{"id":1185,"date":"2020-09-01T00:00:53","date_gmt":"2020-08-31T22:00:53","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1185"},"modified":"2020-09-05T13:05:41","modified_gmt":"2020-09-05T11:05:41","slug":"le-futur-mal-compris-ou-mal-envisage-n-178","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/le-futur-mal-compris-ou-mal-envisage-n-178\/","title":{"rendered":"Le futur, mal compris ou mal envisag\u00e9 (n\u00b0 178)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le temps est un outil de cr\u00e9ation, non pas un alli\u00e9, ni un ennemi, mais on fait de ses outils, soit des alli\u00e9s, soit des ennemis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec la chronique du mois dernier, je nous proposais de d\u00e9couvrir ou de retenir un \u00ab truc \u00bb qui puisse au besoin produire un effet heureux imm\u00e9diat. D\u2019ailleurs, il pourra \u00eatre bon de la relire (ou de la lire) apr\u00e8s avoir lu celle-ci. Le mieux-\u00eatre r\u00e9el requiert toujours \u00ab d\u2019ouvrir grands les yeux \u00bb, de mettre de c\u00f4t\u00e9 sciemment notre tendance possible \u00e0 nous laisser heurter par des allusions qui interpellent notre conditionnement, \u00e0 effet d\u2019\u00eatre pratiques, de ne plus perdre de temps. Ce qui nous m\u00e9nage risque surtout de nous priver.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, nous n\u2019avons pas besoin du m\u00e9nagement ext\u00e9rieur qui a pu nous faire d\u00e9faut quand nous \u00e9tions enfants. En fait, nous avons besoin de nous m\u00e9nager nous-m\u00eames, s\u2019il s\u2019agit bien de prendre soin de nous-m\u00eames, de reconna\u00eetre notamment la fa\u00e7on dont nous fonctionnons. \u00c0 quel degr\u00e9 sommes-nous dispos\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre notre r\u00e9alit\u00e9, notamment \u00e0 travers ce que nous faisons du temps, du temps qui passe, du temps \u00e0 venir ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, nous allons nous int\u00e9resser au futur. Il implique notamment les cinq minutes \u00e0 venir, les heures \u00e0 venir, les jours \u00e0 venir\u2026, et ni plus ni moins que les dix, vingt ou cinquante prochaines ann\u00e9es\u00a0! Il comprend le moment o\u00f9 nous verrons des \u00eatres chers quitter leur corps et celui o\u00f9 nous quitterons le n\u00f4tre. Il y a bien l\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 sur laquelle nous pouvons nous arr\u00eater, mais disons tout de suite que cette r\u00e9alit\u00e9 n\u2019a pas grand-chose \u00e0 voir avec celle qui occupe tant notre esprit quand nous \u00ab\u00a0consid\u00e9rons\u00a0\u00bb l\u2019apr\u00e8s, quand nous le redoutons, quand nous l\u2019imaginons, quand nous l\u2019anticipons, ou quand nous l\u2019attendons, quand nous comptons sur lui\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous pouvons relever deux postures tr\u00e8s courantes que nous adoptons tous face au futur, bien s\u00fbr de fa\u00e7on plus ou moins prononc\u00e9e. Elles sont tr\u00e8s contradictoires, mais nous ne sommes pas \u00e0 une contradiction pr\u00e8s\u00a0! La premi\u00e8re posture nous laisse permettre aux circonstances de s\u2019envenimer, de continuer \u00e0 \u00e9voluer dans le sens qui nous l\u00e8se pourtant d\u00e9j\u00e0\u2026 La seconde posture cultive la peur \u00e0 laquelle nous r\u00e9sistons, nous attendant au pire, ou nous laisse avantageusement compter sur l\u2019apr\u00e8s, alors m\u00eame qu\u2019ici et maintenant, nous restons positionn\u00e9s de sorte \u00e0 n\u2019en faire qu\u2019un enfer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne vous arr\u00eatez pas trop longtemps sur l\u2019aspect \u00e9ventuellement affolant de ces premiers mots, et rappelez-vous que toute r\u00e9alit\u00e9 bien observ\u00e9e b\u00e9n\u00e9ficie toujours (au besoin) des effets infailliblement lib\u00e9rateurs de la reconnaissance pure et simple, de la reconnaissance qui a lieu sans mentalisation. Alors, au lieu de \u00ab\u00a0l\u2019affolement\u00a0\u00bb, en vous aidant aussi de tout ce qui suit, permettez-vous de reconna\u00eetre quand, comment, combien ces deux postures peuvent \u00eatre les v\u00f4tres. Quand \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb est l\u2019ego, nous ne voulons pas voir, parce qu\u2019avec ce m\u00eame \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb, nous ne voulons pas