{"id":1002,"date":"2019-04-01T00:00:37","date_gmt":"2019-03-31T22:00:37","guid":{"rendered":"http:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/?p=1002"},"modified":"2019-04-01T07:59:00","modified_gmt":"2019-04-01T05:59:00","slug":"la-souffrance-4-x","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/la-souffrance-4-x\/","title":{"rendered":"La souffrance (4\/X)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">(En suppl\u00e9ment \u00e0 la pr\u00e9sente chronique sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage \u00e0 lire ou m\u00eame \u00e0 relire les trois pr\u00e9c\u00e9dentes sur le m\u00eame th\u00e8me \u2013 janvier, f\u00e9vrier et mars 2019).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 \u00ab\u00a0Il est possible de se rendre compte que ce qui cr\u00e9e la souffrance, c\u2019est la pens\u00e9e et l\u2019imaginaire\u00a0\u00bb (\u00c9ric Baret).<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Du point de vue de l\u2019ignorance, la souffrance est un mal. Du point de vue de la sagesse, elle est un bien car elle est le moteur qui nous fait progresser vers cette sagesse\u00a0\u00bb (Francis Lucille).<br \/>\n\u2022 \u00ab\u00a0Quand on s&rsquo;abandonne, on ne souffre pas ; quand on s&rsquo;abandonne m\u00eame \u00e0 la tristesse, on ne souffre plus\u00a0\u00bb (Antoine de Saint-Exup\u00e9ry).<br \/>\n\u2022 La lib\u00e9ration de la souffrance, qui est surtout un d\u00e9tachement, passe justement, entre autres, par la compr\u00e9hension que l\u2019on y est tr\u00e8s attach\u00e9\u00a0! (RG)<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors que nous serions authentiquement \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00eatre avec ce qui est, ici et maintenant, qu\u2019il s\u2019agisse de toute circonstance pr\u00e9sente ou de ce qui est ressenti, de le reconna\u00eetre sans rien en penser, nous pourrions probablement faire l\u2019\u00e9conomie de toute lecture, de toute d\u00e9marche introspective. Je parle d\u2019une reconnaissance pure, globale, lumineuse. En attendant, il serait absurde de nous priver de ce qui peut nous \u00e9clairer\u2026 Or, magnifique et id\u00e9ale, l\u2019option spirituelle ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9e pour perp\u00e9tuer le d\u00e9ni du douloureux tapi en soi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de continuer d\u2019explorer le th\u00e8me de la souffrance, j\u2019utilise dans ce nouveau texte la formule \u00ab\u00a0dialogue imaginaire\u00a0\u00bb entre un lecteur et son serviteur. Voyez si vous ne seriez pas ce lecteur de temps \u00e0 autre\u00a0! Et si vous \u00eates davantage le serviteur, appr\u00e9ciez-le\u00a0! En fait, selon les moments, nous manifestons, tant\u00f4t l\u2019un, tant\u00f4t l\u2019autre. Du reste, c\u2019est ce qui me permet ici de jouer les deux r\u00f4les. Nous sommes tous capables de jouer celui de l\u2019avocat du diable, parce que nous avons tous en nous une petite dose (au moins) de r\u00e9bellion, de pr\u00e9tention et d\u2019impertinence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Serviteur &#8211; Souffrir, c\u2019est \u00eatre conditionn\u00e9 et se vivre comme la victime ou le personnage de son conditionnement (non identifi\u00e9 ou insuffisamment consid\u00e9r\u00e9). Souffrir, c\u2019est s\u2019emparer (mentalement) de toute circonstance propice, laquelle peut aussi \u00eatre un vieux souvenir ou une situation anticip\u00e9e. Souffrir, c\u2019est \u00eatre et rester convaincu que la cause de ce que l\u2019on \u00e9prouve est \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de soi. Souffrir, c\u2019est mentaliser du douloureux jamais reconnu comme tel. Souffrir, c\u2019est penser comme on pense, laisser libre cours \u00e0 ses pens\u00e9es incongrues, tenir fort \u00e0 ce que l\u2019on pense, y trouver un grand int\u00e9r\u00eat, un b\u00e9n\u00e9fice illusoire. Souffrir, c\u2019est se dire ce que l\u2019on se dit et se r\u00e9p\u00e8te, dans l\u2019incapacit\u00e9 m\u00eame de concevoir qu\u2019il puisse en \u00eatre autrement. Souffrir, c\u2019est \u00e9prouver les effets de ses postures mentales chroniques (y compris en l\u2019absence passag\u00e8re du penser correspondant).\u2028\u2028Souffrir, c\u2019est vouloir autre chose que ce qui est, en fait se laisser y croire. Souffrir, c\u2019est tout simplement \u00ab\u00a0VOULOIR\u00a0\u00bb (qu\u2019importe quoi). Souffrir, c\u2019est r\u00e9sister \u00e0 ce qui est, lutter en permanence. Souffrir, c\u2019est d\u00e9daigner toujours le douloureux qui tente si souvent de se faire conna\u00eetre. Souffrir, c\u2019est s\u2019occuper mentalement, compensatoirement, de fa\u00e7on facultative et obsessionnelle. Souffrir, c\u2019est IGNORER que tout sch\u00e9ma psychique en cause est \u00e0 l\u2019\u0153uvre ici et maintenant. Souffrir, c\u2019est rester endormi, croire au r\u00eave\u00a0; c\u2019est cauchemarder. Souffrir, c\u2019est se prendre pour ce que l\u2019on n\u2019est pas. Souffrir, c\u2019est rester coinc\u00e9, sans amour et dans l\u2019obscurit\u00e9. Souffrir, c\u2019est inconsciemment demeurer s\u00e9par\u00e9 et continuer de se s\u00e9parer. Souffrir, c\u2019est ignorer tout cela ou le savoir et n\u2019en tenir aucun compte\u2026<br \/>\n\u2022 Lecteur &#8211; Oui, d\u2019accord, mais pourquoi ou comment souffrir toujours\u00a0? Comment souffrir tant est-il donc possible, facile, concevable, r\u00e9alisable, accessible, voire n\u00e9cessaire et obligatoire\u00a0? D\u00e9pendrions-nous de la souffrance\u00a0? Souffrir est d\u2019une \u00e9vidence incontest\u00e9e, y a-t-il autre chose qui le soit tout autant\u00a0? La possibilit\u00e9 de ne pas souffrir ne semble pas aussi \u00e9vidente que celle de souffrir. Qu\u2019est-ce qui pourrait encore favoriser la souffrance, outre ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 et sugg\u00e9r\u00e9 dans les trois textes pr\u00e9c\u00e9dents qui lui ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9s\u00a0?