{"id":1263,"date":"2022-06-01T00:00:23","date_gmt":"2022-05-31T22:00:23","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1263"},"modified":"2022-05-30T19:11:58","modified_gmt":"2022-05-30T17:11:58","slug":"199-le-subir-et-ses-implications","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/199-le-subir-et-ses-implications\/","title":{"rendered":"199 Le subir et ses implications"},"content":{"rendered":"<p>Comme nous l\u2019avons vu avec les deux chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes (possiblement \u00e0 relire), sans le d\u00e9plorer sciemment en g\u00e9n\u00e9ral, on peut \u00eatre positionn\u00e9 comme si l\u2019on \u00ab subissait \u00bb bien des choses, l\u2019existence, tout son conditionnement. On \u00ab\u00a0subit\u00a0\u00bb les choses, \u00e0 un certain degr\u00e9, mais qu\u2019est-ce \u00e0 dire, exactement\u00a0? L\u2019une des diverses acceptions de subir, indiqu\u00e9es par le dictionnaire, est \u00ab\u00a0se soumettre volontairement \u00e0\u2026 (un r\u00e9gime, un traitement, une op\u00e9ration\u2026)\u00a0\u00bb. Bien \u00e9videmment, cette seule d\u00e9finition n\u2019aurait suscit\u00e9 aucun de ces textes, \u00e0 moins qu\u2019on lui retire juste le mot \u00ab\u00a0volontairement\u00a0\u00bb\u00a0! Car nous le verrons, \u00ab\u00a0subir plaintivement\u00a0\u00bb est encore se soumettre.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb ordinairement d\u00e9plor\u00e9, donc plus compromettant ou probl\u00e9matique, comporte des croyances et de la souffrance forc\u00e9ment associ\u00e9e. Ce que l\u2019on croit fait mal ou finit par faire mal. Mais avec ce nouveau texte, on va aller encore plus loin et s\u2019arr\u00eater sur une douleur \u00ab\u00a0inattendue\u00a0\u00bb, sur une douleur profonde, toujours en lien avec le \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb. S\u2019il y a souffrance, c\u2019est qu\u2019il y a douleur, celle-ci \u00e9tant mentalis\u00e9e. M\u00eame quand elle est physique, la souffrance est toujours de la douleur mentalis\u00e9e. Jusqu\u2019\u00e0 sa dissipation, \u00ab La douleur est in\u00e9vitable et la souffrance est facultative \u00bb, nous dit un proverbe bouddhiste.<\/p>\n<p>Si je subis \u2013 crois subir \u2013 les exigences ou autres comportements de ma femme (mon mari), je ne peux pas me sentir bien. Certes, je ne me suis pas encore rendu compte que je pourrais me positionner diff\u00e9remment, mais de fait, en l\u2019occurrence, je suis mal (identification). Je suis mal du fait de \u00ab\u00a0me positionner\u00a0\u00bb comme je me positionne, de faire ce que je fais, \u00e0 savoir subir. Rappelons que \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb signifie \u00e9tymologiquement \u00ab\u00a0aller sous\u00a0\u00bb. Et convenons-en, comme se soumettre (se mettre dessous), aller sous (subir) n\u2019a rien de plaisant. Et une fois que je suis soumis (mis dessous), le \u00ab\u00a0subir\u00a0\u00bb a atteint son objectif, malencontreux\u00a0!<\/p>\n<p>Certes, quand nous disons subir quelqu\u2019un, nous sugg\u00e9rons qu\u2019il nous impose ou nous inflige quelque chose et il n\u2019est pas question de nier que certains s\u2019imposent ou imposent des choses, qu\u2019ils infligent m\u00eame  des choses effroyables. Pourtant, selon notre humeur, notre impression de subir n\u2019est pas toujours la m\u00eame, sans compter les moments o\u00f9 elle est compl\u00e8tement absente. On n\u2019est pas toujours dispos\u00e9 \u00e0 se jeter dans la gueule du loup\u00a0! La fa\u00e7on de vivre toute circonstance, la subir ou non par exemple, d\u00e9pend de nous seuls, de ce que nous en faisons, d\u2019abord mentalement. \u00ab\u00a0Ah, j\u2019ai \u00e0 faire face \u00e0 cette situation et en plus, comme si \u00e7a ne suffisait pas, je choisis de la subir (de m\u2019y soumettre)\u00a0!\u00a0\u00bb Vous admettrez probablement que tout le monde ne subit pas les circonstances avec la m\u00eame intensit\u00e9, ce qui laisse au moins supposer qu\u2019il est donc bien possible de ne pas les subir du tout.<\/p>\n<p>Nous pouvons dire que nous ne subissons jamais rien, que ce que nous sommes ne peut rien subir. En tant qu\u2019\u00e9gos, en revanche, nous ne faisons rien d\u2019autre que subir, le monde et d\u2019abord tout notre conditionnement. Et ce que nous subissons, ce sont des charges, des poids, des fardeaux. Et les subir, ce qui veut donc dire que nous \u00ab\u00a0allons sous\u00a0\u00bb, n\u2019est qu\u2019un choix, un choix inconscient et malheureux, mais un choix\u00a0! Ce choix est malheureux, extr\u00eamement \u00ab\u00a0douloureux\u00a0\u00bb, aux effets multiples et d\u00e9vastateurs.