la paix, ni l\u2019amour\u00a0; nous ne voulons que r\u00e9agir. Je ne sais pas pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 je vais avec ce nouveau texte, juste ouvert \u00e0 ce qui vient, et tandis que vous le lisez d\u00e9sormais, je vous propose de me rejoindre dans cette ouverture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien inspir\u00e9es \u00e0 divers \u00e9gards, quelques personnes nous diront que \u00ab\u00a0le futur n\u2019existe pas\u00a0\u00bb (qu\u2019il n\u2019est qu\u2019une pens\u00e9e). Eh bien, si ces m\u00eames personnes oublient de sortir leurs poubelles, une certaine odeur viendra assez vite leur rappeler, \u00e0 elles aussi, les cons\u00e9quences de l\u2019habitude \u00e0 n\u00e9gliger les choses, \u00e0 les laisser pourrir. Cette habitude peut m\u00eame \u00eatre une pr\u00e9f\u00e9rence. N\u2019y a-t-il pas bien des choses qui appellent souvent notre attention et que nous pr\u00e9f\u00e9rons ignorer, sans le dire\u00a0? Notre pr\u00e9sent d\u00e9plor\u00e9 est le \u00ab\u00a0futur\u00a0\u00bb que nous avons m\u00e9pris\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par exemple, moins je m\u2019occupe de ce qui ne fonctionne pas dans ma maison, plus je m\u2019impose d\u2019en \u00e9prouver des effets avec un degr\u00e9 croissant de perturbation. C\u2019est ainsi que, aussi bien sur le plan psychique que sur le plan mat\u00e9riel, tout devient ou peut devenir chaotique. Et en faisant fi de notre peur, de notre honte, de notre culpabilit\u00e9, peu importe que ce soit de fa\u00e7on inconsciente, nous nous attirons (demain) de quoi nous y enfoncer davantage. C\u2019est d\u2019abord notre \u00e9tat d\u2019\u00e2me qui parle ou qui parlera, c\u2019est notre corps qui crie ou qui criera, ce sont nos relations qui agonisent ou qui agoniseront\u2026 C\u2019est aujourd\u2019hui que nous pouvons nous lib\u00e9rer de ce dont il est forc\u00e9ment pr\u00e9f\u00e9rable que nous ne soyons pas encombr\u00e9s demain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-\u00eatre faites-vous une grosse histoire de votre \u00ab\u00a0procrastination\u00a0\u00bb. Peut-\u00eatre pourriez-vous faire une liste des choses que vous avez d\u00e9j\u00e0 projet\u00e9 de faire, v\u00e9rifier que cette liste n\u2019a fait que s\u2019allonger et qu\u2019elle pourrait continuer de s\u2019allonger. Eh bien, cela n\u2019est pas essentiel, sinon qu\u2019est refl\u00e9t\u00e9 l\u00e0 le manque de consid\u00e9ration pour vos positionnements autodestructeurs et plus encore pour vos vieilles douleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, la fa\u00e7on dont nous traitons le quotidien, la gestion de nos intentions et engagements, mod\u00e9lise la fa\u00e7on dont nous nous traitons nous-m\u00eames. Ainsi, ordinairement, nous nous fabriquons avec assiduit\u00e9 un futur d\u00e9plorable, un futur que nous d\u00e9plorerons et que nous pourrions continuer de d\u00e9plorer. Nous pouvons cesser tout de suite de b\u00e2tir l\u2019\u00e9difice infernal auquel nous rajoutons des pierres chaque jour et m\u00eame chaque instant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous \u00e9voquons l\u00e0 la premi\u00e8re des deux postures relev\u00e9es en pr\u00e9ambule. Elle assure concr\u00e8tement les lendemains qui ne chantent pas. Elle peut m\u00eame \u00eatre \u00ab\u00a0consciente\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0Je sais que je me mets dans la merde, mais\u2026\u00a0\u00bb M\u00eame si elles sont toutes n\u00e9gatives, il est bien des r\u00e9actions auxquelles nous succombons en sachant que les effets seront d\u2019autres \u00e9preuves. Celui qui a pour habitude de mentir, alors qu\u2019il ment une fois de plus, n\u2019a certainement pas oubli\u00e9 l\u2019embarras qui est le sien quand il se retrouve coinc\u00e9 ou d\u00e9voil\u00e9. Ce n\u2019est qu\u2019un exemple\u00a0! Son nouveau mensonge est une nouvelle pierre \u00e0 son propre \u00e9difice\u2026 infernal\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde posture est la r\u00e9ponse imm\u00e9diate \u00e0 la peur. Bien s\u00fbr, il ne serait pas possible d\u2019avoir peur si nous pouvions \u00e9vacuer toute id\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, de futur. Et la projection obs\u00e9dante du bon et du beau sur l\u2019avenir tente illusoirement de repousser ou de d\u00e9mentir la