<br \/>\n\u2022 S. &#8211; Rappelons tout d\u2019abord, pour ne pas sous-estimer la pr\u00e9pond\u00e9rance de la souffrance, que toute forme de r\u00e9action est de la souffrance, son r\u00e9v\u00e9lateur ou son fabricant. La souffrance a besoin de l\u2019ignorance et sinon de l\u2019oubli. Et l\u2019ignorance ou l\u2019oubli caract\u00e9risent la psych\u00e9, ne font jamais d\u00e9faut. Outre l\u2019ignorance et l\u2019oubli, on peut aussi \u00e9voquer ce que l\u2019on \u00ab\u00a0sait\u00a0\u00bb, ce que l\u2019on est trompeusement port\u00e9 \u00e0 vivre comme v\u00e9rit\u00e9 incontestable, mais c\u2019est \u00e0 mettre au chapitre de l\u2019ignorance\u00a0: on ignore ou d\u00e9daigne la simple possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre et de rester dans l\u2019erreur, de fonctionner psychiquement en aveugle, en noctambule, en zombie ou en perroquet. Il y a alors l\u2019impossibilit\u00e9 de se remettre en question, de remettre en question ses postures conditionn\u00e9es, de les reconna\u00eetre, sinon la difficult\u00e9 \u00e0 le faire v\u00e9ritablement.\u2028\u2028Il est fort probable que nous \u00ab\u00a0sachions\u00a0\u00bb &#8211; bien s\u00fbr erron\u00e9ment &#8211; que le bonheur est pour plus tard, pour apr\u00e8s, voire pour une autre existence. Si le bonheur est \u00e0 venir, la souffrance est forc\u00e9ment ce qu\u2019il reste. Que ne sait-on pas encore, de cette m\u00eame fa\u00e7on trompeuse et extr\u00eamement limitative\u00a0? Par exemple, on \u00ab\u00a0sait\u00a0\u00bb ce qu\u2019est la vie, ce que sont les gens, pourquoi ils font ce qu\u2019ils font, ce que sont ses propres probl\u00e8mes, qu\u2019il faut faire avec ce que l\u2019on a, que l\u2019on a surtout raison par rapport \u00e0 mille choses, que ce que l\u2019on nous dit est forc\u00e9ment vrai\u2026 Redisons-le, c\u2019est alors et en d\u00e9finitive de l\u2019ignorance qui est l\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e.\u2028\u2028D\u2019ailleurs, l\u2019ignorance est g\u00e9n\u00e9ralement probl\u00e9matique en ce sens qu\u2019elle laisse la place \u00e0 un \u00ab\u00a0savoir\u00a0\u00bb pr\u00e9tendu, \u00e0 des croyances non reconnues, \u00e0 des complications inutiles et donc \u00e0 la souffrance. On ignore surtout \u00e0 quel point on se prend pour ce que l\u2019on n\u2019est pas. Cela seul fait tr\u00e8s mal, ce que l\u2019on ignore tout autant\u00a0! Et pour que puisse subsister le \u00ab\u00a0moi pensant\u00a0\u00bb, l\u2019ego, il faut absolument OUBLIER ce que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 vu, reconnu, parce que l\u2019avoir \u00e0 l\u2019esprit \u00e9carte le \u00ab\u00a0moi pensant\u00a0\u00bb, l\u2019ego\u2026\u2028\u2028Prenons un exemple d\u2019oubli tr\u00e8s d\u00e9terminant. Quand on souffre, quand on est mal, on est positionn\u00e9 comme si l\u2019on \u00e9tait une chose tr\u00e8s limit\u00e9e, un \u00ab\u00a0tas plus ou moins gros de d\u00e9tritus \u00e9motionnels\u00a0\u00bb ou encore un \u00ab\u00a0subisseur d\u00e9muni\u00a0\u00bb, voire une \u00ab\u00a0pauvre victime\u00a0\u00bb. Oh, en souffrant, on ne plaquera sur soi aucune de ces formules, mais on devrait pouvoir au moins reconna\u00eetre que l\u2019on est bien alors positionn\u00e9 comme si l\u2019on subissait son sort du moment. \u00c0 part l\u2019habitude, a-t-on pour cela une bonne raison, une raison v\u00e9rifiable\u00a0? Pr\u00e9cisons au besoin que les effets de notre positionnement ne constituent pas une raison pour le justifier, ce qui serait d\u2019ailleurs absurde\u00a0!\u2028\u2028Or, il n\u2019est pourtant pas exclu que l\u2019on ait d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu le contraire de ce v\u00e9cu souffrant ou qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement absent. Il s\u2019agit d\u2019une autre r\u00e9alit\u00e9\u00a0: ce que nous sommes est vaste, immense, en fait illimit\u00e9, d\u2019une puissance incroyable. C\u2019est quelque chose \u00e0 ressentir et donc \u00e0 reconna\u00eetre sans conditions. On ne met aucune condition pour se vivre comme \u00ab\u00a0subisseur\u00a0\u00bb, ce que l\u2019on fait certes depuis toujours. Et si l\u2019on a effectivement d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9 cette pr\u00e9sence immense et puissante, c\u2019est ce que l\u2019on oublie pour faire place \u00e0 l\u2019ego, au \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9 et subisseur\u00a0\u00bb.\u2028\u2028De m\u00eame que l\u2019on r\u00e9siste \u00e0 envisager le meilleur, envisageant le pire sans vergogne, de m\u00eame on r\u00e9siste \u00e0 se reconna\u00eetre comme immense et puissant tout en s\u2019\u00e9prouvant sans questions comme limit\u00e9 et m\u00eame parfois comme moins que rien. Pourtant, on a d\u00e9j\u00e0 connu ces deux r\u00e9alit\u00e9s. Et m\u00eame si on les a \u00e9galement reconnues, c\u2019est ce que l\u2019on s\u2019empresse d\u2019oublier, histoire de permettre la souffrance ou les d\u00e9lectations moroses du \u00ab\u00a0moi s\u00e9par\u00e9\u00a0\u00bb, de la \u00ab\u00a0petite unit\u00e9 personnelle\u00a0\u00bb.