<\/p>\n<p>Et s\u2019il y a \u00ab\u00a0aller sous\u00a0\u00bb, il y a ensuite aussi \u00ab\u00a0se retrouver sous\u00a0\u00bb. On finit par arriver l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on se rend. Ne serait-ce pas v\u00e9ritablement douloureux que d\u2019\u00eatre sous une charge, de crouler sous un fardeau ou encore de rester avec l\u2019effet \u00ab\u00a0rouleau compresseur\u00a0\u00bb\u00a0? Et comment vivons-nous cela\u00a0? On se sent r\u00e9duit \u00e0 rien, en miettes, pulv\u00e9ris\u00e9\u2026 Oui, c\u2019est un v\u00e9cu des plus douloureux, donc une vraie douleur\u00a0!<\/p>\n<p>Nous sommes l\u00e0 (o\u00f9 nous nous sommes rendus), pris par la douleur cuisante que j\u2019appelle le subir ou le subissement inhibiteur et cet \u00e9prouv\u00e9 atroce n\u2019est ordinairement pas reconnu, identifi\u00e9. Croire que l\u2019on subit son sort fait mal, forc\u00e9ment, mais le \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb n\u2019a pas besoin de la croyance, une fois qu\u2019il est remis en place ou revisit\u00e9. Il est alors juste un rev\u00e9cu, un rappel. Ce peut donc \u00eatre \u00ab\u00a0retrouver une sorte d\u2019abattement, d\u2019atterrement\u00a0\u00bb. Cette exp\u00e9rience douloureuse pourrait renvoyer \u00e0 l\u2019impression notamment d\u2019\u00eatre dans un \u00e9tat de choc ou de sid\u00e9ration. On a les ailes coup\u00e9es, on est compl\u00e8tement an\u00e9anti. Ce ressenti est l\u2019effet de la passivit\u00e9 contrainte et totale.<\/p>\n<p>Le ressenti douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb n\u2019est pas ais\u00e9ment identifiable, ni ne fait l\u2019objet de palabres, parce que, par d\u00e9finition, il n\u2019incite pas \u00e0 la d\u00e9ploration, ni \u00e0 aucune autre expression. Il est litt\u00e9ralement inhibiteur. Dans sa forme paroxysmique, il emp\u00eache aussi bien le penser que le mouvement. Pour d\u00e9crire en consultation ce que chacune n\u2019aurait alors pas pu nommer \u00ab subir inhibiteur \u00bb, une personne me dit \u00ab Je me sens \u00e9cras\u00e9e, atterr\u00e9e \u00bb et une autre \u00ab Je suis comme sous une chape de plomb \u00bb. Rappelons au passage qu\u2019une chape de plomb est un instrument de torture.<\/p>\n<p>Pour entendre que le subir inhibiteur est une douleur \u00e0 part enti\u00e8re, tr\u00e8s sp\u00e9cifique, il faut comprendre qu\u2019il ne comprend pas seulement l\u2019impuissance. Il n\u2019en est pas un synonyme. Il englobe bien s\u00fbr l\u2019impuissance, mais il contient \u00e9galement le d\u00e9nuement, le sentiment d\u2019\u00eatre d\u00e9muni, d\u00e9sempar\u00e9, tout \u00e9lan coup\u00e9, l\u2019an\u00e9antissement, une sorte d\u2019agonie, les affres de la douleur\u2026<\/p>\n<p>En tant que b\u00e9b\u00e9s, nous nous sommes sentis abandonn\u00e9s, d\u00e9valoris\u00e9s, maltrait\u00e9s, rejet\u00e9s ou trahis, non pas \u00e0 ce moment-l\u00e0 via l\u2019interpr\u00e9tation, ni via une croyance, mais parce que nous \u00e9tions bel et bien abandonn\u00e9s, d\u00e9valoris\u00e9s, maltrait\u00e9s, rejet\u00e9s et\/ou trahis, \u00e0 quelque degr\u00e9 que ce f\u00fbt. L\u2019exp\u00e9rience p\u00e9rennis\u00e9e \u00e9tait le \u00ab\u00a0poids\u00a0\u00bb sous lequel nous nous trouvions. Nous subissions r\u00e9ellement. Autrement dit, nous avions r\u00e9ellement mal. Subir veut dire aussi \u00ab\u00a0avoir mal\u00a0\u00bb. Comprenez qu\u2019il y avait d\u2019abord le ressenti \u00ab\u00a0abandonn\u00e9, laiss\u00e9 tout seul\u00a0\u00bb, par exemple, cristallisant le syndrome \u00ab\u00a0abandon\u00a0\u00bb, doubl\u00e9 ensuite du subir, du subissement, d\u2019une forme d\u2019\u00e9tat infernal.<\/p>\n<p>Devenus adultes, nous avons pu flirter avec ce stade extr\u00eamement douloureux, ind\u00e9pendamment de la sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019un traitement endur\u00e9. Si deux personnes d\u2019un m\u00eame poids vous marchent sur le pied, vous aurez potentiellement la m\u00eame douleur physique, que l\u2019une soit votre amie et que l\u2019autre soit votre ennemie. Il s\u2019agit de l\u2019effet douloureux qui r\u00e9sulte, non pas d\u2019un traitement particulier, mais seulement de l\u2019intensit\u00e9 de ce traitement\u00a0: le \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb. Et du subir inhibiteur croupit toujours en nous, accompagn\u00e9 de toutes les douleurs que nous n\u2019avons pas pu exprimer, qui n\u2019ont jamais trouv\u00e9 de bras accueillants, invitants, r\u00e9confortants. T\u00f4t ou tard, ce douloureux contenu devra \u00eatre \u00ab\u00a0entendu\u00a0\u00bb et lib\u00e9r\u00e9 enfin. Pour le raviver, nous n\u2019avons m\u00eame pas besoin de nous attirer le pire\u00a0!