peur. Celui qui est sans peur m\u00e9conna\u00eet aussi le souci du lendemain. Pour le dire mieux, le lendemain ne l\u2019int\u00e9resse pas. Ce lendemain est assur\u00e9 par une qualit\u00e9 de pr\u00e9sence qui est l\u2019acc\u00e8s direct \u00e0 l\u2019inspiration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y aura \u00ab\u00a0tout \u00e0 l\u2019heure\u00a0\u00bb, il y aura \u00ab\u00a0demain\u00a0\u00bb, il y aura des ann\u00e9es successives. En pleine conscience et avec authenticit\u00e9, acceptons-nous a priori que le devenir ne soit rien d\u2019autre que le reflet fid\u00e8le de notre r\u00e9alit\u00e9 actuelle, dans ses aspects encore chaotiques, voire que ce devenir soit m\u00eame pire\u00a0? Ne nous voilons pas la face, ne nous racontons pas d\u2019histoires, proportion gard\u00e9e, c\u2019est ainsi que nous restons positionn\u00e9s. Et quand j\u2019\u00e9voque ce \u00ab\u00a0devenir\u00a0\u00bb, je n\u2019ai pas \u00e0 l\u2019esprit des conditions mat\u00e9rielles, mais j\u2019\u00e9voque notre \u00e9tat de conscience, sachant que nos humeurs en d\u00e9pendent, que notre \u00e9panouissement en d\u00e9pend.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est \u00e9vident que l\u00e0 o\u00f9 j\u2019arriverai, dans une heure, d\u00e9pend de la route que j\u2019emprunte tout de suite, que j\u2019emprunte ici et maintenant. Tout se passe ici et maintenant. Comme par hasard, ma r\u00e9daction a \u00e9t\u00e9 interrompue par la visite impromptue d\u2019un ami. En d\u2019autres temps, j\u2019aurais pu me sentir d\u00e9rang\u00e9, cr\u00e9ant ainsi du chaos \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Dieu sait que je m\u2019en suis cr\u00e9\u00e9, du chaos\u00a0! Quel regard posons-nous sur ceux que nous croisons\u00a0? Quelles intentions cultivons-nous\u00a0? Quelle place laissons-nous au penser, aux pens\u00e9es\u00a0? Quelle est la part laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019accueil, \u00e0 l\u2019observation, \u00e0 la reconnaissance de ce qui est\u00a0? Rappelez-le-vous, la reconnaissance ne parle pas, ne pense pas\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l\u00e0 o\u00f9 nous gagnerions beaucoup \u00e0 nous rappeler le silence, le silence int\u00e9rieur, c\u2019est quand nous pouvons nous reconna\u00eetre \u2013 si nous le pouvons \u2013 pris par un probl\u00e8me \u00e0 venir, un probl\u00e8me imaginaire, un probl\u00e8me qui n\u2019existe donc pas. Quand un probl\u00e8me n\u2019existe pas, sa solution n\u2019existe pas non plus. Or, chercher la solution \u00e0 un probl\u00e8me inexistant n\u2019a pas d\u2019autre effet que de nous attirer un probl\u00e8me de la nature imagin\u00e9e, cr\u00e9atrice, sans garantie que la solution anticipatoire \u00e9labor\u00e9e soit d\u2019une grande efficacit\u00e9. Il est vrai que certains tirent (\u00e9go\u00efquement) grand avantage \u00e0 r\u00e9soudre des probl\u00e8mes. Et \u00e0 quel prix\u00a0? Si notre r\u00e9solution de conflits est, non pas de l\u2019appr\u00e9ciation, mais une forme de jubilation, nous allons nous attirer probl\u00e8me sur probl\u00e8me pour pouvoir la vivre encore et encore\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si vous mettez de l\u2019argent de c\u00f4t\u00e9 avec pour motivation essentielle la perspective des coups durs, vous vous attirerez probablement des coups durs. \u00ab\u00a0Pas si grave, vous aurez de quoi y faire face\u00a0!\u00a0\u00bb Vous en conviendrez ais\u00e9ment, il y a d\u2019autres fa\u00e7ons d\u2019envisager l\u2019avenir et de le \u00ab\u00a0fabriquer\u00a0\u00bb. En voici une\u00a0: personne ne peut jamais savoir de quoi \u00ab\u00a0demain\u00a0\u00bb sera fait. Et rappelons-nous aussi ceci\u00a0: d\u00e8s lors qu\u2019il s\u2019agit de n\u00e9gativit\u00e9, tout ce que nous disons est dict\u00e9 par notre vieux conditionnement, par de vieilles m\u00e9moires. Voyons tout le cr\u00e9dit que nous accordons aux pens\u00e9es qui passent et aimons l\u2019id\u00e9e de pouvoir retirer ce cr\u00e9dit\u00a0! Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un grand bouleversement. Appr\u00e9cions au moins d\u2019en conna\u00eetre la possibilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfois, c\u2019est un futur plus ou moins lointain qui nous pr\u00e9occupe, par exemple celui du devenir de nos enfants, de notre progression sociale, celui de notre retraite ou de notre fin de vie. Or, bien plus souvent, le futur qui retient toute notre attention sans m\u00eame que nous nous en rendions compte, c\u2019est la minute suivante, l\u2019heure suivante, le lendemain ou les prochains jours\u2026 Sans cette attention retenue, il ne resterait pas grand-chose de nos pr\u00e9occupations ordinaires. Je l\u2019ai dit dans la pr\u00e9c\u00e9dente chronique, la souffrance ne peut pas \u00eatre si nous n\u2019impliquons pas un certain futur. Et cette implication est color\u00e9e d\u2019un imaginaire terrifiant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un grand nombre de cas, il ne serait pas possible de rester mal si nous pouvions lib\u00e9rer notre attention, prisonni\u00e8re d\u2019un futur forc\u00e9ment imaginaire. Or, nous ne faisons pas que redouter ce futur-l\u00e0, nous comptons aussi sur lui, nous en attendons beaucoup, nous en attendons tout. Comment retirer notre attention de ce qui \u00ab est cens\u00e9 \u00bb nous sauver, nous combler, r\u00e9soudre tous nos probl\u00e8mes ? Donc, il nous reste \u00e0 d\u00e9couvrir la grosse erreur qui est l\u00e0 maintenue. L\u2019instant pr\u00e9sent nous offre ou peut nous offrir sans compter ce que le futur attendu ne nous donnera jamais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, compter sur le futur ou, plus exactement, \u00eatre prisonnier de la pens\u00e9e \u00ab\u00a0futur\u00a0\u00bb, c\u2019est simplement demeurer dans l\u2019attente, quelle qu\u2019elle soit. Elle peut sembler heureuse ou \u00eatre douloureuse. Selon notre conditionnement et les rappels appropri\u00e9s, nous nous attendons au pire. \u00c0 d\u2019autres moments, nous projetons un apr\u00e8s idyllique. Dans les deux cas, nous r\u00e9sistons \u00e0 ce qui reste \u00e0 ressentir sciemment ici et maintenant. Ce faisant, nous ne nous permettons pas de nous lib\u00e9rer du douloureux croupissant, des vieilles m\u00e9moires impliqu\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et notons aussi que craindre l\u2019avenir, s\u2019en pr\u00e9occuper \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, c\u2019est doublement s\u2019assurer un \u00ab\u00a0ici et maintenant\u00a0\u00bb inutilement difficile, \u00e9prouvant. Non seulement nous ne nous occupons pas de ce que l\u2019instant pr\u00e9sent nous invite ou pourrait nous inviter \u00e0 lib\u00e9rer, \u00e0 travers la reconnaissance pure et simple, mais nous plaquons de la souffrance sur le vieux douloureux \u00e0 dissiper. Cette souffrance que nous surajoutons provient des pens\u00e9es \u00e0 propos d\u2019un apr\u00e8s envisag\u00e9 comme plus ou moins effroyable. Nous avons \u00e0 reconna\u00eetre notre tendance \u00e0 r\u00e9pondre au douloureux par de la souffrance et \u00e0 la souffrance par plus de souffrance. Mais oui, nous faisons cela\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est en outre int\u00e9ressant d\u2019observer que la pens\u00e9e \u00ab futur \u00bb impacte notre psych\u00e9 de par le fait que nous restions d\u2019abord attach\u00e9s au pass\u00e9. Nous y restons attach\u00e9s, parce que nous r\u00e9sistons \u00e0 reconna\u00eetre le douloureux que ce pass\u00e9 a laiss\u00e9 en nous. L\u2019attachement n\u2019est probablement pas conscient, mais la r\u00e9sistance en t\u00e9moigne. Ce que nous n\u2019avons pas re\u00e7u \u00ab\u00a0hier\u00a0\u00bb, nous escomptons le recevoir \u00ab\u00a0demain\u00a0\u00bb. Nous attendons de quoi d\u00e9mentir un pass\u00e9 non lib\u00e9r\u00e9\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pass\u00e9 et le futur n\u2019ont pas la r\u00e9alit\u00e9 que nous imaginons ordinairement (loin s\u2019en faut), mais le douloureux en cause est tr\u00e8s r\u00e9el et se trouve ici et maintenant. Et c\u2019est pourquoi il peut et il doit \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 ici et maintenant. D\u2019ailleurs, m\u00eame sans nous en rendre compte, c\u2019est toujours \u00ab ici et maintenant \u00bb que nous nous sommes lib\u00e9r\u00e9s de vieux \u00ab bagages psychiques \u00bb encombrants. Vous pourriez remarquer que ne vous affectent plus d\u00e9sormais des choses qui pouvaient autrefois vous mettre dans tous vos \u00e9tats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici et maintenant, s\u2019\u00e9coule le temps. Percevez bien ces mots : maintenant, le \u00ab maintenant \u00bb