\u2028\u2028Notons une autre circonstance o\u00f9 se manifestent \u00e0 la fois l\u2019oubli et l\u2019ignorance. Sur une voie lib\u00e9ratrice digne de ce nom, on se d\u00e9sidentifie doucement du \u00ab\u00a0moi pensant\u00a0\u00bb et la souffrance se fait moins prenante, moins fr\u00e9quente, et ses crises durent de moins en moins longtemps. Si l\u2019on savait cela ou si l\u2019on ne l\u2019oubliait pas, la lib\u00e9ration se ferait de fa\u00e7on encore plus forte, plus rapide, plus efficace. Par exemple, on peut d\u00e9plorer de ne pas vivre une chose ou une autre, m\u00eame si, en r\u00e9alit\u00e9, on la vit de plus en plus ou plus que jamais. Ne pas reconna\u00eetre le bon que l\u2019on vit revient \u00e0 le repousser ou \u00e0 passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<br \/>\n\u2022 L. \u2013 Je peux voir et envisager tout \u00e7a, mais quoi qu\u2019il en soit, je voudrais surtout ne plus souffrir, ne plus me voir r\u00e9agir comme je r\u00e9agis, ne plus d\u00e9marrer au quart de tour ou ne plus rester insatisfait, ne pouvant jamais demeurer en paix de fa\u00e7on durable. Oh, je peux imaginer que la connaissance int\u00e9gr\u00e9e de tout ce qui a \u00e9t\u00e9 dit jusque-l\u00e0 puisse doucement contribuer \u00e0 une lib\u00e9ration\u00a0! Mais n\u2019y a-t-il pas un \u00ab\u00a0truc\u00a0\u00bb pour acc\u00e9l\u00e9rer le processus\u00a0?<br \/>\n\u2022 S. \u2013 Ah, tu reconnais d\u00e9j\u00e0 ta tendance \u00e0 r\u00e9agir, tendance qui est commun\u00e9ment la n\u00f4tre, mais que peu de gens sont \u00e0 m\u00eame de reconna\u00eetre\u00a0! Sache que c\u2019est un excellent point de d\u00e9part, si tu ne revendiques pas ta r\u00e9action ou si tu ne la consid\u00e8res pas comme une attitude tout \u00e0 fait naturelle. Au lieu d\u2019\u00eatre positivement interpell\u00e9s par le fait que beaucoup ne r\u00e9agissent pas comme eux, certains les jugent comme na\u00effs, anormaux ou compl\u00e8tement \u00ab\u00a0azimut\u00e9s\u00a0\u00bb\u00a0! Ceux-l\u00e0 m\u00e9connaissent bien s\u00fbr la projection.\u2028\u2028D\u2019abord, tu dis que tu voudrais ne plus souffrir. Permets-moi de te dire illico qu\u2019\u00e0 la fois, c\u2019est vain et faux\u00a0!\u2028Vain, parce que vouloir une chose qui ne se r\u00e9alise pas ou qui tarde \u00e0 se r\u00e9aliser implique de la r\u00e9sistance. Et persiste ce \u00e0 quoi l\u2019on r\u00e9siste. De plus, comme le dit \u00c9ric Baret, \u00ab\u00a0Tenter, vouloir quelque chose s\u00e9pare. \u00c0 l\u2019inverse, \u00eatre libre de toute d\u00e9marche est accueil, disponibilit\u00e9, non-s\u00e9paration.\u00a0\u00bb. \u00c9ric Baret ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Vouloir est un sacril\u00e8ge\u00a0\u00bb. Vouloir (quoi que ce soit) est toujours probl\u00e9matique.<br \/>\n\u2022 Faux, parce qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9, nous l\u2019avons vu, nous sommes tous attach\u00e9s \u00e0 notre souffrance. Quand on \u00ab\u00a0veut\u00a0\u00bb quoi que ce soit de fa\u00e7on tr\u00e8s r\u00e9elle, on passe simultan\u00e9ment \u00e0 l\u2019action, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas qu\u2019on le veut, on est d\u2019accord pour le vivre, tout \u00e0 fait disposer \u00e0 agir dans ce sens\u2026\u2028Manifestement, tu n\u2019as encore rien fait pour arr\u00eater de souffrir\u00a0: tu ne dis m\u00eame pas que tu le veux, mais que tu le voudrais\u00a0! Au mieux, tu veux y penser, en r\u00eaver\u00a0; tu veux le vouloir, tu veux vouloir\u00a0!\u2028\u2028Sois tr\u00e8s honn\u00eate envers toi-m\u00eame (non pas envers moi) et reconnais bien, en effet, que tu n\u2019as jamais rien fait, au moins de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re, pour arr\u00eater ou tenter d\u2019arr\u00eater de \u00ab\u00a0souffrir\u00a0\u00bb, pour faire une diff\u00e9rence appr\u00e9ciable dans ta vie. Or, tu me demandes aussi un premier \u00ab\u00a0truc\u00a0\u00bb, alors je vais t\u2019en proposer un et m\u00eame de nombreux (tu auras l\u2019embarras du choix\u00a0!). \u00c0 mesure que tu en utiliseras m\u00eame un seul, la souffrance diminuera en proportion. N\u2019envisage pas tous ces trucs comme des \u00e9tapes \u00e0 suivre. Selon les moments, les circonstances, l\u2019un ou l\u2019autre pourrait t\u2019attirer ou te convenir davantage. Par ailleurs, ne te soucie pas de la redondance apparente, tu as mieux \u00e0 faire\u00a0! Et il est bien des choses qui ne nous seront jamais suffisamment r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.\u2028\u2028J\u2019ai dit que tu n\u2019as rien fait pour arr\u00eater de souffrir, mais ce n\u2019est qu\u2019une fa\u00e7on de parler, parce que pour arr\u00eater de souffrir, il n\u2019est rien que nous ayons \u00e0 faire. Bien au contraire, il nous faudrait surtout arr\u00eater de faire ce que nous faisons. Nous faisons mille choses qui contribuent \u00e0 notre mal de vivre. Nous ne cessons de les faire que lorsque nous reconnaissons vraiment que nous les faisons. Ce que nous \u00ab\u00a0faisons\u00a0\u00bb \u00e0 notre d\u00e9triment se manifeste psychiquement \u00e0 tous les instants de notre existence, donc m\u00eame \u00ab\u00a0ici et maintenant\u00a0\u00bb\u00a0!<br \/>\n\u2022 1. LE CONTENU DE LA SOUFFRANCE-. Quand tu es dans une forme de r\u00e9action, avec un certain malaise, bref de la \u00ab\u00a0souffrance\u00a0\u00bb, observe-le bien, divers \u00ab\u00a0ingr\u00e9dients\u00a0\u00bb sont impliqu\u00e9s\u00a0: un conditionnement \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, un souvenir ou une situation \u00e9ventuelle, ce que tu en penses, beaucoup de pens\u00e9es rebattues, le sentiment puissant d\u2019\u00eatre concern\u00e9, de la r\u00e9sistance et\/ou de l\u2019attachement, du vouloir et du non-vouloir, une impression forte de s\u00e9rieux ou d\u2019importance, une indisponibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019observation, \u00e0 une remise en question\u2026 \u00c0 l\u2019occasion, reconnais l\u2019un ou l\u2019autre de ces ingr\u00e9dients et vois ce qui se passe\u00a0!<br \/>\n\u2022 LE D\u00c9NI, QUI N\u2019EST PAS TOUJOURS TOTAL-. Il est \u00e9vident que le d\u00e9ni du douloureux en soi suffit \u00e0 perp\u00e9tuer de la souffrance, d\u2019o\u00f9 l\u2019invitation r\u00e9it\u00e9r\u00e9e \u00e0 le reconna\u00eetre, \u00e0 l\u2019honorer. Or, nous ne m\u00e9connaissons pas forc\u00e9ment certains v\u00e9cus \u00e9prouvants, mais il en est que nous pouvons \u00e0 tort banaliser, minimiser, enjoliver, justifier, voire consid\u00e9rer comme \u00e9tant la gr\u00e2ce de certaines dispositions parfois suspectes\u00a0: \u00ab\u00a0Oui, mes parents ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s durs avec moi, mais cela m\u2019a forg\u00e9 le caract\u00e8re\u00a0!