<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, pour vous sentir trahi ou d\u00e9valoris\u00e9, par exemple, vous n\u2019avez absolument pas besoin de l\u2019\u00eatre r\u00e9ellement. Pour retrouver de la honte ou votre sentiment irrationnel de culpabilit\u00e9, vous remarquerez encore plus facilement que des pens\u00e9es ad\u00e9quates suffisent largement. Et vous pouvez de la m\u00eame fa\u00e7on sentir \u00e0 l\u2019occasion de la tristesse que vous ne sauriez pas justifier. Ces vieilles douleurs sont en vous, avec le besoin d\u2019\u00eatre gu\u00e9ries, lib\u00e9r\u00e9es, parmi tant d\u2019autres encore bien enfouies. Et quand c\u2019est le \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb qui remonte \u00e0 la surface, vous n\u2019avez aucun mot pour l\u2019exprimer. Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas pour rien que le langage ne le nomme pas directement.<\/p>\n<p>Quelle que soit notre blessure, nous avons enregistr\u00e9 du subir inhibiteur. L\u2019aspect le plus douloureux du traitement endur\u00e9 en d\u00e9but d\u2019existence est forc\u00e9ment associ\u00e9 \u00e0 ce qui a donc \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9 et le v\u00e9cu est ing\u00e9rable, insoluble, inconcevable. Comment un enfant pourrait-il int\u00e9grer conceptuellement que sa douleur la plus cuisante lui est inflig\u00e9e par ceux qui sont cens\u00e9s l\u2019aimer, le prot\u00e9ger\u00a0? Et c\u2019est ainsi qu\u2019il cultivera des attentes. Nous restons la proie d\u2019une m\u00eame attente, surtout celle qui n\u2019est jamais r\u00e9ellement combl\u00e9e, parce que nous n\u2019avons pas encore reconnue et lib\u00e9r\u00e9e notre vieille douleur inenvisageable, et l\u2019attente insatisfaite est de ce qui \u00ab\u00a0la rappelle\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans certaines interactions, proportion gard\u00e9e, on peut surprendre la difficult\u00e9 \u00e0 assumer un malaise, une douleur quand l\u2019autre nous l\u2019inflige m\u00eame involontairement. Il peut nous g\u00eaner, prendre trop de place, voire nous faire mal, et nous pouvons h\u00e9siter \u00e0 le lui dire. Il m\u2019est arriv\u00e9 d\u2019\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 cette exp\u00e9rience quand, par exemple, je me suis violemment heurt\u00e9 la t\u00eate alors que j\u2019\u00e9tais guid\u00e9 par une personne. Et c\u2019est bien autre chose quand le petit enfant aurait a r\u00e9aliser\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026Et c\u2019est maman qui me fait \u00e7a\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 dans sa forme extr\u00eame, par ailleurs, le subir inhibiteur pourrait se rencontrer lors des pires moments de la crise spirituelle que l\u2019on appelle \u00ab La nuit noire de l\u2019\u00e2me \u00bb. Certains mots des auteurs qui la d\u00e9crivent rappellent le subir inhibiteur. \u00c0 diff\u00e9rents degr\u00e9s, cette m\u00eame douleur profonde resurgit \u00e9galement de fa\u00e7on assez fr\u00e9quente dans le burnout, la d\u00e9pression et la crise existentielle. On s\u2019en approche encore quand on a \u00e0 faire face simultan\u00e9ment \u00e0 deux gros chocs \u00e9motionnels ou plus. Il nous faut parfois prendre beaucoup d\u2019exemples et utiliser un vocabulaire assez large pour tenter de rendre compte de ressentis exceptionnels. Un m\u00eame mot peut m\u00eame exprimer des choses oppos\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Subir \u00bb peut signifier \u00ab essuyer \u00bb, quelque chose nous \u00e9tant alors inflig\u00e9, ce qui implique donc l\u2019EXT\u00c9RIEUR, mais encore \u00ab\u00a0ressentir\u00a0\u00bb (\u00e9prouver \u00e2prement), ce qui parle l\u00e0 de l\u2019exp\u00e9rience INT\u00c9RIEURE. Ce m\u00eame mot \u00e9voque donc deux choses compl\u00e8tement diff\u00e9rentes. Et le ressenti douloureux \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb r\u00e9sulte d\u2019un v\u00e9cu traumatisant, que l\u2019on endure dans une totale passivit\u00e9, parce qu\u2019il est \u00e9tabli que rien ne puisse \u00eatre envisag\u00e9. On a fini ant\u00e9rieurement par renoncer \u00e0 tout, on s\u2019est r\u00e9sign\u00e9 ou l\u2019on s\u2019est soumis.