n\u2019est pas une portion du temps, comme hier, comme demain, mais il est \u00ab l\u2019endroit \u00bb \u2013 ou la r\u00e9alit\u00e9 \u2013 o\u00f9 s\u2019\u00e9gr\u00e8nent les secondes et les heures. Tout a lieu maintenant, tout a toujours eu lieu maintenant, tout aura toujours lieu maintenant. Le temps qui passe est contenu dans le \u00ab maintenant \u00bb et le maintenant n\u2019en d\u00e9pend pas. Ce que nous croyons \u00eatre est contenu dans ce que nous sommes et ce que nous sommes n\u2019en d\u00e9pend pas. Accordez quelques secondes \u00e0 ce qui est dit l\u00e0, percevez-le\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne pouvons pas \u00eatre ailleurs, en termes de temps, qu\u2019ici et maintenant, mais nous pouvons bien s\u00fbr nous projeter mentalement dans le pass\u00e9 ou dans le futur. Et c\u2019est justement parce que nous le faisons que nous continuons de souffrir d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Nous ne pouvons pas nous perdre dans le temps, mais nous pouvons faire comme si, et nous en \u00e9prouvons des effets (du mal de vivre). L\u2019\u00e9loignement mental de l\u2019instant pr\u00e9sent est la reproduction, la re-pr\u00e9sentation de l\u2019id\u00e9e folle de s\u00e9paration. Nous ne pouvons pas plus \u00eatre s\u00e9par\u00e9s du Divin que nous pouvons \u00eatre coup\u00e9s de l\u2019instant pr\u00e9sent. Mais nous pouvons croire autre chose ou rester positionn\u00e9s comme si une autre r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9gissait le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019un des pires moments de toute mon existence fut \u00e0 14 ans, quand je \u00ab compris \u00bb que j\u2019allais rester aveugle toute ma vie. Peu importe ici qu\u2019alors, cet auto-diagnostic f\u00fbt faux, car l\u2019exemple montre id\u00e9alement que la souffrance n\u2019est possible que si nous impliquons le futur, de fa\u00e7on forc\u00e9ment fausse, imaginaire. Quand vous vous trouvez mal, posez-vous la question suivante : \u00ab Quel apr\u00e8s suis-je en train d\u2019imaginer, de projeter et donc de cr\u00e9er ? \u00bb La question est puissante. Elle est surtout lib\u00e9ratrice si vous ne la transformez pas en auto-accusation ou si elle n\u2019est pas re\u00e7ue comme accusation (ce qui revient au m\u00eame).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019instant pr\u00e9sent dont nous nous coupons la plupart du temps est et reste d\u2019une puissance sans limites. Et nous l\u2019utilisons \u00e0 chaque instant, sans le savoir, mais nous pouvons ais\u00e9ment la reconna\u00eetre. Cette puissance m\u2019\u00e9merveille bien souvent. Beaucoup de ce que nous redoutons maintenant, d\u2019autant plus quand nous ne le reconnaissons pas, dit ce que nous vivrons et d\u00e9plorerons \u00ab demain \u00bb. Quelle puissance n\u2019est-elle pas \u00e0 l\u2019\u0153uvre pour qu\u2019il en soit ainsi !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rien de ce que nous envisageons pour demain de fa\u00e7on compensatoire ne peut se produire r\u00e9ellement, parce que c\u2019est laisser de c\u00f4t\u00e9 la peur, la d\u00e9daigner, et cette peur reste donc puissamment cr\u00e9atrice. Fonci\u00e8rement, elle provoque le contraire de ce que nous nous disons vouloir. Les fruits de la peur finiront bien par nous amener \u00e0 la reconna\u00eetre, \u00e0 nous permettre alors de la lib\u00e9rer. Quoi qu\u2019il en soit et n\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 notre ego au contr\u00f4le, une m\u00eame puissance universelle reste \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Elle est l\u00e0 encore, quand nous voyons tout cela et nous ouvrons \u00e0 un autre possible, \u00e0 une autre r\u00e9alit\u00e9. C\u2019est par cette puissance illimit\u00e9e que nos conditions de vie refl\u00e8tent notre \u00e9tat de conscience, qu\u2019il en sera toujours ainsi, y compris tout de suite en pr\u00e9f\u00e9rant la reconnaissance au d\u00e9ni ou au d\u00e9dain, la paix au conflit, l\u2019amour au ressentiment\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la m\u00eame fa\u00e7on, reconnaissons aussi ce que nous fait ou pourrait bien nous faire faire notre sentiment de culpabilit\u00e9. Pour certains ou pour nous tous dans certaines conditions, c\u2019est un aspect \u00e0 ne pas n\u00e9gliger. Notre malaise est forc\u00e9ment