\u00a0\u00bb Quoi qu\u2019il en soit, tu n\u2019as nul besoin d\u2019un caract\u00e8re forg\u00e9\u2026 Nous retrouvons ici le besoin de nous d\u00e9tacher de notre conditionnement identificatoire\u00a0: \u00ab\u00a0Un caract\u00e8re forg\u00e9 est un caract\u00e8re conditionn\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 LES FAUX REM\u00c8DES-. Au lieu de consid\u00e9rer attentivement ce qui cause ta souffrance, quand tu es mal, tu t\u2019empresses au mieux de trouver un rem\u00e8de, une solution, en fait une compensation. Au passage, tu aurais d\u00e9j\u00e0 d\u00fb depuis longtemps te rendre compte qu\u2019aucune de tes solutions n\u2019\u00e9tait efficace, voire qu\u2019elle ne faisait qu\u2019empirer chaque circonstance concern\u00e9e, en repousser des effets toujours plus gros. Ces textes consacr\u00e9s \u00e0 la souffrance te donnent amplement de quoi d\u00e9couvrir la \u00ab\u00a0fabrique de souffrance\u00a0\u00bb. \u00c0 quel degr\u00e9 es-tu dispos\u00e9 \u00e0 voir ce qui te fait mal, comment tu te fais mal\u00a0?<br \/>\n\u2022 LE PENSER CR\u00c9DIBILIS\u00c9-. Cesse de te laisser poss\u00e9der par ton mental, par le penser incongru et intempestif. En fait, ne cherche pas (forc\u00e9ment) \u00e0 ne plus penser, ni m\u00eame \u00e0 penser moins, mais permets-toi, le plus souvent possible, de juste observer les pens\u00e9es qui passent ou renonce \u00e0 leur accorder le cr\u00e9dit habituel. \u00c7a pense comme \u00e7a pense, rien ne t\u2019oblige \u00e0 y croire\u00a0! Sans le cr\u00e9dit accord\u00e9 aux pens\u00e9es, la souffrance ne peut pas tenir longtemps, ne peut m\u00eame pas tenir du tout.<br \/>\n\u2022 LE PENSER D\u00c9CULPABILISATEUR-. Admets que \u00e7a t\u2019arrange bien de penser ce que tu penses et que c\u2019est pourquoi tu y tiens tant, y accordes autant cr\u00e9dit, ne pouvant pas, d\u00e8s lors, envisager de le l\u00e2cher\u00a0! En principe, tu ne devrais m\u00eame pas pouvoir admettre cela car tu t\u2019en sentirais bien trop honteux et\/ou coupable. Penser ce que tu penses t\u2019arrange, parce que \u00e7a justifie quelque chose, parce que \u00e7a te fait pr\u00e9cis\u00e9ment oublier ton sentiment effroyable de culpabilit\u00e9. Il te reste \u00e0 d\u00e9couvrir qu\u2019il est \u00e0 la base infond\u00e9, irrationnel. Il repr\u00e9sente cependant une calamit\u00e9.<br \/>\n\u2022 DES COMPORTEMENTS AUTODESTRUCTEURS-. Il n\u2019est pas exclu que ton sentiment irrationnel de culpabilit\u00e9 te pousse \u00e0 te comporter \u00e0 l\u2019occasion de fa\u00e7on dommageable. Dans ce cas, permets-toi de le reconna\u00eetre, toujours et encore sans rien en penser. Pour t\u2019aider dans ce sens, sache que ce qui est\u2026 est, que personne n\u2019y peut rien, que l\u2019on fait toujours du mieux que l\u2019on peut, toi y compris\u00a0! Tant que tu ne franchis pas ce cap, tu t\u2019enfonces plus profond\u00e9ment dans la souffrance.<br \/>\n\u2022 LE \u00ab\u00a0SE DIRE\u00a0\u00bb-. Reconnais-le, on passe le plus clair de son temps \u00e0 se dire des trucs, \u00e0 avoir un commentaire d\u2019abord silencieux sur tout et n\u2019importe quoi. Une attention tranquille \u00e0 ce que l\u2019on se dit peut \u00eatre tr\u00e8s \u00e9difiante, mais on peut plus simplement reconna\u00eetre le seul \u00ab\u00a0se dire\u00a0\u00bb, la compulsion \u00e0 se dire, quoi que ce soit\u00a0! On peut consid\u00e9rer cette habitude ind\u00e9pendamment du fait que ce que l\u2019on se dit fait mal en g\u00e9n\u00e9ral. Ce point, la formule \u00ab\u00a0se dire\u00a0\u00bb permet de reconna\u00eetre mieux ou encore autrement notre penser en intrusion constante.<br \/>\n\u2022 LE PENSER IDENTIFICATOIRE-. Cesse de te prendre pour le \u00ab\u00a0penseur\u00a0\u00bb, pour celui qui pense ou, mieux encore, vois d\u2019abord et simplement que c\u2019est bien ce que tu fais, que c\u2019est bien ainsi que tu fonctionnes. En r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a pas de penseur, il n\u2019y a que des pens\u00e9es. Per\u00e7ois alors \u00e0 quel point tu te sens concern\u00e9 par les pens\u00e9es pourtant ind\u00e9pendantes, ainsi que par ce qui se passe, s\u2019est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 et pourrait se passer dans ton existence\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est moi\u00a0; \u00e7a arrive \u00e0 moi\u00a0; c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 moi\u00a0; c\u2019est \u00e0 cause de moi\u2026 Le d\u00e9tachement du \u00ab\u00a0moi je\u00a0\u00bb est corollairement celui du sentiment de honte et\/ou de culpabilit\u00e9. Le \u00ab\u00a0moi imaginaire\u00a0\u00bb est \u00e0 la base le v\u00e9hicule de la peur, de la honte et\/ou de la culpabilit\u00e9.<br \/>\n\u2022 LES BLESSURES DE L\u2019\u00c2ME-. Reconnais ton conditionnement, ta blessure principale, si tu as d\u00e9j\u00e0 reconnu \u00e0 quel point tu es effectivement conditionn\u00e9. Il est plus facile de se d\u00e9lester de ses vieux bagages quand on les voit en pleine lumi\u00e8re, quand on les extrait des combles. Et l\u00e0, il est question de regarder, d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute, de sentir, et non pas de faire d\u00e9rouler des histoires de fa\u00e7on exclusive et continue (ce que tout le monde fait longtemps). Pour t\u2019aider dans ce sens, consid\u00e8re justement les deux \u00ab\u00a0trucs\u00a0\u00bb suivants.