<\/p>\n<p>Le b\u00e9b\u00e9 ou le petit enfant endure des moments auxquels il ne peut plus r\u00e9pondre que dans une passivit\u00e9 totale, n\u2019ayant m\u00eame plus acc\u00e8s aux larmes parfois. Il n\u2019est plus alors que \u00ab subissement \u00bb. Et, en certaines circonstances \u00e9prouvantes, il pourrait finir par avoir des pertes de connaissance, par quitter son corps. Quand on parle de ceux qui sont morts de douleur ou dans la souffrance, le \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb ne serait-il pas concern\u00e9\u00a0? On trouve l\u00e0 le syndrome du c\u0153ur bris\u00e9. La personne qui dit avoir le c\u0153ur bris\u00e9 est an\u00e9antie par une grande tristesse, un profond d\u00e9sespoir, caus\u00e9s par un d\u00e9c\u00e8s, une perte, une rupture (abandon, maltraitance, trahison).<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019extr\u00eame, le subir inhibiteur implique effectivement la rupture d\u2019avec tout et tout le monde (renvoyant \u00e0 la s\u00e9paration originelle). Il est l\u2019effet de la paralysie, de la sid\u00e9ration, de l\u2019abandon forc\u00e9 \u00e0 la duret\u00e9 ou l\u2019horreur de l\u2019instant. Or, plus cette vieille douleur est enfouie, refoul\u00e9e, \u00e9ventuellement m\u00eame ni\u00e9e, plus on sera, soit compl\u00e8tement \u00e9teint, soumis ou effac\u00e9, soit port\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir avec v\u00e9h\u00e9mence ou m\u00eame malveillance. Mais ce qui dort finit toujours par se r\u00e9veiller. Il y a des r\u00e9veils avec la gueule de bois, mais il y a surtout des r\u00e9veils que l\u2019on repousse, jusqu\u2019\u00e0 ce que la vie nous ne laisse plus le choix, pour nous sauver, pour nous gu\u00e9rir, pour nous lib\u00e9rer.<\/p>\n<p>M\u00eame quand nous disons subir une circonstance plus ou moins contrariante, nous n\u2019avons pas encore dit ce qu\u2019elle nous fait vivre, la fa\u00e7on dont elle nous affecte : de la peur, une forme de culpabilit\u00e9, par exemple, ou principalement l\u2019impression terrassante de subir. Subir un abandon ou une trahison, par exemple, peut \u00eatre l\u2019occasion d\u2019\u00e9prouver respectivement la solitude ou la d\u00e9ception, mais ce qui fait mal peut aussi \u00eatre le seul fait de subir. L\u2019impression profonde et d\u00e9vastatrice de subir, quoi que ce soit, est rarement au premier-plan, mais elle peut l\u2019\u00eatre et il s\u2019agit d\u2019une douleur \u00e0 part enti\u00e8re (jamais reconnue comme telle).<\/p>\n<p>Et quand nous pouvons reconna\u00eetre cette douleur, nous n\u2019avons pas ou plus besoin de consid\u00e9rer la chose subie. Quand je me cogne brutalement le front, j\u2019ai besoin de m\u2019occuper de ma blessure et non pas de la porte laiss\u00e9e n\u00e9gligemment ouverte. Si vous grelottez, parce que votre coll\u00e8gue en \u00e9bullition a ouvert la fen\u00eatre, quoi que vous pensiez de lui, il reste que vous avez froid. D\u2019ailleurs, vous pourriez bien nier la fa\u00e7on dont vous traite un proche ou un coll\u00e8gue, il peut rester un \u00ab subissement douloureux \u00bb qui constitue le malaise que vous ne d\u00e9finissez pas. C\u2019est un rev\u00e9cu possible. Pour l\u2019exemple \u00ab\u00a0fen\u00eatre\u00a0\u00bb, vous pouvez ou non subir votre coll\u00e8gue \u00ab\u00a0\u00e9go\u00efste\u00a0\u00bb, vous sentir n\u00e9glig\u00e9 par lui (premier aspect douloureux possible), mais quoi qu\u2019il en soi, vous avez froid.<\/p>\n<p>Le \u00ab subir inhibiteur \u00bb d\u00e9coule donc d\u2019un v\u00e9cu sans pouvoir ni soutien de la prime enfance, voire de la naissance. Cette douleur est ensuite perp\u00e9tu\u00e9e de fa\u00e7on bien s\u00fbr irrationnelle. Il est parfois la vraie douleur raviv\u00e9e de l\u2019instant de certains \u00e9tats \u00e9motionnels envahissants. La soumission et la r\u00e9signation n\u2019impliquent pas forc\u00e9ment le \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb, parce que les deux sont d\u2019abord des attitudes r\u00e9actionnelles. La douleur de votre pied \u00e9cras\u00e9 pourrait vous faire r\u00e9agir, mais qu\u2019elle le fasse ou non, vous avez mal, terriblement mal, d\u2019autant plus si vous avez un ongle incarn\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>Pour