constitu\u00e9 aussi de nos postures, de nos r\u00e9actions, de nos options malveillantes et donc autodestructrices. (Je tiens l\u00e0 le th\u00e8me de la prochaine ou d\u2019une prochaine chronique). Si nous agissons sciemment de fa\u00e7on d\u00e9sinvolte, abusive, mensong\u00e8re, avec exag\u00e9ration, nous ne tardons pas \u00e0 en d\u00e9plorer des effets, m\u00eame si nous nous d\u00e9brouillons pour ne pas voir les liens. Au lieu de viser le futur, voyons comment nous le fabriquons, comment nous le provoquons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est quand nous ne le craignons plus, quand nous n\u2019en attendons plus rien, que nous nous assurons un futur tranquille et qui nous voit c\u00e9l\u00e9brer de mille mani\u00e8res notre \u00e9panouissement r\u00e9el et ind\u00e9pendant de quelque circonstance que ce soit. Cela est \u00e0 savoir, juste \u00e0 savoir, et ne peut pas devenir un autre jouet de l\u2019ego. Quand je dis \u00ab\u00a0plus rien attendre\u00a0\u00bb, j\u2019entends \u00ab\u00a0ne plus \u00eatre dans l\u2019attente\u00a0\u00bb. Cela ne parle \u00e9videmment pas de refus, de r\u00e9sistance. Je suis de moins en moins dans l\u2019attente, pouvant alors accueillir et appr\u00e9cier de mieux en mieux les b\u00e9n\u00e9dictions qui abondent de toutes parts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Envisager la r\u00e9alit\u00e9, notre existence, sans la moindre attente anxieuse ou empress\u00e9e, sans pens\u00e9es inutiles d\u2019avenir, c\u2019est faire corps avec l\u2019instant pr\u00e9sent, avec le \u00ab pr\u00e9cieux \u00bb auquel rien ne peut \u00eatre compar\u00e9. C\u2019est l\u00e0 seul o\u00f9 l\u2019\u00e9panouissement r\u00e9el est \u00e0 trouver. Ce n\u2019est pas hier, ce n\u2019est pas demain, ce n\u2019est pas dans sa t\u00eate (dans le penser). Nous fonctionnons tout autrement, bien s\u00fbr, mais ce seul rappel, si nous ne l\u2019obscurcissons d\u2019aucune consid\u00e9ration, produit un effet heureux imm\u00e9diat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019y a pas de fatalit\u00e9, il n\u2019y a pas de difficult\u00e9s r\u00e9elles, il n\u2019y a pas davantage de non-droit, ni de non-m\u00e9rite. Nous ne sommes pas tenus de nous maintenir dans l\u2019autoprivation, dans l\u2019auto-condamnation, dans le d\u00e9dain ou l\u2019ignorance de nos vraies douleurs. Peut-\u00eatre avons-nous vu des proches se d\u00e9tendre compl\u00e8tement alors que nous venions de leur accorder une v\u00e9ritable \u00e9coute, une v\u00e9ritable attention. Peut-\u00eatre avons-nous \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de l\u2019attention d\u2019un proche accord\u00e9e \u00e0 un tiers, avec le m\u00eame effet, ou peut-\u00eatre avons-nous d\u00e9j\u00e0 nous-m\u00eames b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une telle attention lib\u00e9ratrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus \u00ab nous nous accordons \u00bb, en fait plus nous retrouvons cette \u00e9coute, cette attention, plus nous nous d\u00e9tendons, plus nous nous lib\u00e9rons. Il ne s\u2019agit pas vraiment de nous traiter nous-m\u00eames de quelque mani\u00e8re que ce soit, pas davantage apr\u00e8s nous \u00eatre trait\u00e9s si mal, mais de b\u00e9n\u00e9ficier r\u00e9ellement de la bont\u00e9 et de l\u2019\u00e9coute dont nous pouvons faire preuve pour autrui, pour des enfants, pour des animaux. Plus nous laissons \u00eatre la paix et l\u2019amour, aussi sans destinataire ext\u00e9rieur, plus nous nous d\u00e9tachons de notre conditionnement, de nos vieilles m\u00e9moires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puissiez-vous entendre et retenir que, tout de suite et sans conditions, vous avez le droit \u00e0 la paix, \u00e0 l\u2019amour, au meilleur\u00a0! En tout cas, cela ne rel\u00e8ve pas des conditions auxquelles vous pourriez croire. Arr\u00eater de croire ce que vous croyez est une condition. Arr\u00eater de vous prendre pour ce que vous n\u2019\u00eates pas pourrait en \u00eatre une autre, mais c\u2019est la m\u00eame. Aimer l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre \u00e9panoui \u2013 en aimer l\u2019id\u00e9e, non pas le vouloir \u2013 est une condition. Pr\u00e9f\u00e9rer r\u00e9ellement l\u2019\u00eatre au para\u00eetre est la condition sine qua non. Honorons-nous nos pr\u00e9f\u00e9rences\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le