir les choses, plus ou moins d\u00e9plor\u00e9e, et \u00e0 notre \u00e9tat d\u2019attente, assez difficilement contestable. \u00c9troitement li\u00e9s, ces <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/201-le-subir-et-ses-implications-5-5\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 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