v\u00e9rifier \u00e0 quel degr\u00e9 le subir inhibiteur pourrait \u00eatre l\u2019une de vos douleurs profondes, ne comptez pas seulement sur tout ce que vous avez subi (v\u00e9cu, endur\u00e9). Il repose davantage sur ce que vous n\u2019avez pas reconnu. \u00c0 chaque fois que vous vous rebiffez, par exemple, vous t\u00e9moignez, non pas d\u2019un subir inhibiteur, mais juste d\u2019une \u00e9preuve passag\u00e8re. Comme d\u00e9j\u00e0 dit, le subir inhibiteur exclut forc\u00e9ment toute forme d\u2019expression, d\u2019ext\u00e9riorisation\u2026 Nous pourrions bien d\u00e9noncer ceci ou cela que \u00ab nous subissons \u00bb, mais nous ne revivons donc pas en l\u2019occurrence le subir inhibiteur. Celui-l\u00e0 laisse sans voix.<\/p>\n<p>Quand on a la t\u00eate qui a explos\u00e9, que l\u2019on se retrouve en mille morceaux (autre d\u00e9finition du subir inhibiteur), on a bien trop mal pour voir ce qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019exp\u00e9rience, ce qui la cause, pour voir encore \u00ab l\u2019infligeur \u00bb (r\u00e9el ou imaginaire) et m\u00eame pour envisager une solution. Quand ce subir est ainsi brusquement raviv\u00e9, notre identification \u00e0 celui-ci est trop \u00e9norme pour avoir le d\u00e9tachement n\u00e9cessaire \u00e0 sa reconnaissance pure et simple. Au passage, pr\u00e9cisons que l\u2019on ne peut absolument pas \u00eatre identifi\u00e9 \u00e0 son corps, ni au \u00ab moi s\u00e9par\u00e9 \u00bb, sans \u00e9prouver un certain degr\u00e9 de subir inhibiteur, mais en r\u00e9alit\u00e9, seul le \u00ab moi s\u00e9par\u00e9 \u00bb le d\u00e9plore.<\/p>\n<p>C\u2019est ce \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, donc l\u2019ego, qui est mal, qui est le mal, et c\u2019est une identification in\u00e9vitable, tout \u00e0 fait coh\u00e9rente. L\u2019ego est souffrance, l\u2019ego est la souffrance. Or, l\u2019ego n\u2019est pas ce que nous sommes. Au lieu de \u00ab\u00a0je suis mal\u00a0\u00bb, il est plus juste de dire \u00ab\u00a0j\u2019ai mal\u00a0\u00bb, parce qu\u2019alors, sans en avoir l\u2019air, on est davantage dans l\u2019observation. Dire ce que l\u2019on a est comme faire un inventaire et tout \u00e9tat descriptif requiert l\u2019observation. Quand on n\u2019est pas dans l\u2019observation, c\u2019est simple, on est dans la r\u00e9action (passive ou manifest\u00e9e)\u00a0!<\/p>\n<p>C\u2019est toujours par d\u00e9ni d\u2019un ressenti douloureux que l\u2019on r\u00e9agit comme on r\u00e9agit et ce ressenti peut \u00eatre \u00e9galement le subir inhibiteur. Si cette douleur-l\u00e0 ne permet aucune r\u00e9action associ\u00e9e, on va cependant tout faire pour ne surtout pas la laisser remonter \u00e0 notre conscience. Et si vous d\u00e9plorez sp\u00e9cifiquement la p\u00e9rennit\u00e9 d\u2019une \u00e9preuve, peut-\u00eatre vous reste-t-il \u00e0 reconna\u00eetre le subir inhibiteur qui se trouve \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan. Nous ne pourrions pas savoir que nous le conservons en nous et nous \u00e9tonner d\u2019un acc\u00e8s difficile au d\u00e9passement, \u00e0 une solution, \u00e0 une gu\u00e9rison\u2026<\/p>\n<p>Si vous \u00eates dispos\u00e9 \u00e0 v\u00e9rifier si vous pouvez \u00eatre vous aussi concern\u00e9 quelque peu par le subir inhibiteur, un petit \u00ab\u00a0truc\u00a0\u00bb peut \u00eatre un bon d\u00e9but\u00a0: essayez de saisir le \u00ab je ne peux pas \u00bb qui pourrait \u00eatre v\u00f4tre, en termes de ressenti et non pas de non-accomplissement. Percevez bien la diff\u00e9rence ! Face \u00e0 n\u2019importe quelle contrari\u00e9t\u00e9 d\u00e9plor\u00e9e, nous revivons forc\u00e9ment et entre autres un peu du \u00ab je ne peux pas \u00bb, donc du subir inhibiteur rappel\u00e9. Reconnaissons-le, tout simplement ! Ne maintenons pas le d\u00e9ni !<\/p>\n<p>Nous pouvons ais\u00e9ment confier ce que nous voulons, ce que nous voudrions, mais nous nous gardons bien de nous avouer que nous ne pouvons pas, en r\u00e9sistant \u00e9ventuellement au subir inhibiteur. En effet, il nous faut un contexte plut\u00f4t favorable pour que nous puissions dire \u00ab\u00a0j\u2019ai peur\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0je ne peux pas\u00a0\u00bb. Par cons\u00e9quent, des effets r\u00e9actionnels possibles du subir inhibiteur refoul\u00e9 sont entre autres la soumission, le renoncement, la r\u00e9signation ou la pr\u00e9tention d\u2019un pouvoir, d\u2019une autorit\u00e9 (sur autrui).