temps est un outil de cr\u00e9ation, non pas un alli\u00e9, ni un ennemi, mais on fait de ses outils, soit des alli\u00e9s, soit des ennemis. Avec la chronique du mois dernier, je nous proposais de d\u00e9couvrir ou de retenir <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/le-futur-mal-compris-ou-mal-envisage-n-178\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1185'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#0765FE;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path fill=\"#fff\" d=\"M28 16c0-6.627-5.373-12-12-12S4 9.373 4 16c0 5.628 3.875 10.35 9.101 11.647v-7.98h-2.474V16H13.1v-1.58c0-4.085 1.849-5.978 5.859-5.978.76 0 2.072.15 2.608.298v3.325c-.283-.03-.775-.045-1.386-.045-1.967 0-2.728.745-2.728 2.683V16h3.92l-.673 3.667h-3.247v8.245C23.395 27.195 28 22.135 28 16Z\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Twitter\" class=\"heateor_sss_button_twitter\" href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails&url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"Twitter\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_twitter\" style=\"background-color:#55acee;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -4 39 39\"><path d=\"M28 8.557a9.913 9.913 0 0 1-2.828.775 4.93 4.93 0 0 0 2.166-2.725 9.738 9.738 0 0 1-3.13 1.194 4.92 4.92 0 0 0-3.593-1.55 4.924 4.924 0 0 0-4.794 6.049c-4.09-.21-7.72-2.17-10.15-5.15a4.942 4.942 0 0 0-.665 2.477c0 1.71.87 3.214 2.19 4.1a4.968 4.968 0 0 1-2.23-.616v.06c0 2.39 1.7 4.38 3.952 4.83-.414.115-.85.174-1.297.174-.318 0-.626-.03-.928-.086a4.935 4.935 0 0 0 4.6 3.42 9.893 9.893 0 0 1-6.114 2.107c-.398 0-.79-.023-1.175-.068a13.953 13.953 0 0 0 7.55 2.213c9.056 0 14.01-7.507 14.01-14.013 0-.213-.005-.426-.015-.637.96-.695 1.795-1.56 2.455-2.55z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Reddit\" class=\"heateor_sss_button_reddit\" href=\"https:\/\/reddit.com\/submit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185&title=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails\" title=\"Reddit\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_reddit\" style=\"background-color:#ff5700;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-3.5 -3.5 39 39\"><path d=\"M28.543 15.774a2.953 2.953 0 0 0-2.951-2.949 2.882 2.882 0 0 0-1.9.713 14.075 14.075 0 0 0-6.85-2.044l1.38-4.349 3.768.884a2.452 2.452 0 1 0 .24-1.176l-4.274-1a.6.6 0 0 0-.709.4l-1.659 5.224a14.314 14.314 0 0 0-7.316 2.029 2.908 2.908 0 0 0-1.872-.681 2.942 2.942 0 0 0-1.618 5.4 5.109 5.109 0 0 0-.062.765c0 4.158 5.037 7.541 11.229 7.541s11.22-3.383 11.22-7.541a5.2 5.2 0 0 0-.053-.706 2.963 2.963 0 0 0 1.427-2.51zm-18.008 1.88a1.753 1.753 0 0 1 1.73-1.74 1.73 1.73 0 0 1 1.709 1.74 1.709 1.709 0 0 1-1.709 1.711 1.733 1.733 0 0 1-1.73-1.711zm9.565 4.968a5.573 5.573 0 0 1-4.081 1.272h-.032a5.576 5.576 0 0 1-4.087-1.272.6.6 0 0 1 .844-.854 4.5 4.5 0 0 0 3.238.927h.032a4.5 4.5 0 0 0 3.237-.927.6.6 0 1 1 .844.854zm-.331-3.256a1.726 1.726 0 1 1 1.709-1.712 1.717 1.717 0 0 1-1.712 1.712z\" fill=\"#fff\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Linkedin\" class=\"heateor_sss_button_linkedin\" href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/sharing\/share-offsite\/?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"Linkedin\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_linkedin\" style=\"background-color:#0077b5;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path d=\"M6.227 12.61h4.19v13.48h-4.19V12.61zm2.095-6.7a2.43 2.43 0 0 1 0 4.86c-1.344 0-2.428-1.09-2.428-2.43s1.084-2.43 2.428-2.43m4.72 6.7h4.02v1.84h.058c.56-1.058 1.927-2.176 3.965-2.176 4.238 0 5.02 2.792 5.02 6.42v7.395h-4.183v-6.56c0-1.564-.03-3.574-2.178-3.574-2.18 0-2.514 1.7-2.514 3.46v6.668h-4.187V12.61z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Pinterest\" class=\"heateor_sss_button_pinterest\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1185\" onclick=\"event.preventDefault();javascript:void( (function() {var e=document.createElement('script' );e.setAttribute('type','text\/javascript' );e.setAttribute('charset','UTF-8' );e.setAttribute('src','\/\/assets.pinterest.com\/js\/pinmarklet.js?r='+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)})());\" title=\"Pinterest\" rel=\"noopener\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_pinterest\" style=\"background-color:#cc2329;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-2 -2 35 35\"><path fill=\"#fff\" d=\"M16.539 4.5c-6.277 0-9.442 4.5-9.442 8.253 0 2.272.86 4.293 2.705 5.046.303.125.574.005.662-.33.061-.231.205-.816.27-1.06.088-.331.053-.447-.191-.736-.532-.627-.873-1.439-.873-2.591 0-3.338 2.498-6.327 6.505-6.327 3.548 0 5.497 2.168 5.497 5.062 0 3.81-1.686 7.025-4.188 7.025-1.382 0-2.416-1.142-2.085-2.545.397-1.674 1.166-3.48 1.166-4.689 0-1.081-.581-1.983-1.782-1.983-1.413 0-2.548 1.462-2.548 3.419 0 1.247.421 2.091.421 2.091l-1.699 7.199c-.505 2.137-.076 4.755-.039 5.019.021.158.223.196.314.077.13-.17 1.813-2.247 2.384-4.324.162-.587.929-3.631.929-3.631.46.876 1.801 1.646 3.227 1.646 4.247 0 7.128-3.871 7.128-9.053.003-3.918-3.317-7.568-8.361-7.568z\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"MeWe\" class=\"heateor_sss_MeWe\" href=\"https:\/\/mewe.com\/share?link=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"MeWe\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#007da1;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -3 38 38\"><g fill=\"#fff\"><path d=\"M9.636 10.427a1.22 1.22 0 1 1-2.44 0 1.22 1.22 0 1 1 2.44 0zM15.574 10.431a1.22 1.22 0 0 1-2.438 0 1.22 1.22 0 1 1 2.438 0zM22.592 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.443 0 1.221 1.221 0 0 1 2.443 0zM29.605 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.442 0 1.221 1.221 0 0 1 2.442 0zM3.605 13.772c0-.471.374-.859.859-.859h.18c.374 0 .624.194.789.457l2.935 4.597 2.95-4.611c.18-.291.43-.443.774-.443h.18c.485 0 .859.387.859.859v8.113a.843.843 0 0 1-.859.845.857.857 0 0 1-.845-.845V16.07l-2.366 3.559c-.18.276-.402.443-.72.443-.304 0-.526-.167-.706-.443l-2.354-3.53V21.9c0 .471-.374.83-.845.83a.815.815 0 0 1-.83-.83v-8.128h-.001zM14.396 14.055a.9.9 0 0 1-.069-.333c0-.471.402-.83.872-.83.415 0 .735.263.845.624l2.23 6.66 2.187-6.632c.139-.402.428-.678.859-.678h.124c.428 0 .735.278.859.678l2.187 6.632 2.23-6.675c.126-.346.415-.609.83-.609.457 0 .845.361.845.817a.96.96 0 0 1-.083.346l-2.867 8.032c-.152.43-.471.706-.887.706h-.165c-.415 0-.721-.263-.872-.706l-2.161-6.328-2.16 6.328c-.152.443-.47.706-.887.706h-.165c-.415 0-.72-.263-.887-.706l-2.865-8.032z\"><\/path><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Mix\" class=\"heateor_sss_button_mix\" href=\"https:\/\/mix.com\/mixit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"Mix\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_mix\" style=\"background-color:#ff8226;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-7 -8 45 45\"><g fill=\"#fff\"><path opacity=\".8\" d=\"M27.87 4.125c-5.224 0-9.467 4.159-9.467 9.291v2.89c0-1.306 1.074-2.362 2.399-2.362s2.399 1.056 2.399 2.362v1.204c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V4.134c-.036-.009-.082-.009-.129-.009\"\/><path d=\"M4 4.125v12.94c2.566 0 4.668-1.973 4.807-4.465v-2.214c0-.065 0-.12.009-.176.093-1.213 1.13-2.177 2.39-2.177 1.325 0 2.399 1.056 2.399 2.362v9.226c0 1.306 1.074 2.353 2.399 2.353s2.399-1.056 2.399-2.353v-6.206c0-5.132 4.233-9.291 9.467-9.291H4z\"\/><path opacity=\".8\" d=\"M4 17.074v8.438c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V12.61C8.659 15.102 6.566 17.074 4 17.074\"\/><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Whatsapp\" class=\"heateor_sss_whatsapp\" href=\"https:\/\/api.whatsapp.com\/send?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails%20https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1185\" title=\"Whatsapp\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#55eb4c;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-6 -5 40 40\"><path class=\"heateor_sss_svg_stroke heateor_sss_no_fill\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\" d=\"M 11.579798566743314 24.396926207859085 A 10 10 0 1 0 6.808479557110079 20.73576436351046\"><\/path><path d=\"M 7 19 l -1 6 l 6 -1\" class=\"heateor_sss_no_fill heateor_sss_svg_stroke\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\"><\/path><path d=\"M 10 10 q -1 8 8 11 c 5 -1 0 -6 -1 -3 q -4 -3 -5 -5 c 4 -2 -1 -5 -1 -4\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1185","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1185"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1185\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1188,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1185\/revisions\/1188"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}