<br \/>\n\u2022 LE RESSENTI DOULOUREUX HONOR\u00c9-. Remplace le penser obs\u00e9dant et toute autre r\u00e9action qui surgit par l\u2019observation pure et simple de ce que tu ressens. Tout au moins, sache cela comme une possibilit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Ah, \u00e7a pense \u00e0 nouveau\u00a0! Ah, je suis l\u00e0 dans la r\u00e9action\u00a0! Mais qu\u2019est-ce que je ressens, qu\u2019est-ce que j\u2019\u00e9prouve\u00a0? Comment est-ce que je me sens\u00a0?\u00a0\u00bb Il s\u2019agit d\u2019un ressenti douloureux, puisque tu es parti de la souffrance, et permets-le alors, reste un peu avec\u00a0! Ne le repousse plus, ni ne le retiens\u00a0! Laisse-le \u00e9voluer librement, sans autre intention ni attente\u00a0! N\u2019en pense rien\u00a0!<br \/>\n\u2022 LE DOULOUREUX SANS TUEURS-. Prends une douleur d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9e ou sinon une r\u00e9action et retire-lui ses deux \u00ab\u00a0tuteurs\u00a0\u00bb (qui sont aussi deux \u00ab\u00a0tueurs\u00a0\u00bb comme me l\u2019a sugg\u00e9r\u00e9 la faute de frappe que je n\u2019ai pas corrig\u00e9e)\u00a0: l\u2019un d\u2019eux \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 est le \u00ab\u00a0parce que\u00a0\u00bb, la cause que tu donnes, l\u2019histoire que tu te racontes\u00a0; \u00e0 l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9, c\u2019est le \u00ab\u00a0je souffrant\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0je imaginaire\u00a0\u00bb. Alors, tu vois la douleur ou la r\u00e9action qui flotte dans l\u2019air, dans la conscience, sans plus rien qui puisse la retenir. C\u2019est juste une vague ou un nuage qui passe\u2026 Un ressenti n\u2019a pas d\u2019histoire, sauf celle qu\u2019on lui donne.<br \/>\n\u2022 LES SENSATIONS CORPORELLES-. Si tu peux associer un ressenti douloureux \u00e0 des sensations corporelles suffisamment prononc\u00e9es, laisse-les \u00eatre dans une pleine \u00e9coute\u00a0; offre-leur un senti non intrusif, un regard qui ne projette rien\u00a0; laisse-les \u00e9voluer sans \u00ab\u00a0intervention\u00a0\u00bb ni attente. En toute circonstance, il est mieux d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent \u00e0 ce qui est, plut\u00f4t que de faire comme si \u00e7a n\u2019\u00e9tait pas, et si c\u2019est une douleur morale ou une tension corporelle, la pr\u00e9sence aimante op\u00e8re toujours de fa\u00e7on salvatrice.<br \/>\n\u2022 LE VOULOIR ET LE NON-VOULOIR-. Quand tu souffres, de quelque fa\u00e7on que ce soit, quand tu es dans la r\u00e9action, observe-le bien, il y a toujours quelque chose que tu veux ou que tu ne veux pas, de fa\u00e7on tr\u00e8s prononc\u00e9e. Quand on ne souffre pas, on veut encore, on reste dans le vouloir, mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 de la souffrance, de la souffrance ignor\u00e9e ou plus l\u00e9g\u00e8re. Je ne pense pas qu\u2019il puisse t\u2019\u00eatre difficile de reconna\u00eetre que vouloir ce qui n\u2019est pas et ne pas vouloir ce qui est, fait forc\u00e9ment mal. Pose-toi alors tranquillement cette question\u00a0: \u00ab\u00a0Comment me sentirais-je, ici et maintenant, s\u2019il n\u2019y avait strictement rien que je veuille, ni ne veuille pas\u00a0? Que se passe-t-il si j\u2019\u00e9limine \u2013 juste quelques instants \u2013 tout vouloir et tout non-vouloir\u00a0?\u00a0\u00bb\u2028\u2028Tu devrais pouvoir reconna\u00eetre une diff\u00e9rence appr\u00e9ciable, m\u00eame si elle est subtile\u00a0! Gangaji dit\u00a0: \u00ab\u00a0Si tu es dispos\u00e9 \u00e0 voir ce qui cause ta souffrance, alors tu es dispos\u00e9 \u00e0 tout changement\u00a0\u00bb. On ne cesse pas d\u2019agir quand on est libre du vouloir\u00a0; on fait quotidiennement mille choses qui ne sont pas pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es du vouloir obs\u00e9dant. Tu peux remplacer le mot \u00ab\u00a0vouloir\u00a0\u00bb par d\u00e9sirer, envier, exiger, revendiquer, esp\u00e9rer, fantasmer, attendre\u2026 Vouloir est toujours vain, une tension, la perp\u00e9tuation de l\u2019insatisfaction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 L\u2019AUTOFLAGELLATION- Ouvre-toi totalement \u00e0 cette autre r\u00e9alit\u00e9\u00a0: sache ou rappelle-toi que quand tu es mal, c\u2019est du mal que tu te fais. De m\u00eame que si TU TE suicides, c\u2019est ce que TU T\u2019infliges, de m\u00eame quand TU TE r\u00e9signes, quand TU TE r\u00e9voltes, quand TU TE morfonds, c\u2019est ce que TU TE fais. Que TU TE ronges les sangs ou les ongles, c\u2019est TOI qui TE le fais. Cela est juste un constat \u00e0 faire, non pas un reproche \u00e0 te faire. D\u2019ailleurs, quand TU TE laisses affecter par quelque circonstance que ce soit, c\u2019est comme un cadeau que TU TE fais pour te permettre t\u00f4t ou tard de reconna\u00eetre ce que tu nies ou le douloureux qui se niche encore en toi. N\u2019en pense rien, regarde, \u00e9coute, sent\u00a0! (Nous serons amen\u00e9s \u00e0 revenir sur ce point. Il est primordial.)<br \/>\n\u2022 L\u2019ATTACHEMENT \u00c0 LA SOUFFRANCE-. Une chose que tu dois savoir absolument et\/ou te rappeler\u00a0: la souffrance (\u00e9ventuelle) qui est l\u00e0 dans l\u2019instant n\u2019est pas plus r\u00e9elle que celle que tu as d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9e et dont tu ne pourrais m\u00eame pas te souvenir. Le seul rajout est\u2026 l\u2019attachement\u00a0! Laissons ce qui l\u2019explique, mais tu es attach\u00e9 \u00e0 la souffrance quand tu souffres. Quand tu peux reconna\u00eetre cet attachement, le sentir vraiment, tu as d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 le rel\u00e2cher en r\u00e9alit\u00e9. Permets cela\u00a0! \u00ab\u00a0Veux-tu que je t\u2019aide \u00e0 voir ce qui se cache derri\u00e8re tout \u00e7a\u00a0?