<\/p>\n<p>En lui-m\u00eame, le \u00ab je ne peux pas \u00bb \u00e9prouv\u00e9 est douloureux, d\u00e9plaisant, mais il peut donc rappeler aussi le subir inhibiteur. Et plus le \u00ab\u00a0je ne peux pas\u00a0\u00bb est en soi \u00e9prouvant, plus il laisse soup\u00e7onner la douleur contenue. En outre, si l\u2019on endure le \u00ab\u00a0je ne peux pas\u00a0\u00bb alors que toutes les circonstances apparaissent comme favorables, du subir inhibiteur est sans doute \u00e0 la cl\u00e9. \u00c0 l\u2019origine, ce ressenti n\u2019est en rien d\u00fb \u00e0 la r\u00e9sistance, mais il est \u00e9vident que l\u2019on r\u00e9sistera longtemps \u00e0 le retrouver en conscience, \u00e0 le reconna\u00eetre, ce qui explique que l\u2019on ne s\u2019en lib\u00e8re pas et que (comme d\u00e9j\u00e0 dit) certaines \u00e9preuves n\u2019en finissent jamais. La r\u00e9action entretient, empire et m\u00eame attire ce qu\u2019elle d\u00e9nonce.<\/p>\n<p>On peut dire que nous subissons nos pens\u00e9es, notre conditionnement non consid\u00e9r\u00e9, mais nous subissons tr\u00e8s sp\u00e9cifiquement le vieux douloureux dont nous n\u2019avons pas encore pu nous lib\u00e9rer. Et si nous n\u2019y acc\u00e9dons pas ais\u00e9ment, c\u2019est parce que nous avons prioritairement ou m\u00eame exclusivement \u00e0 l\u2019esprit ce qui \u00ab nous est inflig\u00e9 \u00bb et parce que le subir inhibiteur est probablement la douleur \u00e0 laquelle nous r\u00e9sistons le plus. Plut\u00f4t facilement ou sans retenue, nous pouvons d\u00e9noncer ce que nous subissons, ce qui nous est inflig\u00e9, mais jamais, nous nous arr\u00eatons sur notre \u00e9tat de \u00ab subisseur \u00bb, ni sur notre ressenti douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb. Et cette n\u00e9gligence dommageable reste simplement fid\u00e8le \u00e0 la fa\u00e7on dont nous nous sommes sentis trait\u00e9s enfants. On se n\u00e9glige tout comme on s\u2019est senti n\u00e9glig\u00e9.<\/p>\n<p>Enfant, vous avez pu \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 la privation, par exemple, exp\u00e9rience en soi douloureuse, mais juste en termes de ressenti, vous avez surtout pu la vivre dans un \u00e9tat d\u2019inhibition totale, un \u00ab subir \u00bb effroyable. Vous avez pu encore d\u00e9plorer le manque d\u2019attention de l\u2019un et\/ou de l\u2019autre de vos parents, mais imaginez, de surcro\u00eet, l\u2019avoir v\u00e9cu avec l\u2019exp\u00e9rience suppl\u00e9mentaire que rien ni personne n\u2019aurait pu y faire quoi que ce f\u00fbt, l\u2019avoir donc v\u00e9cu \u00e0 travers le subir inhibiteur\u00a0! Et, pour prendre un exemple de plus, si c\u2019est une tristesse chronique ou r\u00e9currente que vous vivez dans l\u2019incompr\u00e9hension, v\u00e9rifiez si elle ne pourrait pas \u00eatre surtout accompagn\u00e9e d\u2019une impression de n\u00e9ant, voire d\u2019enfer \u00e9ternel.<\/p>\n<p>Un deuil mal v\u00e9cu ou non accept\u00e9 peut \u00eatre l\u2019occasion de revisiter son sentiment douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb. Un tel v\u00e9cu s\u2019y pr\u00eate id\u00e9alement ! Dans le deuil, on subit une mort, peut-on dire, mais en g\u00e9n\u00e9ral, la vraie douleur est, non pas le subir inhibiteur, mais par exemple la perte, le chagrin, la solitude ou sinon la culpabilit\u00e9. Et quand on d\u00e9plore un deuil avec le sentiment d\u2019injustice, on est (directement) anim\u00e9 par l\u2019impression de subir, m\u00eame si l\u2019on pourrait par ailleurs nier cette derni\u00e8re.<\/p>\n<p>Toute douleur qui remonte peut, soit \u00eatre assum\u00e9e et donc lib\u00e9r\u00e9e (ici non pas subie), soit juste attiser la souffrance chronique, rappeler le subir inhibiteur. Quand nous restons avec une douleur, avec le moindre malaise, rappelons-nous de v\u00e9rifier si c\u2019est la t\u00eate qui le \u00ab g\u00e8re \u00bb ou le c\u0153ur qui l\u2019accueille. La t\u00eate le \u00ab maudit \u00bb et le c\u0153ur le b\u00e9nit. Et envisageons tout cela avec bont\u00e9, avec beaucoup de douceur\u00a0: la reconnaissance de notre douleur \u00ab\u00a0subir inhibiteur\u00a0\u00bb est tr\u00e8s d\u00e9licate, subtile, parce que, comme d\u00e9j\u00e0 dit, c\u2019est \u00e0 la base un v\u00e9cu sans mots, sans compr\u00e9hension, sans initiative envisageable et sans le moindre soutien, mais un v\u00e9cu qui arrache le c\u0153ur\u2026<\/p>\n<p>Il m\u2019est arriv\u00e9 de retenir des demandes, parfois des refus, m\u00eame