\u00a0\u00bb, disais-je un jour \u00e0 un proche en souffrance, et lui de me r\u00e9pondre alors spontan\u00e9ment\u00a0: \u00ab\u00a0Non, je veux juste me plaindre\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\n\u2022 LA CULPABILIT\u00c9 REFOUL\u00c9E-. Sois honn\u00eate envers toi-m\u00eame\u00a0! Ne r\u00e9siste pas \u00e0 voir tes comportements dont, en ton fort int\u00e9rieur, tu n\u2019es pas fier\u00a0! Ils sont l\u2019effet de ta culpabilit\u00e9 projet\u00e9e et, sans reconna\u00eetre ces attitudes d\u00e9viantes, tu ne fais que l\u2019alimenter, que l\u2019empirer. Tu voudrais ne plus souffrir, tu ne peux donc pas faire l\u2019\u00e9conomie de cette mise en lumi\u00e8re. Pardonne-toi et l\u2019attitude plus appropri\u00e9e te viendra d\u2019elle-m\u00eame. Comme l\u2019ignorance, une attitude indigne ou non responsable peut \u00eatre le dernier obstacle au bien-\u00eatre. Tu te contraindras un jour \u00e0 retrouver ton int\u00e9grit\u00e9, pour ton bien-\u00eatre, que cela soit maintenant\u00a0!<br \/>\n\u2022 L\u2019AMOUR QUE NOUS SOMMES-. Rappelle-toi l\u2019amour, que l\u2019amour est forc\u00e9ment en toi puisque tu es amour. Sache-le sans rien forcer, sans rien vouloir. Vois juste au besoin et au passage que tu ne t\u2019aimes pas, sans le revendiquer. \u00c9coute ce que nous dit \u00c9ric Baret\u00a0: \u00ab\u00a0Aimer gu\u00e9rit, mais tant que je nie l\u2019amour en moi, les blessures ne peuvent pas cicatriser.\u00a0\u00bb. C\u2019est en sachant l\u2019amour que je te parle de souffrance et que j\u2019accueille la mienne.<br \/>\n\u2022 LE MOI ATTACH\u00c9 ET FORC\u00c9MENT S\u00c9PARATEUR-. Vois comment et combien tu te prends pour ce que tu n\u2019es pas, tu restes identifi\u00e9 au personnage de ton histoire existentielle. Si tu vois que tu y es attach\u00e9, \u00e7a le fait\u00a0! L\u2019identification est un attachement qui est aussi une s\u00e9paration. Vois que cette identification est puissante, que personne ne la consid\u00e8re, ni m\u00eame toi, et qu\u2019elle peut donc faire ta souffrance \u00ab\u00a0en toute impunit\u00e9\u00a0\u00bb. Vois cela et le reste en t\u2019en amusant si possible, en tout cas sans rien en penser\u00a0!<br \/>\n\u2022 LA R\u00c9ALIT\u00c9 AIMANTE ET ILLIMIT\u00c9E QUE NOUS SOMMES-. Puisqu\u2019une forme de souffrance est l\u00e0, plus ou moins virulente, soit tu ignores encore, soit tu as de nouveau oubli\u00e9 que tu es la Pr\u00e9sence en quoi elle appara\u00eet, va aussi dispara\u00eetre, et que cette Pr\u00e9sence est \u00ab\u00a0incroyablement immense et puissante\u00a0\u00bb, qu\u2019elle est bont\u00e9 et douceur, qu\u2019elle est paix et amour. Il est des instants o\u00f9 ce rappel est lui-m\u00eame tr\u00e8s puissant, ce qui peut ne pas \u00eatre le cas pour toi dans l\u2019instant. Un des autres \u00ab\u00a0trucs\u00a0\u00bb explor\u00e9 t\u2019y disposera.<br \/>\n\u2022 UNE REFORMULATION PERSONNELLE-. Prends le paragraphe qui te pla\u00eet, t\u2019attire le plus, et reformule-le (r\u00e9\u00e9cris-le) \u00e0 ta mani\u00e8re, non pas pour y placer ce que tu en penses, que ce soit pertinent ou non, mais pour y ajouter ce que tu vois et qui n\u2019est pas dit ici. Chaque invitation est cens\u00e9e t\u2019amener bien plus loin que les mots. Il s\u2019agit de ton exp\u00e9rience, de ton exploration, de ta libert\u00e9, de ta vision\u2026 Ch\u00e9ris toute perc\u00e9e, appr\u00e9cie-la, m\u00eame si elle est subtile. Ce qui est aim\u00e9 cro\u00eet.<br \/>\n\u2022 LA VULN\u00c9RABILIT\u00c9 PERMISE-. Arr\u00eate-toi sur le paragraphe qui pourrait te \u00ab\u00a0perturber\u00a0\u00bb ou te d\u00e9plaire le plus. L\u00e0 encore, ne te laisse pas prendre par ce que tu en penses, mais reconnais ce que tu ressens. Il n\u2019est pas de ressenti pr\u00e9sent, accueilli dans une \u00e9coute gratuite, qui ne cause pas un effet lib\u00e9rateur. Une r\u00e9sistance pourrait \u00eatre concern\u00e9e. Qu\u2019elle soit alors reconnue\u00a0! C\u2019est un art, un bel art, que de pr\u00e9f\u00e9rer son ressenti \u00e0 son penser, et il est plus accessible que d\u2019aucuns le croient.<br \/>\n\u2022 L\u2019ABANDON TOTAL \u00c0 CE QUI EST-. Offre-toi un (nouveau) bref moment d\u2019\u00eatre sans intention, sans attente, sans demande, sans r\u00e9sistance, dans le total \u00ab\u00a0laisser-\u00eatre\u00a0\u00bb de ce qui est, y compris un mal-\u00eatre. Juste une fois ou une nouvelle fois, abandonne-toi \u00e0 la possibilit\u00e9 de juste \u00eatre, de manifester exclusivement ta vraie et profonde nature. \u00c9ric Baret dit\u00a0: \u00ab\u00a0\u00catre un instant sans demande, sans attente, est la chose la plus simple qui soit. Cela vous lie avec tous les \u00eatres, tous les mondes. L\u00e0, il y a symbiose\u00a0\u00bb. Ne discute pas les mots, invite-toi \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience\u00a0!&#8230;<br \/>\n\u2022 LES \u00c9LANS D\u00c9DAIGN\u00c9S-. En lien \u00e0 ce que tu d\u00e9plores, vois s\u2019il n\u2019y aurait pas quelque chose que tu pourrais faire et que tu ne fais pas, une d\u00e9cision que tu ne prends pas, une attitude pour toi ajust\u00e9e que tu n\u2019adoptes pas. Accepter v\u00e9ritablement ce qui est, c\u2019est accepter de m\u00eame un \u00e9lan qui pourrait bien te disposer \u00e0 faire un choix auquel tu r\u00e9sistes sans m\u00eame y pr\u00eater attention. Pour arr\u00eater de souffrir, la r\u00e9sistance et la non-\u00e9coute de ses \u00e9lans sont des attitudes \u00e0 abandonner (ce qu\u2019il faut cesser de faire).<br \/>\n\u2022 LA DEMANDE D\u2019AIDE-. Le dernier truc\u00a0: j\u2019aurais du mal \u00e0 croire qu\u2019aucun de ces paragraphes ne contienne quelque chose qui puisse repr\u00e9senter pour toi une aide. Or, \u00e0 propos d\u2019aide, n\u2019ignore ou ne n\u00e9glige pas qu\u2019elle peut se demander. Vois les d\u00e9penses que tu fais, pour rien, et ce que tu ne fais pas, pour toi\u00a0! Cela peut faire aussi l\u2019objet d\u2019une pri\u00e8re, si la pri\u00e8re t\u2019est famili\u00e8re. La vraie pri\u00e8re n\u2019est pas une demande ordinaire, \u00e9go\u00efste, mais le rappel conscient, pleinement ressenti, qu\u2019il n\u2019y a pas de s\u00e9paration, que l\u2019amour transforme, lib\u00e8re, gu\u00e9rit, et \u00e0 quoi tu peux simplement t\u2019en remettre. Et tu peux donner le nom que tu veux \u00e0 cet Amour invoqu\u00e9 et qui est aussi ce que tu es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mois prochain, nous verrons ce que le \u00ab\u00a0lecteur\u00a0\u00bb fait ou peut faire de tout cela. Il a pu se sentir submerg\u00e9, je compatis\u00a0! Vous avez un mois pour trouver dans ces pages et dans celles qui les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es depuis le 1er janvier de quoi en faire une autoinvitation et pour la suivre alors, afin que votre propre exp\u00e9rience devienne votre chemin. Ne croyez rien de ce que je vous raconte, allez voir par vous-m\u00eame\u00a0! (\u00c0 suivre)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2022 Notre regard maintenu sur la souffrance est une occasion suppl\u00e9mentaire d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0sciemment\u00a0\u00bb ce qui ne souffre pas, ce que nous sommes en essence, ce que nous sommes maintenant, ce que nous ne pouvons pas ne pas \u00eatre\u2026<br \/>\n(Contrairement \u00e0 ce que j\u2019ai annonc\u00e9 sur Facebook et Twitter, c\u2019est la chronique du mois de juin qui montrera beaucoup plus nettement que l\u2019on s\u2019inflige soi-m\u00eame ce que l\u2019on d\u00e9plore, m\u00eame si c\u2019est d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9 ici ou l\u00e0 dans ces textes d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la souffrance\u2026)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(En suppl\u00e9ment \u00e0 la pr\u00e9sente chronique sur la souffrance, vous pourriez tirer avantage \u00e0 lire ou m\u00eame \u00e0 relire les trois pr\u00e9c\u00e9dentes sur le m\u00eame th\u00e8me \u2013 janvier, f\u00e9vrier et mars 2019). \u2022 \u00ab\u00a0Il est possible de se rendre compte <span class=\"excerpt-dots\">&hellip;<\/span> <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/la-souffrance-4-x\/\"><span class=\"more-msg\">Lire la suite &rarr;<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_vertical_sharing heateor_sss_bottom_sharing' style='width:44px;left: -10px;top: 100px;-webkit-box-shadow:none;box-shadow:none;' data-heateor-sss-href='https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1002'><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a aria-label=\"Facebook\" class=\"heateor_sss_facebook\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"Facebook\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#0765FE;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path fill=\"#fff\" d=\"M28 16c0-6.627-5.373-12-12-12S4 9.373 4 16c0 5.628 3.875 10.35 9.101 11.647v-7.98h-2.474V16H13.1v-1.58c0-4.085 1.849-5.978 5.859-5.978.76 0 2.072.15 2.608.298v3.325c-.283-.03-.775-.045-1.386-.045-1.967 0-2.728.745-2.728 2.683V16h3.92l-.673 3.667h-3.247v8.245C23.395 27.195 28 22.135 28 16Z\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Twitter\" class=\"heateor_sss_button_twitter\" href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails&url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"Twitter\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_twitter\" style=\"background-color:#55acee;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -4 39 39\"><path d=\"M28 8.557a9.913 9.913 0 0 1-2.828.775 4.93 4.93 0 0 0 2.166-2.725 9.738 9.738 0 0 1-3.13 1.194 4.92 4.92 0 0 0-3.593-1.55 4.924 4.924 0 0 0-4.794 6.049c-4.09-.21-7.72-2.17-10.15-5.15a4.942 4.942 0 0 0-.665 2.477c0 1.71.87 3.214 2.19 4.1a4.968 4.968 0 0 1-2.23-.616v.06c0 2.39 1.7 4.38 3.952 4.83-.414.115-.85.174-1.297.174-.318 0-.626-.03-.928-.086a4.935 4.935 0 0 0 4.6 3.42 9.893 9.893 0 0 1-6.114 2.107c-.398 0-.79-.023-1.175-.068a13.953 13.953 0 0 0 7.55 2.213c9.056 0 14.01-7.507 14.01-14.013 0-.213-.005-.426-.015-.637.96-.695 1.795-1.56 2.455-2.55z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Reddit\" class=\"heateor_sss_button_reddit\" href=\"https:\/\/reddit.com\/submit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002&title=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails\" title=\"Reddit\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_reddit\" style=\"background-color:#ff5700;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-3.5 -3.5 39 39\"><path d=\"M28.543 15.774a2.953 2.953 0 0 0-2.951-2.949 2.882 2.882 0 0 0-1.9.713 14.075 14.075 0 0 0-6.85-2.044l1.38-4.349 3.768.884a2.452 2.452 0 1 0 .24-1.176l-4.274-1a.6.6 0 0 0-.709.4l-1.659 5.224a14.314 14.314 0 0 0-7.316 2.029 2.908 2.908 0 0 0-1.872-.681 2.942 2.942 0 0 0-1.618 5.4 5.109 5.109 0 0 0-.062.765c0 4.158 5.037 7.541 11.229 7.541s11.22-3.383 11.22-7.541a5.2 5.2 0 0 0-.053-.706 2.963 2.963 0 0 0 1.427-2.51zm-18.008 1.88a1.753 1.753 0 0 1 1.73-1.74 1.73 1.73 0 0 1 1.709 1.74 1.709 1.709 0 0 1-1.709 1.711 1.733 1.733 0 0 1-1.73-1.711zm9.565 4.968a5.573 5.573 0 0 1-4.081 1.272h-.032a5.576 5.576 0 0 1-4.087-1.272.6.6 0 0 1 .844-.854 4.5 4.5 0 0 0 3.238.927h.032a4.5 4.5 0 0 0 3.237-.927.6.6 0 1 1 .844.854zm-.331-3.256a1.726 1.726 0 1 1 1.709-1.712 1.717 1.717 0 0 1-1.712 1.712z\" fill=\"#fff\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Linkedin\" class=\"heateor_sss_button_linkedin\" href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/sharing\/share-offsite\/?