tr\u00e8s l\u00e9gitimes, pour ne pas risquer de mettre l\u2019autre dans un \u00ab v\u00e9cu subissant \u00bb, avec la douleur du \u00ab subir \u00bb. M\u00eame inconsciemment, nous voulons aussi \u00e9pargner autrui notre vieux v\u00e9cu douloureux\u2026 Je n\u2019aurais jamais laiss\u00e9 subir un enfant de ce que j\u2019ai v\u00e9cu ou bien j\u2019ai \u00e9t\u00e9 malheureux, voire me suis senti coupable, quand (trop jeune) je n\u2019ai pas pu intervenir. Vous pouvez avoir de tels v\u00e9cus et souvenirs, savoir comme moi qu\u2019existent aussi des tourmenteurs qui n\u2019ont pas ce genre d\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e2me. Il est peu probable que les tyrans se soient v\u00e9ritablement sentis aim\u00e9s par leurs parents, qu\u2019ils aient l\u2019exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre touch\u00e9s par leurs semblables. Qu\u2019ils soient en paix, touch\u00e9s par la gr\u00e2ce\u00a0!<\/p>\n<p>Rappelez-vous bien et toujours le lien tr\u00e8s \u00e9troit entre le subir inhibiteur et une circonstance terrifiante qui n\u2019en finit \u00ab jamais \u00bb, avec l\u2019accumulation d\u2019\u00e9preuves cons\u00e9cutives. Toute proportion gard\u00e9e, une situation o\u00f9 \u00ab rien ne marche \u00bb peut rappeler la douleur qu\u2019est le subir inhibiteur, en susciter un aper\u00e7u. Cette douleur est donc distincte de celle par exemple du manque ou de la privation. Ainsi, le rappel \u00ab \u00e7a ne marche pas \u00bb peut \u00eatre un rev\u00e9cu r\u00e9actionnel (de la d\u00e9ploration) aussi bien qu\u2019\u00eatre une douleur, celle du subir inhibiteur, d\u00e9pendamment de son intensit\u00e9. C\u2019est toujours pour \u00e9viter du douloureux que l\u2019on tombe ou reste dans la r\u00e9action.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, on ne fait pas vraiment la diff\u00e9rence entre ce que l\u2019on pense, ce que l\u2019on croit, voire la fa\u00e7on dont on fonctionne, et ce que l\u2019on ressent, ce que l\u2019on \u00e9prouve vraiment. Par exemple, la croyance en l\u2019injustice est celle de qui se vit en victime, mais elle n\u2019accompagne pas forc\u00e9ment le subir inhibiteur. Dans le sens d\u2019\u00eatre victime, de se poser en victime, l\u2019impression de subir implique une croyance, une accusation, du penser, mais il existe aussi l\u2019exp\u00e9rience \u00ab subir inhibiteur \u00bb, et c\u2019est alors une douleur. En g\u00e9n\u00e9ral, quand le \u00ab subir \u00bb est \u00e9voqu\u00e9, soit vous vient de la d\u00e9ploration, voire une accusation, soit vous voyez l\u2019une de vos croyances, en ignorant encore qu\u2019il peut aussi s\u2019agir d\u2019une douleur, laquelle est alors innommable (dans les deux sens du terme).<\/p>\n<p>Nous ignorons longtemps le subir inhibiteur qui peut couver en nous-m\u00eames, plus encore que notre \u00e9ventuelle profonde honte. N\u00e9anmoins, cette derni\u00e8re est en elle-m\u00eame inhibitrice et elle peut contribuer \u00e0 raviver le subir inhibiteur. Elle le nourrit, tout comme le sentiment irrationnel de culpabilit\u00e9. Honte et culpabilit\u00e9 ne causent pas le subir inhibiteur, mais elles peuvent en d\u00e9couler et l\u2019avoir encapsul\u00e9 en nous-m\u00eames pour longtemps. Ainsi, les reconna\u00eetre, les lib\u00e9rer, peu \u00e0 peu, aura aussi pour effet de r\u00e9sorber le subir inhibiteur.<\/p>\n<p>Dans nos relations intimes et amicales, le subir inhibiteur peut \u00eatre attis\u00e9 par le non-pouvoir et un non-partage, par un \u00e9lan de vie interrompu. Quand nous vivons et appr\u00e9cions un vrai partage, nous ne sommes plus avec l\u2019impression de subir et encore moins avec le subir inhibiteur. Rappelez-vous un tel partage et permettez-vous de sentir l\u2019effet int\u00e9rieur, ou avec ou sans l\u2019impression de subir. Le ressenti douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb est maintenu, parce qu\u2019il est \u00e0 la fois le rappel d\u2019un traitement endur\u00e9 et le m\u00eame traitement d\u00e9sormais auto-inflig\u00e9. On se traite comme on s\u2019est senti trait\u00e9. Seule notre propre responsabilit\u00e9 est en cause et c\u2019est une bonne nouvelle\u00a0: le pouvoir de la transformation est entre nos mains, en fait dans notre c\u0153ur.<\/p>\n<p>Si vous avez du mal \u00e0 exprimer ce que vous ressentez, ici et maintenant, peut-\u00eatre ne concevrez-vous pas que vous gardez en vous de vieilles douleurs (solitude, col\u00e8re, haine, culpabilit\u00e9, honte\u2026), celles qui ne sont pourtant pas si loin quand tout semble aller tr\u00e8s mal. Et l\u2019intensit\u00e9 de nos douleurs profondes renvoie proportionnellement \u00e0 notre impression de s\u00e9paration d\u2019avec notre source, d\u2019avec notre nature v\u00e9ritable. On peut donc associer le subir inhibiteur \u2013 douleur profonde s\u2019il en est \u2013 \u00e0 cette impression atavique de s\u00e9paration, m\u00eame si des v\u00e9cus sp\u00e9cifiques de la prime enfance le cristallisent (blessures particuli\u00e8res).<\/p>\n<p>Si vous pouvez vous rem\u00e9morer des exp\u00e9riences de s\u00e9paration, d\u2019autant plus les pires moments qui les ont accompagn\u00e9es, peut-\u00eatre pourrez-vous aussi y rep\u00e9rer le d\u00e9sespoir et l\u2019an\u00e9antissement qui vous laiss\u00e8rent alors compl\u00e8tement d\u00e9muni, impuissant, d\u00e9sempar\u00e9, dans une inhibition totale. L\u2019origine du subir inhibiteur est l\u2019effet imaginable du non-v\u00e9cu de l\u2019unit\u00e9, de l\u2019unit\u00e9 perdue, de l\u2019unit\u00e9 abandonn\u00e9e. La douleur peut \u00eatre encore plus atroce si l\u2019on devient conscient qu\u2019elle est l\u2019effet d\u2019un choix personnel et donc malheureux. C\u2019est un choix que nous r\u00e9p\u00e9tons quand nous rompons, partons, jugeons, accusons, condamnons\u2026 Et l\u2019effet essentiel est une amplification du sentiment de culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Quand nous sommes dispos\u00e9s \u00e0 \u00ab voir clair \u00bb, \u00e0 reconna\u00eetre nos vieux sch\u00e9mas, \u00e0 les accueillir pleinement, nous avons d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9 notre vieille impression de subir l\u2019existence. Le plein accueil est une forme de \u00ab vraie pri\u00e8re \u00bb. En nous rapprochant de notre ressenti douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb, rappelons-nous bient\u00f4t d\u2019\u00e9voquer la paix et l\u2019amour, l\u2019innocence et l\u2019insouciance puissante. Et face au subir inhibiteur raviv\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 vous seriez avis\u00e9 de ressentir \u00ab je peux \u00bb, ressentez aussi ou surtout \u00ab j\u2019aime \u00bb. Puisse cela devenir votre auto-invitation !<\/p>\n<p>Quand vous vivez des instants de grande paix int\u00e9rieure, o\u00f9 vous vous sentez vraiment dans l\u2019amour, voire dans la joie, la gr\u00e2ce vous permet alors d\u2019\u00eatre sans la m\u00e9moire du douloureux et surtout du \u00ab subir inhibiteur \u00bb. Vous \u00eates aussi le pouvoir, la Puissance et la lumi\u00e8re. Nous ne nous serons jamais mieux trait\u00e9s qu\u2019en nous rappelant la paix, la joie et l\u2019amour. Faisons-le encore face \u00e0 ce qui appara\u00eet comme adversit\u00e9 (sans rien nier pour autant). Bien r\u00e9el, notre pouvoir de gu\u00e9rison s\u2019appelle bont\u00e9, douceur, amour.<\/p>\n<p>Une fa\u00e7on de r\u00e9sorber son vieux ressenti douloureux \u00ab subir inhibiteur \u00bb, outre son plein accueil (apr\u00e8s l\u2019avoir reconnu), consiste \u00e0 reconna\u00eetre et ressentir la puissance int\u00e9rieure, le \u00ab je peux \u00bb, pour peu qu\u2019il soit effectivement ressenti et non pas revendiqu\u00e9. Le contraire du ressenti \u00ab subir inhibiteur \u00bb peut s\u2019appeler \u00ab l\u2019insouciance puissante \u00bb. \u00c9voquons les deux alternativement, juste pour se familiariser avec leur r\u00e9alit\u00e9 distincte. Quand Un cours en miracles nous invite \u00e0 nous en remettre \u00e0 l\u2019Esprit-Saint, au sauveur int\u00e9rieur, il ne fait que nous renvoyer \u00e0 l\u2019Insouciant Puissant qui demeure en nous de toute \u00e9ternit\u00e9. Il est notre nature profonde. (\u00c0 suivre).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme nous l\u2019avons vu avec les deux chroniques pr\u00e9c\u00e9dentes (possiblement \u00e0 relire), sans le d\u00e9plorer sciemment en g\u00e9n\u00e9ral, on peut \u00eatre positionn\u00e9 comme si l\u2019on \u00ab subissait \u00bb bien des choses, l\u2019existence, tout son conditionnement. On \u00ab\u00a0subit\u00a0\u00bb les choses, \u00e0 <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/199-le-subir-et-ses-implications\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1263'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1263\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" 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