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"Linkedin\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_linkedin\" style=\"background-color:#0077b5;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"0 0 32 32\"><path d=\"M6.227 12.61h4.19v13.48h-4.19V12.61zm2.095-6.7a2.43 2.43 0 0 1 0 4.86c-1.344 0-2.428-1.09-2.428-2.43s1.084-2.43 2.428-2.43m4.72 6.7h4.02v1.84h.058c.56-1.058 1.927-2.176 3.965-2.176 4.238 0 5.02 2.792 5.02 6.42v7.395h-4.183v-6.56c0-1.564-.03-3.574-2.178-3.574-2.18 0-2.514 1.7-2.514 3.46v6.668h-4.187V12.61z\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Pinterest\" class=\"heateor_sss_button_pinterest\" href=\"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1002\" onclick=\"event.preventDefault();javascript:void( (function() {var e=document.createElement('script' );e.setAttribute('type','text\/javascript' );e.setAttribute('charset','UTF-8' );e.setAttribute('src','\/\/assets.pinterest.com\/js\/pinmarklet.js?r='+Math.random()*99999999);document.body.appendChild(e)})());\" title=\"Pinterest\" rel=\"noopener\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_pinterest\" style=\"background-color:#cc2329;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-2 -2 35 35\"><path fill=\"#fff\" d=\"M16.539 4.5c-6.277 0-9.442 4.5-9.442 8.253 0 2.272.86 4.293 2.705 5.046.303.125.574.005.662-.33.061-.231.205-.816.27-1.06.088-.331.053-.447-.191-.736-.532-.627-.873-1.439-.873-2.591 0-3.338 2.498-6.327 6.505-6.327 3.548 0 5.497 2.168 5.497 5.062 0 3.81-1.686 7.025-4.188 7.025-1.382 0-2.416-1.142-2.085-2.545.397-1.674 1.166-3.48 1.166-4.689 0-1.081-.581-1.983-1.782-1.983-1.413 0-2.548 1.462-2.548 3.419 0 1.247.421 2.091.421 2.091l-1.699 7.199c-.505 2.137-.076 4.755-.039 5.019.021.158.223.196.314.077.13-.17 1.813-2.247 2.384-4.324.162-.587.929-3.631.929-3.631.46.876 1.801 1.646 3.227 1.646 4.247 0 7.128-3.871 7.128-9.053.003-3.918-3.317-7.568-8.361-7.568z\"\/><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"MeWe\" class=\"heateor_sss_MeWe\" href=\"https:\/\/mewe.com\/share?link=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"MeWe\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#007da1;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-4 -3 38 38\"><g fill=\"#fff\"><path d=\"M9.636 10.427a1.22 1.22 0 1 1-2.44 0 1.22 1.22 0 1 1 2.44 0zM15.574 10.431a1.22 1.22 0 0 1-2.438 0 1.22 1.22 0 1 1 2.438 0zM22.592 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.443 0 1.221 1.221 0 0 1 2.443 0zM29.605 10.431a1.221 1.221 0 1 1-2.442 0 1.221 1.221 0 0 1 2.442 0zM3.605 13.772c0-.471.374-.859.859-.859h.18c.374 0 .624.194.789.457l2.935 4.597 2.95-4.611c.18-.291.43-.443.774-.443h.18c.485 0 .859.387.859.859v8.113a.843.843 0 0 1-.859.845.857.857 0 0 1-.845-.845V16.07l-2.366 3.559c-.18.276-.402.443-.72.443-.304 0-.526-.167-.706-.443l-2.354-3.53V21.9c0 .471-.374.83-.845.83a.815.815 0 0 1-.83-.83v-8.128h-.001zM14.396 14.055a.9.9 0 0 1-.069-.333c0-.471.402-.83.872-.83.415 0 .735.263.845.624l2.23 6.66 2.187-6.632c.139-.402.428-.678.859-.678h.124c.428 0 .735.278.859.678l2.187 6.632 2.23-6.675c.126-.346.415-.609.83-.609.457 0 .845.361.845.817a.96.96 0 0 1-.083.346l-2.867 8.032c-.152.43-.471.706-.887.706h-.165c-.415 0-.721-.263-.872-.706l-2.161-6.328-2.16 6.328c-.152.443-.47.706-.887.706h-.165c-.415 0-.72-.263-.887-.706l-2.865-8.032z\"><\/path><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Mix\" class=\"heateor_sss_button_mix\" href=\"https:\/\/mix.com\/mixit?url=https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"Mix\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg heateor_sss_s__default heateor_sss_s_mix\" style=\"background-color:#ff8226;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-7 -8 45 45\"><g fill=\"#fff\"><path opacity=\".8\" d=\"M27.87 4.125c-5.224 0-9.467 4.159-9.467 9.291v2.89c0-1.306 1.074-2.362 2.399-2.362s2.399 1.056 2.399 2.362v1.204c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V4.134c-.036-.009-.082-.009-.129-.009\"\/><path d=\"M4 4.125v12.94c2.566 0 4.668-1.973 4.807-4.465v-2.214c0-.065 0-.12.009-.176.093-1.213 1.13-2.177 2.39-2.177 1.325 0 2.399 1.056 2.399 2.362v9.226c0 1.306 1.074 2.353 2.399 2.353s2.399-1.056 2.399-2.353v-6.206c0-5.132 4.233-9.291 9.467-9.291H4z\"\/><path opacity=\".8\" d=\"M4 17.074v8.438c0 1.306 1.074 2.362 2.399 2.362s2.399-1.056 2.399-2.362V12.61C8.659 15.102 6.566 17.074 4 17.074\"\/><\/g><\/svg><\/span><\/a><a aria-label=\"Whatsapp\" class=\"heateor_sss_whatsapp\" href=\"https:\/\/api.whatsapp.com\/send?text=LE%20REGARD%20QUI%20TRANSFORME%20-%20Consultations%20en%20cabinet%2C%20par%20t%C3%A9l%C3%A9phone%20ou%20par%20e-mails%20https%3A%2F%2Fgeoffroyrobert.com%2Fwordpress%2Fwp-json%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F1002\" title=\"Whatsapp\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" style=\"font-size:32px!important;box-shadow:none;display:inline-block;vertical-align:middle\"><span class=\"heateor_sss_svg\" style=\"background-color:#55eb4c;width:40px;height:40px;margin:0;display:inline-block;opacity:1;float:left;font-size:32px;box-shadow:none;display:inline-block;font-size:16px;padding:0 4px;vertical-align:middle;background-repeat:repeat;overflow:hidden;padding:0;cursor:pointer;box-sizing:content-box\"><svg style=\"display:block;\" focusable=\"false\" aria-hidden=\"true\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"100%\" height=\"100%\" viewBox=\"-6 -5 40 40\"><path class=\"heateor_sss_svg_stroke heateor_sss_no_fill\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\" d=\"M 11.579798566743314 24.396926207859085 A 10 10 0 1 0 6.808479557110079 20.73576436351046\"><\/path><path d=\"M 7 19 l -1 6 l 6 -1\" class=\"heateor_sss_no_fill heateor_sss_svg_stroke\" stroke=\"#fff\" stroke-width=\"2\" fill=\"none\"><\/path><path d=\"M 10 10 q -1 8 8 11 c 5 -1 0 -6 -1 -3 q -4 -3 -5 -5 c 4 -2 -1 -5 -1 -4\" fill=\"#fff\"><\/path><\/svg><\/span><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1002","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1002"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1002\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1004,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1002\/revisions\/1004"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/geoffroyrobert.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}